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75 % du réseau routier en mauvais état, selon le ministère des Travaux publics

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75 % du réseau routier en mauvais état, selon le ministère des Travaux publics
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Sur la base des critères et données récentes obtenues par le ministère des Travaux publics, le réseau routier du Cameroun est à 75% (91 404,7 km) dans un état médiocre ou mauvais, tandis que 25% de son linéaire (30 468,2 km) sont en bon ou moyen état. C’est ce que révèle le document sur la revue des projets routiers au trimestre de l’année qui sont évalués du 2 au 4 septembre 2025.

Selon les typologies de routes, les autoroutes sont en bon état sur tout leur linéaire (100%), les routes nationales sont en bon ou moyen état sur 69% de leur linéaire, avec 80 % pour la partie de routes bitumées en bon état, les routes régionales sont en bon ou moyen état sur 35% de leur linéaire, avec 67% pour la partie bitumée, tandis que les routes communales sont en bon ou moyen état sur seulement 18% de leur linéaire.

De manière globale, rapporte le document, l’état du réseau routier a connu une amélioration de seulement 5 points par rapport à l’année 2024. Ceci se justifie notamment par l’usure et la fatigue des couches de chaussée, les changements climatiques, l’incivisme des usagers ainsi que la faiblesse du tissu d’entreprises du BTP dont les capacités financière, technique, logistique et humaines sont limitées.

D’après le ministère des Travaux publics, 27 marchés ont été résiliés sur la période 2019-2024, et plusieurs autres clôturés à la demande des entreprises.

Pour remédier à la situation, une loi a été promulguée en avril 2022 portant protection du patrimoine routier, dans l’objectif d’accroitre la durabilité des infrastructures routières et de les préserver des dommages et de la détérioration par les usagers et les riverains.

Celle-ci vise également la mise en place d’un Fonds routier de deuxième génération dont la réorganisation est déjà effective à travers le décret du 10 juillet 2025, pour permettre une meilleure allocation des ressources destinées aux interventions sur le réseau routier.

Au 31 décembre 2024, le réseau routier du Cameroun affichait un linéaire de 121 873 km dont 10 576 km de routes bitumées et 111 297 km de routes en terre.

Sur le linéaire de 121 873 km, les autoroutes représentent 109 km, les routes nationales avec 9 387 km dont 5 945 km bitumés, soit 63,33%, les routes régionales, 13 842 km avec 1 722 km bitumés et les routes communales, 98 535 km avec 2 800 km bitumés.

Dès 2025, il est prévu le démarrage des travaux de 132 projets majeurs nouveaux, qui couvrent un linéaire global de 2371,85 km correspondant à 882,15 km de routes à bitumer, 661,03 km de routes bitumées à réhabiliter et 828,67 km de routes à entretenir d’ici 2027.

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Paris sportifs au Cameroun : flou sur les opérateurs agréés, mystère sur les recettes fiscales collectées

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Paris sportifs au Cameroun : flou sur les opérateurs agréés, mystère sur les recettes fiscales collectées
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun dispose d’un dispositif fiscal encadrant les paris sportifs, mais les données publiques recensées dans une étude publiée en octobre 2026 ne permettent pas de déterminer combien cette activité rapporte effectivement aux finances publiques. Dans sonBaromètre des paris sportifs en Afrique francophone, AfriBallon indique n’avoir retrouvé ni chiffre d’affaires consolidé du secteur, ni montant officiel vérifiable des recettes fiscales collectées auprès des opérateurs. Le nombre exact d’entreprises disposant d’une autorisation valide reste également difficile à établir.

AfriBallon est un site d’information consacré au football et aux paris sportifs, qui publie également des comparateurs d’offres de bookmakers. Édité par LLAO LLAO LTD, une société établie à Maurice, il indique percevoir des commissions d’affiliation de certains opérateurs. Son baromètre compare les dispositifs de régulation et les données économiques disponibles au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Il s’agit d’une étude documentaire, fondée sur des sources consultées le 9 octobre 2026, et non d’une enquête de terrain.

