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« ne pas choisir serait une faute politique grave pour Kamto »

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« ne pas choisir serait une faute politique grave pour Kamto »
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Présenté comme principal challenger de Paul Biya à la présidentielle 2025, Maurice Kamto a été recallé par le Conseil constitutionnel. Désormais, ses sympathisants attendent ses consignes de vote.

Pour le journaliste Benjamin Zebaze, il faudra bien que Maurice Kamto se prononce, car le silence est un mauvais choix. «un HOMME D’ETAT du niveau de Maurice Kamto ne peut pas être simple observateur devant un enjeu aussi capital; ce d’autant plus que cette élection présidentielle, quel que soit le vainqueur, ne « sifflera » pas la fin de la partie puisque les élections locales qui vont suivre seront aussi importantes« , écrit le journaliste.

« DANS LA TETE DE MAURICE KAMTO

Nous sommes très nombreux à attendre que l’ex Président du Mrc et candidat du Manidem à la dernière présidentielle parle.

UN HOMME MEURTRI VICTIME D’UNE INCROYABLE INJUSTICE

Mais qui se met à sa place ? Voilà un monsieur qui depuis plus de 10 ans subit toutes sortes d’attaques de la part des partisans de Paul Biya et de leurs alliés objectifs. Il est accusé de tous les maux alors que dans l’histoire des leaders de l’opposition camerounaise, je ne vois personne qui sache autant maitriser ses nerfs ; qui sache autant maitriser l’art de prononcer la parole adaptée à la circonstance.

Qui se soucie du « spleen de l’échec » qui doit « habiter » son esprit meurtri par tant de méchancetés ?

En plus, moi le premier, lui suggérons de choisir un des candidats non recalés par la machine maléfique du Rdpc alors que ces derniers ont passé le temps à lui pourrir la vie; qui aujourd’hui se comportent comme des croques morts tapis derrière la porte d’un bloc opératoire. Ce n’est pas facile.

« POLITIC NA NJANGUI »

Malheureusement, il est obligé de réagir même si nous avons l’obligation, comme je l’ai dit dans un récent post, de lui laisser le temps de « se hâter lentement » : nous lui devons bien ça.

Mais je suis particulièrement choqué d’entendre ou de lire ses supporters encourager au boycott et surtout d’œuvrer pour que l’homme politique le plus populaire du pays n’appelle à voter pour aucun candidat en lice : ce serait une faute politique extrêmement grave.

Les arguments spécieux qu’ils mettent en avant ne résistent pas à l’examen :

– On nous dit que le Conseil Constitutionnel ne laissera jamais personne battre le candidat du Rdpc dans ce pays : j’ai envie de leur dire : c’est aujourd’hui que vous vous rendez compte ?

– Dans cette affaire, il faut faire très attention : depuis l’ouverture « démocratique » dans ce pays, on se bat pour gagner des libertés et surtout faire reculer le pouvoir petit à petit ; il finira bien par céder un jour même « si nul ne sait ni le jour, ni l’heure ». On n’a pas le droit, alors qu’une chance s’offre à nous, de la galvauder.

– De plus, le Cameroun ne se réduit pas à ce qui se passe au Sud de l’Adamaoua. Dans le grand nord qui, selon les chiffres officiels, abrite plus de 40% des inscrits, vous avez des compatriotes qui ont leurs codes ; qui vivent avec les us et coutumes. Ils ne comprendraient pas qu’alors qu’ils étaient prêts, en suivant le Président Mota du MRC, à voter pour Kamto qu’ils connaissent peu, on viennent defendre une telle attitude nombriliste. Cela peut coûter cher électoralement par la suite.

– L’ancien premier Ministre ACHIDI ASHU a fait ou dit beaucoup de bêtises dans sa vie: mais il avait dit quelque chose de juste : « politic na Njangui (la politique c’est comme la tontine) ». Maurice Kamto a bénéficié du soutien massif des militants dévoués du MRC ; mais aussi de celui des gens comme moi qui sans être du MRC, pensent qu’ils est l’homme de la situation ; de ceux des intellectuels de haut vol comme Calixte Beyala, Alice Nkom, Celestin Monga … dont certains n’ont pas appelés à voter pour lui mais n’ont pas accepté le sort qui lui a été réservé par le pouvoir.

