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Paul Biya offre 81 millions de FCFA aux cacaoculteurs de Makénéné

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Paul Biya offre 81 millions de FCFA aux cacaoculteurs de Makénéné
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La politique du Gouvernement de valorisation de la filière cacaoyère camerounaise continue de porter ses fruits. C’est ce qui ressort de la cérémonie de remise de la Prime Qualité Cacao qui s’est déroulée ce mardi, 26 août à Makénéné, dans le département du Mbam-et-Inoubou, sous la présidence du Ministre du Commerce, 𝗟𝘂𝗰 𝗠𝗮𝗴𝗹𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗠𝗯𝗮𝗿𝗴𝗮 𝗔𝘁𝗮𝗻𝗴𝗮𝗻𝗮.

Au total, 81 millions de FCFA ont été distribués aux producteurs de cette circonscription administrative qui ont commercialisé un cacao de qualité au titre des campagnes 2020/2021 et 2021/2022. Une enveloppe qui vient s’ajouter aux 103 milliards de FCFA déjà payés directement aux producteurs du département par les négociants lors de la campagne 2024/2025.

« La cérémonie de paiement de la Prime Qualité est l’occasion de mettre en lumière la pertinence des politiques publiques conduites par le Gouvernement sous la Très Haute Impulsion du Président de la République, 𝗦.𝗘 𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗕𝗶𝘆𝗮, pour valoriser le travail des cacaoculteurs », a souligné le Ministre du Commerce. Cette politique s’articule autour de deux axes majeurs : l’amélioration continue de la qualité « qui fait désormais du Cameroun la référence en matière de cacao au niveau mondial et qui se traduit par ce qu’il convient d’appeler la course à la fève, comme en témoignent les visites régulières et répétées au Cameroun des leaders de l’industrie chocolatière parmi les plus réputés au monde, la dernière visite en date, effectuée la semaine dernière, étant celle du Président de la World Cocoa Foundation, qui n’est pas passé par quatre chemins pour reconnaître que l’avenir de l’économie cacaoyère mondiale se fera avec le Cameroun ».

Le deuxième axe, a poursuivi le Ministre du Commerce, « a trait à la diversification des débouchés avec, d’un côté, le marché traditionnel de la fève à l’exportation et le marché intérieur, grâce à l’entrée en activité des unités de transformation qui ne sont pas loin de représenter 50% de la production nationale. Ces deux marchés se font désormais concurrence, chacun cherchant à sécuriser son approvisionnement en offrant les meilleures conditions de prix possibles aux producteurs. C’est par conséquent tout bénéfice pour ces derniers ». Et le Ministre de conclure : « Ce nouvel environnement, très largement profitable au producteur, est incontestablement à inscrire à l’actif de la vision prospective du Chef de l’État ».

Comme le 25 août à Ntui et à Obala, la descente de ce jour à Makénéné a donné lieu à une effervescence populaire des grands jours et a été l’occasion pour les populations d’exprimer leur profonde gratitude au Chef de l’État à qui ils ont promis un vote plébiscite pour le scrutin du 12 octobre prochain car, comme l’a souligné avec force le porte-parole des producteurs, « les cacaoculteurs camerounais peuvent désormais se construire des villas haut standing et s’offrir des voitures dernier cri, sans qu’ils aient à envier quoi que ce soit, aux fonctionnaires, bien au contraire ».

La caravane ministérielle va se poursuivre cette semaine à Buea, dans la Région du Sud-Ouest, le jeudi 28 août, puis à Loum, dans la Région du Littoral, le vendredi 29 août, avant les étapes d’Ayos, de Mboma, à l’Est, et de Kekem, à l’Ouest, la semaine prochaine, explique la Cellule de communication du ministère du Commerce.

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Construction de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi : les activités se poursuivent sur le terrain

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Alors que toutes les assurances ont été données par les bailleurs de fonds du projet, en ce qui concerne la mise en vigueur de l’accord […]

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030
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(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique, adoptée le 17 octobre 2026 à l’issue du salon E-Gov’A, propose aux États africains de tendre vers 100 % d’hébergement sur leur territoire des données publiques classifiées critiques ou souveraines à l’horizon 2030. Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux exploitants de datacenters et aux fournisseurs de services cloud, à condition d’être reprise dans les politiques nationales.

