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Selon la CONAC, le MINAT refuse de coopérer à la lutte contre la corruption

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Selon la CONAC, le MINAT refuse de coopérer à la lutte contre la corruption
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La commission anti-corruption (CONAC) a, pour la deuxième année consécutive, critiqué le ministère de l’Administration territoriale (MINAT), dirigé par Paul Atanga Nji, pour son refus de coopérer à la lutte contre la corruption.

Le MINAT fait partie des cinq ministères ayant refusé de soumettre leurs rapports anti-corruption en 2024. Parmi les autres, on compte le ministère de la Communication, le ministère des Ressources en eau et de l’Énergie, le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, et le ministère des Transports.

Le président de la CONAC, le révérend Dieudonné Massi Gams, a publié le rapport anti-corruption 2024 le 27 août à Yaoundé, constatant la non-conformité persistante de plusieurs ministères.

Le MINAT, qui a sanctionné cinq organisations non gouvernementales l’année dernière pour malversations financières, a étonnamnamment refusé de collaborer avec l’organisme national de lutte contre la corruption.

Le rapport anti-corruption 2024, récemment publié, est structuré en trois parties : prévention de la corruption, sanctions pour pratiques de corruption et recouvrement des avoirs grâce à la collaboration institutionnelle.

La CONAC a indiqué avoir reçu 10 520 dénonciations en 2024, soit une augmentation de 39,37 % par rapport aux 7 548 de 2023.

Ces plaintes ont fait état d’abus de pouvoir, de retards injustifiés dans le traitement des dossiers, de contrôles arbitraires, de trafic d’influence et de détournement de biens publics, autant de problèmes qui ont contribué à la frustration et aux tensions de la population.

Les pertes financières pour l’État et les entités publiques ont été estimées à 1,448 milliard de FCFA. Le rapport a fait état de sanctions à l’encontre de 298 fonctionnaires, allant de l’avertissement au licenciement, l’absentéisme étant un problème fréquent, conformément aux conclusions de 2023.

Par ailleurs, 14 fonctionnaires ont été condamnés à des amendes totalisant 34,615 millions de FCFA. Dans le secteur de l’éducation, 227 élèves pris en flagrant délit de tricherie ont été suspendus temporairement des examens par le ministre de l’Enseignement secondaire.

Dans le domaine des marchés publics, 216 entreprises ont été exclues pour abandon de projets ou défaut de livraison de marchandises, tandis que 14 entreprises d’exploitation forestière ont été suspendues par le ministre des Forêts et de la Faune pour non-respect de la réglementation.

Au total, les enquêtes menées par la CONAC et d’autres organismes ont estimé les pertes financières totales à 4,061 milliards de FCFA en 2024, en forte baisse par rapport aux 114,035 milliards de FCFA de 2023.

Les opérations de recouvrement d’avoirs menées par le Tribunal pénal spécial et la Société camerounaise de recouvrement des créances ont permis de récolter 8,496 milliards de FCFA, dont 334,275 millions de FCFA issus de 12 procédures judiciaires et 5,293 milliards de FCFA recouvrés par l’agence de recouvrement.

La CONAC a également signalé que l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) n’avait pas soumis son rapport d’activité sur la lutte contre le blanchiment d’argent, mettant ainsi en évidence les lacunes de la coopération institutionnelle.

La cérémonie a souligné l’urgence de s’attaquer à la corruption systémique, avec des appels à une plus grande responsabilité pour atténuer les impacts économiques et sociaux décrits dans le rapport.

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Malabo menace Paris : crise diplomatique en cours

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Malabo menace Paris : crise diplomatique en cours
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Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé.

Malabo menace Paris d’une rupture totale de ses relations diplomatiques. Cette crise fait suite à la publication d’un appel d’offres pour la mise aux enchères de l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris, qui sert de représentation diplomatique à la Guinée équatoriale.

Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a dénoncé une décision « unilatérale et hostile », incompatible avec les principes qui doivent régir les relations entre États souverains.

La réciprocité et le droit international

Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé. Le gouvernement équato-guinéen affirme ne reconnaître ni la légalité ni les effets de cette vente et rappelle que les relations diplomatiques doivent reposer sur le respect mutuel, la réciprocité et le droit international, et non sur des décisions administratives imposées par un État au détriment d’un autre.

L’État français a enclenché la mise aux enchères de ce somptueux hôtel particulier. La première phase (clôture des offres) a été lancée pour évaluer la solidité financière des candidats, la seconde phase étant prévue pour la rentrée.

La justice française

Cet actif immobilier est au cœur de l’affaire dite des « biens mal acquis ». La justice française a définitivement confisqué ce bâtiment lié à la famille Obiang, et une loi française de 2021 prévoit que les avoirs confisqués dans ce type de dossier servent à financer des projets d’intérêt général pour la population locale.

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Biya et ses fils en lice

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Biya et ses fils en lice
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C’est une révélation du journal dit panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, datant du 22 juin 2026 : après Franck, un autre « fils » du président tisse sa toile et se prépare depuis des années à la succession de son père.