Anicet Ekane et le Manidem n’ont rien en commun avec Kamto sur le plan idéologique : mais ne tenant compte que de l’intérêt de la nation, ils ont jeté leurs différences à la poubelle pour le soutenir.

Tenir ce genre de discours serait prendre tous ces gens pour des moutons, ce qui politiquement est mortifere.

Pour faire simple, Kamto sait à quel point la « tontine » a permis à nos ancêtres de réussir dans le monde des affaires : on cotise aujourd’hui pour toi, demain tu dois cotiser pour les autres: c’est cette règle inventée par nos parents (qu’un inculte comme le professeur nommée pour avoir su crier « Maman Chantal » qualifie, avec mépris, de « Famlah ») qui a pu voir naître ce que que le colonisateur appelait autrefois, » l’entreprenariat indigène ».

UN CHOIX CORNELIEN

La voie est étroite et surtout parsemée d’embûches: cependant, un HOMME D’ETAT du niveau de Maurice Kamto ne peut pas être simple observateur devant un enjeu aussi capital; ce d’autant plus que cette élection présidentielle, quel que soit le vainqueur, ne « sifflera » pas la fin de la partie puisque les élections locales qui vont suivre seront aussi importantes.

Je sais qu’il … sait quel est son devoir et qu’il ne nous décevra pas ; mais que c’est difficile pour un seul homme !

Qyelle alternative choisir ? Selon moi, le seul critère devrait être la capacité du candidat à mobiliser le plus grand nombre des électeurs. Sur la dizaine de candidats, combien répondent à ce critère ? La tâche lui est facilitée par le fait qu’un candidat sur le podium lors de la dernière présidentielle, fait de lui son principal adversaire et dit avoir entièrement confiance au Conseil Conseil Constitutionnel: cela le disqualifie totalement.

S’il ne choisi personne, ce sera extrêmement grave pour l’avenir politique de son mouvement qui ne sera plus considéré comme un allié fiable ; s’il choisi le mauvais candidat, ce sera « PLUS PIRE », comme le disait autrefois l’illetré commercant bamiléké, expert en business.

Il doit « prendre son risque », c’est ce que font les grands hommes; et dans le domaine du moindre risque, je ne vois que Bello Bouba Maigari et Issa Tchiroma Bakary qui font l’affaire. Si les deux s’entendent, cela lui facilitera la tâche. Mais si c’est le contraire, l’idéal serait de laisser le choix à ses électeurs de voter soit pour l’un, soit pour l’autre.

De toutes les facons, même avec deux candidats au grand nord ayant signé un pacte de non agression et de « défense mutuelle »; une forte mobilisation des compatriotes du grand Sud pour le changement, le résultat peut tellement être défavorable au clan Biya que tricher devienne impossible. De plus, nous savons que le grand nord sait défendre son vote.

Une infime chance de réussir existe et il serait dommage de ne pas la saisir, à moins que nous voulions supporter pendant 7 longues années une photo, une coiffure à la punk et une curieuse crinière : pire, écouter des professeurs au rabais comme Meon vociférer tous les dimanches dans les médias: quel supplice!

Benjamin Zebaze
Ndi Nkeum Motissong

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Depuis Kondengui, les prisonniers politiques du MRC rendent un vibrant hommage à Maurice Kamto

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Dans une lettre ouverte datée du 26 octobre 2026, onze figures majeures du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), incarcérées à la prison centrale […]

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un pouvoir qui dure trop longtemps ne devient pas seulement illégitime. Il devient incompétent

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un pouvoir qui dure trop longtemps ne devient pas seulement illégitime. Il devient incompétent
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La longévité au pouvoir peut progressivement fragiliser la compétence des dirigeants et éroder leur légitimité, estime l’homme politique camerounais Célestin Bedzigui dans une tribune consacrée aux paradoxes de la démocratie et aux mécanismes d’usure du pouvoir.

Intitulé « Le paradoxe de la démocratie et la trappe de la durée », le texte analyse deux risques distincts : l’accession au pouvoir de dirigeants dont la légitimité électorale ne garantit pas nécessairement les compétences, et la dégradation progressive de la capacité à gouverner sous l’effet d’un exercice prolongé du pouvoir.