Au Cameroun, les entreprises exploitant des jeux de divertissement, d’argent et de hasard sous les régimes de la concession ou de l’autorisation sont soumises à une redevance annuelle de 2 % de leur chiffre d’affaires hors taxes. Depuis la réforme de la fiscalité locale de décembre 2024, son recouvrement relève de la Direction générale des impôts (DGI).

La loi de finances 2026 a clarifié cette compétence en confiant exclusivement aux services fiscaux de l’État le recouvrement de la redevance. L’article C 132 du Code général des impôts prévoit désormais une déclaration et un paiement trimestriels, dans les quinze jours suivant la fin de chaque trimestre, sur la base du chiffre d’affaires réalisé. Une partie du produit de cette redevance est affectée aux Régions, par l’intermédiaire du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM).

Des droits d’autorisation pouvant atteindre 300 millions de FCFA

La fiscalité du secteur comprend également des droits d’entrée et de renouvellement des titres d’exploitation. La loi de finances 2025 a fixé ces droits à 300 millions de FCFA pour les jeux en ligne. Le tarif est différent pour les paris relevant des concessions de types A et B, dont les droits sont respectivement fixés à 10 millions et 5 millions de FCFA.

Les transactions financières associées aux jeux sont également taxées. Depuis 2025, les transferts et retraits d’argent réalisés via les plateformes électroniques de jeux de hasard et de divertissement sont soumis à une taxe de 1 %, contre 0,2 % pour les opérations relevant du taux de droit commun. Un droit spécifique de 4 FCFA par transaction s’ajoute au prélèvement proportionnel. Son champ d’application dépasse toutefois les seuls jeux d’argent.

Ces dispositions identifient plusieurs sources de recettes publiques, sans permettre d’en mesurer le rendement. Les documents recensés par AfriBallon ne précisent ni les montants effectivement recouvrés auprès des opérateurs de paris sportifs, ni le nombre d’entreprises ayant acquitté les droits d’autorisation. La redevance annuelle de 2 % couvre en outre plusieurs catégories de jeux. Même si son produit global était publié, une ventilation serait nécessaire pour isoler la contribution des paris sportifs.

L’absence de données consolidées dans les documents examinés ne signifie pas que l’administration fiscale ne possède pas ces informations. Elle empêche cependant de mesurer, à partir de ces seules sources publiques, le poids économique de l’activité et sa contribution effective aux recettes publiques.

Aucun registre public des opérateurs retrouvé au Cameroun

La comparaison avec la Côte d’Ivoire et le Sénégal fait apparaître une autre différence : la disponibilité des informations sur les entreprises autorisées à exercer.

En Côte d’Ivoire, l’Autorité de régulation des jeux de hasard (ARJH) recensait 17 opérateurs privés agréés sur une liste consultée par AfriBallon le 9 octobre 2026. Au Sénégal, la Loterie nationale sénégalaise (LONASE) a rendu publique, le 30 juin 2026, une liste de 17 plateformes de jeux en ligne autorisées. Ces décomptes ne couvrent toutefois pas exactement le même périmètre : le premier concerne des opérateurs privés, le second des plateformes.

Au Cameroun, les autorisations d’exploitation sont délivrées par le ministère de l’Administration territoriale (MINAT). Pourtant, AfriBallon indique n’avoir retrouvé aucun registre public équivalent sur le site de cette administration. Les chiffres relayés dans la presse sur le nombre de bookmakers actifs ne permettent pas de déterminer combien disposent effectivement d’une autorisation en cours de validité.

L’existence d’autorisations individuelles est néanmoins documentée par certains opérateurs. Dans ses conditions générales actualisées le 14 octobre 2026, Betclic Cameroun déclare avoir obtenu, le 28 avril 2026, l’autorisation ministérielle n°000059/A/MINAT/SG/DAP/SDLP/SJ/ pour proposer des jeux en ligne sur le territoire camerounais.

Cette référence publiée par l’entreprise ne constitue toutefois pas une confirmation administrative indépendante et ne permet pas de reconstituer la liste complète des opérateurs agréés. Pour établir les recettes fiscales effectivement générées par les paris sportifs, deux informations restent notamment nécessaires : le nombre d’autorisations en cours de validité, détenu par le MINAT, et la ventilation des prélèvements effectivement recouvrés, relevant des administrations fiscales et financières compétentes.

Baudouin Enama

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