​Louis Paul Motaze est le cousin de Franck Biya, fils adoptif du président de la République. A en croire Albin Njilo, il « profiterait du volte-face » des élites du Sud qui, selon Jeune Afrique citant ses sources, ont fait remonter l’information au chef de l’État selon «laquelle elles n’étaient pas favorables à la candidature de Franck Biya». «Nul n’ignore le poids des élites du Sud dans l’administration publique camerounaise», clarifie le journaliste de Construire Ensemble.

​Directeur Général de la CNPS, puis ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire au sortir des ajustements, en passant par le Secrétariat Général de la Présidence de la République (SGPR) jusqu’aux Finances, il est, selon plusieurs observateurs, l’homme le plus puissant après le président Paul Biya en termes de réseau.

Batoufam

​«Il contrôle la presse — pour preuve, citez un seul média qui le critique —, il contrôle les médias télévisés et il est fortement connecté au milieu des affaires dans toutes les régions du pays, principalement à l’Ouest. Ses rapports avec les chefs traditionnels de l’Ouest sont stratégiques. Parmi ses pions figure le très charismatique Nayang Toukam Innocent, dont le leadership lui aura permis d’organiser sur son sol les rencontres des chefs traditionnels d’Afrique ; il reçoit d’ailleurs constamment des réunions sectorielles du gouverneur de la région de l’Ouest. Louis Paul Motaze l’a rencontré personnellement dans le palais royal de Batoufam il y a 5 ans, accompagné d’une délégation au sein de laquelle se trouvait l’homme d’affaires et patron de Biopharma. Ce chef a fait de Batoufam la 20 e destination d’eco tourisme au monde par l’Organisation Internationale du Tourisme Social», analyse Albin Njilo.

​Véritable stratège, les révélations de Jeune Afrique ne sont guère surprenantes : «il a su s’éloigner de l’homme d’affaires Amougou Belinga après le scandale lié à l’assassinat de Martinez Zogo. Le grand bien que l’on dit de lui, c’est qu’il n’est pas attaché au tribalisme, même dans son entourage intime. Il reste juste à questionner son bilan depuis 2007, date de son entrée dans le cockpit de l’avion Cameroun à travers le MINEPAT. Louis Paul Motaze a donc face à lui son cousin Franck Biya, le protégé de la première dame Oswald Baboke, si on s’en tient aux informations de Jeune Afrique, et Ferdinand Ngoh Ngoh qui, malgré ses bons points, est très peu généreux, contrairement à ce que laisse entendre l’entourage de Motaze. Quant à Franck Biya, il inspire, selon Jeune Afrique, une certaine froideur auprès de la jeunesse du Sud», conclut le journaliste de Construire Ensemble.

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Le Cameroun et la Turquie scellent un accord militaire et financier historique

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Sur très haute instruction du President Paul Biya, Chef de l’État et Chef Suprême des Forces Armées Camerounaises, le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, vient de poser un acte majeur dans le renforcement de la puissance militaire du Cameroun.

Le Cameroun et la Turquie ont officiellement signé un accord de coopération financière militaire historique à Ankara. Cet accord, paraphé par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, et son homologue turc, Yaşar Güler, marque un tournant stratégique majeur dans les relations bilatérales entre les deux nations.

Le vice-ministre turc Musa Heybet a également pris part aux discussions. Selon la note officielle, ces textes visent à renforcer les mécanismes de collaboration financière et militaire, et à approfondir les principes de coopération entre Ankara et Yaoundé dans les domaines d’intérêt commun.

Au-delà de la cérémonie de signature, le ministre Beti Assomo a effectué une visite officielle à la Milli Savunma Üniversitesi (MSÜ) l’Université Nationale de Défense de Turquie, établissement de référence dans la formation des élites militaires. Les discussions ont porté sur trois axes stratégiques : Le développement de la coopération militaire bilatérale, la formation des cadres des Forces Armées Camerounaises, l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux pays.

Cette visite s’inscrit dans la continuité d’un partenariat déjà bien ancré. La Turquie forme en effet des militaires camerounais au sein des établissements de la MSÜ depuis plusieurs années. Lors de la visite du ministre turc Yaşar Güler à Yaoundé en mai 2025, Joseph Beti Assomo avait d’ailleurs publiquement remercié Ankara pour la formation gratuite de cadets et de sous-officiers camerounais dans les académies militaires turques.

L’accord signé ce 3 juin 2026 vient donc consolider et élever cette coopération à un niveau supérieur tant sur le plan financier qu’opérationnel. Le Cameroun diversifie et renforce ses alliances stratégiques. Après la France, les États-Unis et Israël, c’est désormais la Turquie qui s’impose comme un partenaire militaire de premier plan pour Yaoundé avec une approche fondée sur la formation, le financement et la coopération opérationnelle, commente Shance Lion.

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