Pour étayer son argumentation, Célestin Bedzigui fait notamment référence à Platon et à sa conception du gouvernement dans La République. Il reprend la métaphore du navire pour distinguer le propriétaire légitime de celui qui possède les connaissances nécessaires pour le piloter.

Selon lui, l’élection confère le droit de gouverner, mais ne garantit pas la maîtrise des compétences nécessaires à la conduite de l’État. Le processus électoral, explique-t-il, valorise notamment le charisme, la notoriété, les moyens financiers et la capacité à mobiliser les électeurs, sans nécessairement mesurer l’aptitude à anticiper les crises, à arbitrer les intérêts divergents ou à mettre en œuvre des réformes.

Lire la tribune de Célestin Bedzigui :

Le paradoxe de la démocratie et la trappe de la durée : Quand l’usure tue la légitimité

Il y a deux épreuves qui attendent tout pouvoir issu des urnes. La première est instantanée : être élu et ne pas ou ne plus savoir gouverner. La seconde est plus lente, plus perfide, plus certaine : savoir gouverner au début, et cesser de savoir gouverner parce qu’on est resté trop longtemps.

C’est le double paradoxe de la démocratie que Platon nous avait légué sans l’achever. Le premier est celui de la légitimité sans compétence. Le second est celui de la compétence dévorée par la durée.

Reprenons.

1. La première trappe : la légitimité n’est pas la compétence.

Platon, dans le Livre VI de _La République_, ne s’en prend pas au peuple. Il s’en prend à l’illusion optique de l’élection. Le peuple est le propriétaire du navire, légitime dans son droit de posséder le navire. Mais le propriétaire n’est pas le pilote. Le pilote est celui qui connaît les astres, les vents, les courants, l’art nautique. Or, dans la démocratie démagogique, ceux qui se disputent le gouvernail ne sont pas des pilotes. Ce sont des flatteurs du propriétaire. Ils savent flatter, promettre, enivrer, dénoncer. Le vrai pilote, qui parle d’astronomie quand l’équipage veut boire, passe et est rendu inutile.

L’élection moderne n’a rien changé à la scène, elle l’a seulement professionnalisée. Le vote confère le droit de commander. Il ne confère pas l’art de commander. Il mesure une performance électorale – charisme, notoriété, argent, appareil, capacité à capter une colère ou un état d’esprit. Il ne mesure pas une performance gouvernementale, prévoir, arbitrer, dire non, organiser, encaisser l’impopularité.

Nous avons donc, de plus en plus souvent, des présidents parfaitement légitimes et des États parfaitement mal gouvernés. La légitimité est incontestable à l’origine, la compétence est contestée à chaque acte. C’est le premier divorce.

Mais il y en a un second, plus grave, parce qu’il transforme même les compétents en incompétents.

2. La seconde trappe : la durée ouvre un trou sous les pieds de la compétence.

Supposons que, par miracle, le sort, le hasard, ou la clairvoyance d’un peuple, désigne cette fois le vrai pilote. Supposons un homme d’État authentique, qui sait gouverner. Il arrive, il réforme, il ordonne le port, il remet l’armée en ordre, il assainit les finances. Que se passe-t-il ensuite ?

S’ouvre sous ses pieds la trappe que la durée creuse.

Car le pouvoir est une matière qui s’use et qui use. Il y a une physique de l’usure du pouvoir que Machiavel connaissait et que nous avons oubliée.

Cette usure fonctionne en trois causalités enchaînées.

Première causalité : la durée transforme la compétence en réseau.

Au début, le chef compétent s’entoure de compétents. Il choisit les meilleurs. Puis le temps passe. Les meilleurs, par définition, ont un avis, une colonne vertébrale, ils contredisent. Pour durer, il faut de moins en moins de contradiction et de plus en plus de loyauté. Le critère de sélection glisse insensiblement de la compétence à la fidélité. Le premier cercle se ferme. On ne nomme plus celui qui sait, mais celui qui ne trahira pas. Le second cercle comprend la leçon. On ne dit plus ce qui est vrai, on dit ce qui plaît au chef.

La compétence, qui était une ouverture sur le réel, devient un réseau de protection contre le réel. C’est le mécanisme de la cour. Le palais se coupe du port. Les rapports ne remontent plus que s’ils sont agréables. Le chef, qui était compétent parce qu’il était informé, devient incompétent parce qu’il est désinformé par sa propre garde.