Le texte recommande aux administrations de privilégier l’hébergement national de leurs données. Lorsque les capacités locales sont insuffisantes et que la nature des informations le permet, il préconise le recours à des infrastructures installées dans un autre pays africain plutôt qu’à des prestataires hébergeant les données hors du continent. Cette préférence est résumée par le principe « Local First, African First ».

Pour les entreprises du secteur, une telle orientation pourrait se traduire par une augmentation de la demande de stockage, de sauvegarde, de traitement et de sécurisation des données administratives. La Déclaration encourage à cet effet les investissements publics et privés dans les centres de données, les capacités de calcul et les services cloud, ainsi que le développement d’infrastructures régionales mutualisées.

Au Cameroun, des capacités d’hébergement existent déjà

Le Cameroun dispose de plusieurs infrastructures susceptibles de répondre à une partie de ces besoins. L’opérateur public Camtel exploite notamment un datacenter à Zamengoé, près de Yaoundé, qui propose des services d’hébergement local. À Douala, l’entreprise ST Digital dispose également d’un centre de données destiné aux entreprises et aux administrations. Cette dernière infrastructure avait fait l’objet d’une visite de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en juillet 2025.

La Déclaration pourrait donc intéresser des opérateurs déjà présents sur le marché camerounais. Elle ne permet toutefois pas de déterminer si leurs capacités actuelles suffiraient à satisfaire un objectif d’hébergement national généralisé pour les données publiques critiques.

Pour mesurer les investissements nécessaires, il faudrait d’abord connaître le volume des données administratives concernées, leur localisation actuelle, leur sensibilité et les capacités techniques disponibles. Les éléments rendus publics par les organisateurs du salon ne fournissent pas ces informations. Ils ne comportent pas non plus d’enveloppe financière spécifique au Cameroun, ni de calendrier national de construction de nouveaux datacenters.

L’objectif de 2030 reste, à ce stade, une orientation proposée aux États. Son adoption au cours d’un salon professionnel ne crée pas, à elle seule, d’obligations nouvelles pour les administrations africaines. Chaque pays devrait définir les catégories de données soumises à des exigences de localisation et les conditions dans lesquelles des fournisseurs publics ou privés pourraient les héberger.

Au Cameroun, cette réflexion devra également tenir compte de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel. Celle-ci encadre le traitement des informations personnelles, notamment leurs transferts internationaux. La localisation des données publiques critiques soulève cependant une question plus large, puisqu’elle peut concerner des informations administratives qui ne sont pas nécessairement des données personnelles.

Pour les opérateurs de datacenters, l’ouverture éventuelle de nouveaux marchés dépendra ainsi des décisions de l’État en matière de classification des données, des budgets consacrés à leur hébergement et des exigences imposées aux prestataires. La déclaration ne constitue ni une attribution de marché ni une garantie de revenus supplémentaires pour les entreprises du secteur.

Un observatoire annoncé pour suivre les engagements

La Déclaration de Yaoundé prévoit également la création d’un Observatoire de l’e-gouvernement et de l’intelligence artificielle en Afrique. Son secrétariat permanent doit être assuré conjointement par Smart Click Africa et Digital Business Africa, les deux organisateurs d’E-Gov’A.

Cette structure aura notamment pour mission de développer un baromètre africain de l’e-gouvernance et de l’intelligence artificielle, de publier un rapport annuel et de dresser une cartographie des services publics numériques et des infrastructures associées. Les gouvernements, administrations et organisations adhérant à la Déclaration seront encouragés à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition du salon.

Ce dispositif devrait permettre de suivre les initiatives nationales, mais les organisateurs n’ont pas encore présenté, dans leur communication publiée le 21 octobre, de portefeuille d’investissements ou de marchés publics permettant de chiffrer les retombées de l’objectif de 2030 pour les exploitants de datacenters.

Ludovic Amara

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