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Société

Présidentielle 2025 au Cameroun : pourquoi 70 candidatures ont été rejetées par ELECAM

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Le couperet est tombé. Sur les 77 dossiers de candidature déposés en vue de la présidentielle du 12 octobre 2025, soixante-dix ont été retoqués par Elections Cameroon (ELECAM). Une vague de rejets qui met en lumière la rigueur des exigences légales et les carences dans la préparation de nombreux prétendants.

Un tri sévère au nom du Code électoral

Réunie en session le 26 juillet 2025, la direction du conseil électoral d’ELECAM a publié une résolution détaillant les motifs de rejet. En ligne de mire : des dossiers incomplets, l’absence de paiement du cautionnement obligatoire, ou encore des soutiens contradictoires de partis politiques. Résultat : une réduction drastique du nombre de prétendants sérieux à la magistrature suprême.

Candidats recalés pour une seule erreur

Pour certains, une seule irrégularité a suffi à disqualifier leur candidature. La faute la plus courante : avoir déposé plusieurs lettres de parrainage signées par un même parti, une pratique explicitement interdite par le Code électoral camerounais.

Parmi les recalés pour ce motif :

  • Abdourahman Hamadou Babba(UPC)

  • Baneveck Jean(UPC)

  • Kamto Maurice(MANIDEM)

  • Shewa David Damuel(MPCN)

  • Yamb Ntimba Dominique(UPC)

  • Yebga Dieudonné(MANIDEM)

  • Yem Eboko Pierre Joseph(MPCN)

Ces cas illustrent les tensions internes et les problèmes d’organisation au sein de certains partis, notamment l’UPC et le MANIDEM, où les désaccords sur les investitures ont joué un rôle décisif dans les disqualifications.

Des pièces manquantes en pagaille

Pour la majorité des candidats, c’est l’incomplétude des dossiers qui a scellé le sort de leur candidature. Absence de certificat de nationalité, de casier judiciaire, de reçu de cautionnement, ou encore de signatures légalement collectées : les lacunes étaient nombreuses.

Parmi les cas les plus marquants :

  • Aboubakar Kamaldine Bello Yaya(indépendant) : recalé pour absence de neuf documents, dont la preuve de paiement du dépôt, les 300 signatures légalisées, le certificat de naissance et la quittance fiscale.

  • Bambe Gourandi Jean Baptiste(MSC) : même sort, avec également neuf pièces manquantes.

Trop jeunes pour se présenter

Quatre candidats ont été disqualifiés pour n’avoir pas atteint l’âge minimum requis pour briguer la présidence de la République, fixé à 35 ans. Il s’agit de :

  • Abdou Wassiou(PRUP)

  • Daloutou Hamada(indépendant)

  • Eliane Eboutou Véronique(PNACC)

  • Hie Cyriaques Clément(indépendant)

Deux cas à part : ni investis, ni indépendants

Deux candidatures ont été rejetées pour une anomalie procédurale inédite : elles n’étaient ni soutenues par un parti politique, ni présentées en tant qu’indépendants. Une absence de statut formel contraire aux articles 121 et 122 du Code électoral, comme l’a précisé l’article 3 de la résolution d’ELECAM.

Les candidats concernés :

  • Léon Theiller Onana, conseiller municipal RDPC à Monatélé, dont la candidature sous l’étiquette du RDPC a été invalidée faute de reconnaissance officielle.

  • Membouet Tagne Adélaïde Chantal, recalée pour le même motif.

Les recours encore possibles

Les candidats écartés ont encore une carte à jouer : celle du recours devant le Conseil constitutionnel. Cette instance est la seule habilitée à annuler une décision d’ELECAM. Mais attention, le délai pour saisir cette juridiction s’achève le 28 juillet 2025.

Une course présidentielle désormais resserrée

Ce grand ménage dans les candidatures donne un nouveau visage à la course présidentielle. Il révèle surtout les failles persistantes dans la préparation des dossiers, mais aussi des conflits internes mal gérés dans plusieurs formations politiques. Alors que la liste finale des candidats validés s’affine, tous les regards se tournent désormais vers le Conseil constitutionnel. En particulier, les éventuels recours de figures connues commeMaurice KamtoouDieudonné Yebgaseront suivis de près.

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Société

Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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