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le scandale des pénétrantes de Douala

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le scandale des pénétrantes de Douala
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Présentés comme l’une des priorités du gouvernement camerounais pour fluidifier le trafic dans la capitale économique, les travaux des pénétrantes Ouest et Est de Douala, lancés il y a plusieurs années, peinent à se concrétiser.

Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, s’est rendu sur place le 21 août 2025, multipliant visites de terrain et promesses de livraison rapide. Mais derrière les discours, le constat reste implacable : retards chroniques, modifications techniques incessantes, entreprises défaillantes et coût social grandissant pour les usagers.

À Douala, où circulent quotidiennement près de 15 000 poids lourds liés aux activités portuaires selon les chiffres du MINTP, chaque heure de blocage se traduit par des pertes économiques considérables.

Transporteurs, commerçants et automobilistes dénoncent un chantier sans fin qui asphyxie la ville et fragilise son rôle de poumon économique du Cameroun et de la sous-région.

Pénétrante Ouest : un chantier morcelé et des usagers à bout de nerfs

Sur la pénétrante Ouest, quatre carrefours stratégiques (Grand Hangar, Sapeur, Rails et Mutzig) concentrent les travaux. Si le carrefour Grand Hangar a déjà été réhabilité, celui de Mutzig reste un point noir. La construction d’un dalot a nécessité la fermeture de la voie principale et l’aménagement de déviations, provoquant des bouchons monstres.

Le ministre a ordonné de remplacer le béton bitumineux prévu par des pavés, jugés plus résistants au trafic intense. Mais ce changement technique, présenté comme une innovation, n’est pas sans conséquences financières. Chaque modification entraîne un avenant budgétaire dont les détails ne sont pas communiqués au public.

« On a l’impression que ces chantiers sont devenus des tiroirs-caisse, où chaque retard justifie une rallonge », commente un ingénieur routier sous couvert d’anonymat.

Pour les usagers, le quotidien vire au supplice. « Chaque trajet me coûte le double en carburant et je perds parfois plus d’une heure rien que pour traverser cette zone », se plaint Jean, chauffeur de taxi. Un constat partagé par les riverains, qui voient leur quartier transformé en chantier permanent sans perspective claire de fin.

Pénétrante Est : 90 % d’avancement, mais une livraison toujours repoussée

Officiellement, la pénétrante Est affiche un taux d’avancement de 90 %. La couche de base en grave bitume a été posée sur la quasi-totalité du linéaire, mais la couche de roulement définitive en béton, censée assurer la durabilité de l’infrastructure, n’a pas encore été mise en œuvre.

Les retards sont largement imputés à MAG SARL, sous-traitant local de l’entreprise canadienne MAGIL, qui a accumulé les lenteurs, aggravées par la saison des pluies.

Trois carrefours jusque-là classés en « zones rouges » (Rocade Nord, Tradex Boko et Entrée Billes) ont récemment connu des améliorations grâce aux interventions d’urgence de l’entreprise CABTE. Mais pour les usagers, cela reste insuffisant.

« Je transporte des vivres frais de Yassa vers Bonabéri. Avec ces bouchons, j’arrive trop tard et mes produits se gâtent. Chaque semaine, je perds au moins 50 000 FCFA », déplore Marie, commerçante.

Les camionneurs, essentiels au transit des marchandises du port de Douala, ne cachent pas leur colère. « On nous dit toujours que ça avance, mais nous, on vit l’enfer. Une cargaison qui devait prendre deux heures met parfois huit heures pour traverser la ville », raconte Paul, transporteur.

Un gouffre financier sous haute suspicion

Derrière les retards, la question financière demeure centrale. Les budgets initiaux de ces projets, estimés à plusieurs dizaines de milliards de FCFA, ont été revus à la hausse à plusieurs reprises.

Mais les chiffres exacts restent flous, faute de transparence des autorités. Des ONG locales dénoncent un manque de reddition des comptes et soupçonnent des détournements ou une surfacturation systématique.

« Chaque avenant technique devient un prétexte pour renégocier les montants. C’est une mécanique bien connue dans les grands travaux publics : retards, pluies, contraintes techniques… et au final, c’est toujours le contribuable qui paie », analyse un économiste basé à Yaoundé.

Ces soupçons ne sont pas isolés : au Cameroun, plusieurs projets routiers de grande envergure (de l’autoroute Yaoundé-Douala au second pont sur le Wouri) ont déjà été pointés du doigt pour leurs dépassements budgétaires et leur lenteur. Les pénétrantes de Douala semblent suivre la même trajectoire.

Une responsabilité politique assumée ?

En multipliant les visites de terrain, Emmanuel Nganou Djoumessi tente de montrer un gouvernement à l’écoute et soucieux de livrer des infrastructures de qualité. Mais les critiques s’accumulent sur l’absence de sanctions claires contre les entreprises défaillantes et sur la complaisance envers les retards.

« Ce qui se joue à Douala dépasse la simple question technique. C’est un test de gouvernance. Si l’État n’arrive pas à livrer dans les délais et à maîtriser les coûts, cela envoie un signal inquiétant sur sa capacité à gérer les grands projets », commente un politologue de l’Université de Douala.

En attendant, les Doualais continuent de subir au quotidien les conséquences de ces chantiers interminables : inflation du transport urbain, livraisons retardées, pertes commerciales et stress permanent.