Deuxième causalité : la durée transforme l’autorité en rente.

Au début, le pouvoir est une fonction : il faut faire. À la longue, le pouvoir devient une rente : il faut avoir. Chaque décision passée a créé des obligés, des intérêts, des dettes. Le chef compétent a distribué des postes, des marchés, des autorisations pour consolider son pouvoir. Ces postes, ces marchés, ces autorisations se sont transformés en droits acquis pour leurs bénéficiaires. Ils ne veulent plus que ça bouge.
Le réformateur est alors pris à son propre piège.

Pour continuer à réformer, il devrait s’attaquer à ceux qu’il a lui-même créés. Il devrait couper la branche sur laquelle sa propre durée est assise. Il ne le fait pas. Il temporise, il conserve. La compétence qui était une capacité à transformer le réel devient une capacité à conserver l’équilibre des intérêts créés. C’est ce que les économistes appellent la trappe à rentes. C’est ce que les Romains appelaient la corruption du principat.

Le pouvoir ne s’exerce plus, il se gère.

Troisième causalité : la durée transforme la vision en mythe personnel.

C’est la plus humaine, donc la plus dangereuse. Au début, l’homme d’État a une doctrine pour le pays. À la longue, le pays devient le décor de sa propre légende.

L’usure du pouvoir nourrit une confusion fatale : le chef se prend pour l’État, et l’État se prend pour le chef. Toute critique devient trahison, toute alternative devient complot. Le chef ne voit plus le réel, il ne voit plus que le reflet de son propre maintien. La compétence initiale, qui était tournée vers l’extérieur – ordonner le chaos – se retourne vers l’intérieur – durer à tout prix.
C’est là que le mécanisme s’emballe.

3. La boucle causale complète.

Voici donc la chaîne causale complète, de l’urne à l’usure :

Légitimité acquise par le vote crée l’illusion que la légitimité vaut compétence. Dans le système, le flatteur prime sur le pilote. Si par exception un pilote est élu, la durée l’attend. Elle transforme l’entourage compétent en cour loyale; la cour coupe le chef du réel; le chef, coupé du réel, transforme son autorité en gestion de rentes; la gestion de rentes transforme sa vision en mythe personnel; le mythe personnel exige la durée pour survivre; la durée renforce la cour, qui renforce la rente, qui renforce le mythe.

C’est une boucle auto-entretenue. C’est le mécanisme de l’usure.

Et c’est pourquoi la démocratie, si elle veut être plus qu’une fabrique de légitimités, doit inventer des institutions contre deux choses à la fois : contre l’incompétence initiale et contre l’usure de la compétence.

Contre la première trappe, elle doit organiser l’école de l’État. Pas une école partisane, une école du réel. Le cursus honorum romain, la mairie bien gérée, l’entreprise redressée : on ne devrait pas pouvoir prétendre gouverner la République sans avoir gouverné quelque chose de plus petit..

Contre la seconde trappe, elle doit organiser la limitation de la durée comme principe de conservation de la compétence. Non par morale, mais par physique politique. Il faut partir quand on est encore compétent, pour que la compétence devienne institution et non souvenir. La limitation des mandats n’est pas une punition, c’est une protection du chef contre lui-même. C’est ce qui permet au pilote de quitter le gouvernail avant de devenir sourd à son tour, et de laisser le navire à un autre pilote formé par lui.

Un pouvoir qui dure trop longtemps ne devient pas seulement illégitime. Il devient incompétent. Et un pouvoir incompétent, même légitime au départ, finit toujours par perdre sa légitimité à l’arrivée. C’est la loi de la trappe.

La démocratie ne meurt pas d’avoir trop voté. Elle meurt d’avoir cru que voter suffisait à savoir gouverner, et d’avoir laissé ceux qui savaient gouverner oublier, à force de durer, pourquoi ils gouvernaient.

Par Sa Majesté Célestin Bedzigui

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Voici l’intégralité de lettre des prisonniers politiques à Maurice Kamto

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Ces militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) rendent un vibrant hommage à celui-ci. LETTRE DE FÉLICITATIONS ET DE RECONNAISSANCE AU PROFESSEUR […]

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