Actualités locales
Dans les rues du Cameroun, la technologie apporte une nouvelle couche de sécurité

Dans les grandes villes camerounaises comme Douala et Yaoundé, un simple trajet entre la maison et le travail peut parfois réserver son lot d’imprévus. Chaque usager le sait : héler un taxi jaune ou monter à l’arrière d’une moto peut manquer de prévisibilité.
L’absence de traçabilité et la difficulté à anticiper l’itinéraire font partie de l’expérience quotidienne. Dans un contexte où la confiance repose souvent davantage sur l’instinct que sur des systèmes établis, l’essor des plateformes numériques de transport comme Yango représente plus qu’une simple commodité : il apporte une couche supplémentaire de sécurité, de transparence et de confiance. Comme dans beaucoup de pays africains, le Cameroun connaît une évolution discrète mais importante dans la manière d’aborder la sécurité des transports.
Jusqu’ici, les passagers disposaient de peu d’informations sur leur chauffeur, avaient peu de moyens de suivre leur trajet et un recours limité en cas de problème. Aujourd’hui, la technologie transforme peu à peu cette réalité. La géolocalisation GPS, la vérification de l’identité des conducteurs et l’assistance disponible 24h/24 ne sont pas de simples fonctionnalités : ce sont des dispositifs de protection qui renforcent la responsabilité et la confiance.
L’inspection des véhicules
Un aspect particulièrement important de cette évolution concerne la protection des personnes vulnérables. Dans des contextes où des cas de harcèlement ou d’agressions dans les transports publics ou informels peuvent passer sous silence, les applications de transport apportent une réelle tranquillité d’esprit. Des fonctionnalités comme le partage d’itinéraire, qui permettent d’envoyer en direct les détails d’une course à des proches, offrent une sécurité supplémentaire à ceux qui voyagent seuls, notamment la nuit. Le confort de savoir qu’un proche suit virtuellement son trajet est inestimable.
Pour autant, la technologie à elle seule ne suffit pas. Le rôle de la régulation publique est essentiel pour consolider ces acquis. Le secteur du transport numérique au Cameroun est encore en pleine évolution et, comme ailleurs, reste en partie informel. Cela peut créer des défis pour les conducteurs comme pour les passagers. À mesure que des plateformes comme Yango se développent, une belle opportunité s’ouvre : celle pour les acteurs publics et privés de travailler main dans la main afin de définir des normes de sécurité adaptées aux services numériques. Ces standards — comme la vérification des antécédents des conducteurs, l’inspection des véhicules ou des mécanismes efficaces de traitement des plaintes — ne visent pas à freiner l’innovation, mais à garantir qu’elle profite à tous.
Les applications de transport
La sécurité de la mobilité constitue l’un des fondements de la croissance urbaine inclusive. Sans la possibilité de se déplacer sereinement d’un point A à un point B, l’accès à l’éducation, à l’emploi, aux soins et à la vie citoyenne devient plus difficile. Pour les conducteurs aussi, ces dispositifs signifient davantage de dignité professionnelle et de protection. Lorsqu’ils sont vérifiés, soutenus par des outils intégrés à l’application et inclus dans un écosystème régulé, ils bénéficient de plus de respect et sont moins exposés au harcèlement, aux sous-paiements ou aux accusations infondées.
Cette dynamique a également une portée sociétale plus large : lorsque les secteurs public et privé collaborent pour renforcer la mobilité sécurisée, ils confortent une vision commune où la sécurité n’est pas un privilège mais un droit pour tous. Les applications de transport au Cameroun ne se limitent donc pas à proposer des trajets : elles contribuent à bâtir les bases d’un écosystème de mobilité plus responsable, plus équitable et plus sûr. Nous saluons ainsi les efforts déjà engagés par les autorités et la société civile pour valoriser le potentiel de la sécurité numérique et nous réjouissons de contribuer à ce chemin collectif. Dans un pays où la mobilité est au cœur de la vie quotidienne, la sécurité devient chaque jour davantage la norme — et la technologie est fière d’y apporter sa part.
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Actualités locales
Le maire de Douala et le Comité de Direction de la SOCADEL en séance de travail

L’édile de la ville de Douala Roger Mbassa Ndine a tenu une séance de travail avec le Comité de Direction de la Société Camerounaise d’Électricité, SOCADEL.
La séance de travail qui a réuni les équipes de la Communauté urbaine de Douala et le Comité de Direction de la Société Camerounaise d’Électricité, SOCADEL, le vendredi 26 juin 2026.
L’équipe de la Société Camerounaise d’Électricité, SOCADEL était conduite par le Directeur Général et le Directeur Général Adjoint, récemment installés dans leurs fonctions.
Cette rencontre tenue en présence des nouveaux responsables de cette structure a porté sur « les missions de la SOCADEL, ses perspectives d’action ainsi que les axes de collaboration avec la Communauté Urbaine de Douala, dans le cadre du développement local et de l’accompagnement des projets structurants de la Ville. »
Pour sa part, le maire de Douala Roger Mbassa Ndine a évoqué l’importance d’une gouvernance efficace, orientée vers les résultats, au service de la transformation de Douala et de l’amélioration du cadre de vie des populations.
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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé

La dépouille du cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs, Émile Bassek ba Kobhio, est portée en terre ce samedi 27 juin 2026 à Nindjé, dans la commune de Ndom. La cérémonie rassemble autorités, acteurs du monde culturel et proches du défunt.
La terre de Nindjé, dans la commune de Ndom, département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, accueille ce samedi 27 juin 2026 la dépouille d’Émile Bassek ba Kobhio. Cinéaste camerounais et africain, le cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs est inhumé dans son village natal, en présence de nombreuses personnalités.
Représentant personnel du Chef de l’État, le ministre des Arts et de la Culture, Ismaël Bidoung Kpwatt, a pris part aux cérémonies funéraires. À ses côtés, de nombreux cinéastes, hommes et femmes de culture, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que des amis, collaborateurs et connaissances, sont venus rendre un dernier hommage à celui qui a consacré sa vie à la promotion du septième art.
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La marine française arraisonne un pétrolier sous sanctions de Yaoundé
La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier Deliver, un navire battant illégallement pavillon camerounais, parce qu’il est sanctionné par Yaoundé.
Après les navires Tagor et Smyrtos interceptés début juin dans la Manche alors qu’ils battaient illégalement pavillon camerounais, la Marine française a intercepté mardi 23 juin, le pétrolier Deliver qui a arboré un faux pavillon camerounais. «L’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité» du pavillon camerounais arboré.
Battant pavillon camerounais, ce navire a été sanctionné par Yaoundé suite aux incidents survenus avec Tagor et Smyrtos. Pour le président français Emmanuel Macron, ce pétrolier appartiendrait à la flotte fantôme russe.
«La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile en infraction avec le droit de la mer. Cette nouvelle action contre la flotte fantôme, conduite quelques jours après une opération similaire par le Royaume-Uni illustre la détermination des Européens« , a écrit Emmanuel Macron.
«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l’effort de guerre russe« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, le ministère camerounais des transports a sanctionné et radié 39 navires du pavillon camerounais.
Pour Yaoundé, ces mesures permettront de mener des opérations de recensement physique et de numérisation pour de mieux contrôler la flotte inscrite et protéger le label camerounais.
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