À mesure que la ville s’asphyxie, une question revient sans cesse : les milliards engloutis dans ces pénétrantes se traduiront-ils un jour par des routes réellement fiables, ou finiront-ils comme tant d’autres projets au Cameroun, dans la catégorie des promesses jamais tenues ?

le scandale des pénétrantes de Douala
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Bernard Bassong défend Owona Nguini contre Fecafoot

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Bernard Bassong défend Owona Nguini contre Fecafoot
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Aujourd’hui, quiconque ose émettre une seule critique à l’endroit de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et de son président Samuel Eto’o Fils est attaquée de toutes parts.

Evoquant les critiques acerbes qui ont ciblées Mathias Eric Owona Nguini, Me Bernard Bassong valide le propos tenus par l’universitaire qui indiquait à l’émission “Obama Time“ sur A1 Tv: « on ne fait pas de métaphysique avec les loups ».

« Le Professeur Owona Nguini a raison. On a d’ailleurs lu dans les réseaux, l’une des personnes qui communique pour la FECAFOOT, parler de « meute ». Cette expression qui fait référence a une horde de loups, est bien utilisée. Aujourd’hui, la FECAFOOT bénéficie du soutien, de plusieurs groupes d’internautes dans les réseaux sociaux, qui, pour chaque petite critique formulée, agressent littéralement la personne qui critique. Qu’il s’agisse de journalistes, enseignants, sportifs, ou homme politique, quiconque ose critiquer la FECAFOOT, même objectivement, sera copieusement agressé », a indiqué Me Bernard Bassong dans un entretien publié à “OnzeLions“.

Me Bernard Bassong souligne que de nombreuses personnalités ont été victimes de cet harcèlement orchestré par cette « meute » qui n’accepte aucune critique visant la Fecafoot et Samuel Eto’o Fils.

« Les plus grandes victimes à date sont le Ministre des Sports, le conseiller technique n°1 du MINSEP, le gardien André ONANA et aujourd’hui, le Pr OWONA NGUINI. Il y’a de l’intimidation, c’est clair, mais il y’a surtout une mécanique d’auto-défense mise en place par la FECAFOOT qui agit effectivement comme si elle était en guerre », a ajouté Me Bernard Bassong.

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Accès durable à l’eau pour les réfugiés au Cameroun

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Accès durable à l’eau pour les réfugiés au Cameroun
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La Cameroon Water Utilities (CAMWATER) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) ont signé, le 30 juin 2026 à Yaoundé, une convention de partenariat destinée à améliorer durablement l’accès à l’eau potable des réfugiés et des communautés hôtes, notamment dans la région de l’Extrême-Nord.

La Cameroon Water Utilities (CAMWATER) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) renforcent leur coopération en faveur des populations vulnérables. Les deux institutions ont signé, mardi 30 juin 2026 à Yaoundé, une convention de partenariat visant à améliorer l’approvisionnement en eau potable dans la zone du camp de réfugiés de Minawao, dans la région de l’Extrême-Nord.

L’accord a été paraphé par le Directeur général de CAMWATER, le Dr Blaise Moussa, et la représentante du HCR au Cameroun, Mme Yvette Muhimpundu. Il s’inscrit dans le cadre du projet « Solutions alternatives au Camp de Minawao », soutenu par l’Union européenne, la Coopération allemande (GIZ) et le HCR.

En vertu de cette convention, CAMWATER apportera son expertise dans la conception, la réalisation et le suivi des infrastructures d’alimentation en eau, tandis que le HCR poursuivra ses actions en faveur de la protection des réfugiés et du renforcement de leur résilience, en collaboration avec les autorités camerounaises.

Les deux institutions ambitionnent d’améliorer les conditions de vie des réfugiés et des communautés d’accueil, tout en répondant aux défis liés à la pression démographique et à la gestion durable des ressources en eau.

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Réhabilitation du marché Congo à Douala pour 350M FCFA

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Réhabilitation du marché Congo à Douala pour 350M FCFA
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Les travaux de réhabilitation du marché Congo de Douala a pris et l’infrastructure est de nouveau à la disposition des commerçants.

Le maire de la ville de Douala, Roger Mbassa Ndine a officiellement procédé, ce mardi 30 juin 2026, à la remise des clés du Marché Congo entièrement réhabilité.

Le chantier aura coûté une enveloppe globale de 350 millions FCFA. « Ce chantier de modernisation constitue un bel exemple de coproduction urbaine, les commerçants ayant assuré la majeure partie du financement des travaux », indique la Communauté urbaine de Douala.

Les travaux de réhabilitation du marché Congo ont duré six (6) mois. L’infrastructure a fait peau neuve et affiche désormais une capacités d’accueil de « 400 boutiques, contre 277 auparavant ».

Le marché se présente désormais « dans un espace mieux structuré, sécurisé par des grilles et doté d’un éclairage public renforcé. »

Dans la réalisation du chantier, des préoccupations liées aux problèmes récurrents « d’inondations et d’insalubrité ont également été pris en compte ».

Ainsi, le chantier a également permis « la réalisation d’un forage, d’une rigole d’évacuation des eaux et d’un bâtiment administratif moderne destiné à la régie du marché ».

« Saluée par les autorités administratives du Littoral, les commerçants et les populations, cette démarche participative est appelée à être reproduite au Marché Central, avant son extension progressive à d’autres places marchandes de la ville. À travers cette initiative, la Communauté Urbaine de Douala réaffirme son engagement à moderniser les équipements marchands, améliorer le cadre de travail des commerçants et promouvoir une gouvernance urbaine fondée sur la participation citoyenne », indique la Communauté urbaine de Douala.

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