Le ton était donné, et il n’a pas mâché ses mots. Ce dimanche 20 juillet 2025 sur la CRTV, dans l’émission Actualité Hebdo, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale (Minat), a envoyé un message sans ambiguïté à quelques mois de la présidentielle.« Je suis le Shérif du Chef de l’État », a-t-il lancé, dans une déclaration qui ressemble davantage à un coup de semonce qu’à une simple mise en garde.
« Je ne suis pas une femme pour être aimé » : le Minat en mode « zero tolérance »
Le ministre, connu pour son franc-parler, n’a pas fait dans la dentelle.« Le Minat, c’est le Shérif du Chef de l’État. Ceux qui perdront les élections devront pleurer en douce, pas dans la rue », a-t-il asséné, martelant que toute violation de la loi serait réprimée sans concession. Une formule choc qui en dit long sur l’atmosphère électorale qui se dessine.
Et pour ceux qui douteraient de sa détermination, Atanga Nji a balayé d’un revers de main toute idée de popularité :« Je ne suis pas une femme pour être aimé », a-t-il ironisé, soulignant que son rôle n’était pas de plaire, mais de faire respecter l’ordre.
Un discours qui fait grincer des dents
À l’approche du scrutin présidentiel – où Paul Biya, 92 ans, dont 43 au pouvoir, est à nouveau candidat –, ce langage musclé ne passe pas inaperçu. Pour l’opposition et les observateurs, ces propos sonnent comme une intimidation à peine voilée, visant à décourager toute velléité de contestation post-électorale.
« Quand un ministre parle ainsi, c’est qu’on veut envoyer un message clair : pas de débordements tolérés », analyse un politologue sous couvert d’anonymat.« Mais ce genre de rhétorique peut aussi attiser les tensions. »














