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Hackathon CONIA 2025 : l’innovation locale récompensée

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Hackathon CONIA 2025 : l’innovation locale récompensée
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Organisé en marge de la deuxième édition des Concertations Nationales sur l’Intelligence Artificielle (CONIA), le Hackathon 2025 a mis en lumière le génie créatif de jeunes Camerounais.

Sur fond de compétition, dix équipes ont rivalisé d’inventivité autour de l’intelligence artificielle. Trois projets à fort impact sont montés sur le podium.

Quand la jeunesse numérique passe à l’action

Dans une ambiance vibrante et collaborative, le Hackathon CONIA 2025 s’est imposé comme l’un des temps forts des Concertations Nationales sur l’Intelligence Artificielle. Pendant 48 heures, dix équipes finalistes, composées majoritairement de jeunes développeurs, ingénieurs et entrepreneurs, ont planché sur des solutions concrètes visant à intégrer l’IA dans les secteurs prioritaires du développement au Cameroun : agriculture, santé, culture, inclusion linguistique ou encore accessibilité.

« Les jeunes ont montré une capacité incroyable à transformer des défis nationaux en opportunités numériques. Ils sont prêts à construire le Cameroun de demain », s’est félicitée Mme Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, lors de la remise des prix.

Trois projets primés, porteurs d’avenir

Au terme d’une compétition serrée, trois projets se sont démarqués tant par leur pertinence que par leur potentiel d’impact :

  • 1er prix : Digital Farmers (800 000 FCFA)
    La start-up s’est illustrée avec Agriguard IA, une application capable de détecter hors connexion les maladies des plantes grâce à une simple photo. Conçue pour être accessible aux malvoyants, cette solution entend améliorer le rendement agricole des petits producteurs.
  • 2ᵉ prix : Deep Consulting (500 000 FCFA)
    Cette équipe a proposé un système web de diagnostic végétal intelligent, combinant flexibilité et précision, adaptable aux réalités des exploitants locaux.
  • 3ᵉ prix : Jiants (300 000 FCFA)
    Avec NIHIL, une application qui donne la parole aux langues camerounaises via l’IA, Jiants répond au double enjeu de préservation du patrimoine culturel et d’inclusion numérique.

La qualité des projets a été saluée par un jury composé d’experts du numérique, d’universitaires et de professionnels, qui ont évalué les solutions selon cinq critères : impact social, innovation technologique, faisabilité, alignement avec les besoins locaux et durabilité.

« Ce n’est pas seulement une question de technologie. Nous avons jugé la capacité des équipes à répondre à un vrai problème de société, et à proposer des outils durables, utiles et adaptables », a expliqué l’un des membres du jury, représentant du MINPOSTEL.

Un espace d’opportunité soutenu par l’État et ses partenaires

Le Hackathon, coordonné par l’agence EVENTIFY, s’inscrit dans une volonté affirmée du gouvernement de stimuler l’innovation locale et de valoriser les compétences numériques des jeunes Camerounais. L’agence, également commissaire général des CONIA 2025, a piloté la logistique, la scénographie, ainsi que l’encadrement des équipes finalistes dans un environnement propice à l’intelligence collective.

Ce concours ne visait pas uniquement à récompenser des idées brillantes, mais à leur offrir une visibilité, un accompagnement, et des passerelles vers le financement ou l’incubation.

« Nous sommes dans un domaine d’avenir. Il faut que les Africains s’y engagent pleinement afin que l’Afrique soit actrice, et non simple spectatrice, du monde numérique », a déclaré le Pr. Jean Emmanuel Pondi, recteur de ICT University, lors de la cérémonie de clôture.

Une dynamique à pérenniser

Ce Hackathon était aussi une première étape vers l’accélération de l’innovation par l’IA. Le MINPOSTEL a déjà exprimé son ambition de renforcer cette initiative, en mettant en place des mécanismes d’accompagnement des lauréats, notamment à travers des partenariats avec des incubateurs, des universités et des bailleurs de fonds.

L’espoir est que ces solutions ne restent pas dans les tiroirs, mais qu’elles soient testées, adaptées et déployées sur le terrain pour répondre aux besoins des populations.

« L’intelligence artificielle, ce n’est pas un luxe pour le Cameroun. C’est une nécessité. Et nos jeunes en ont pleinement conscience », a martelé Mme la Ministre, en saluant l’esprit d’engagement de cette nouvelle génération.

Hackathon CONIA 2025 : l’innovation locale récompensée
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CEMAC : cinq anciennes gammes de pièces de monnaie perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026

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CEMAC : cinq anciennes gammes de pièces de monnaie perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026
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(Investir au Cameroun) – Les pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 ne pourront plus être utilisées comme moyens de paiement dans les six pays de la CEMAC. Leur retrait accompagne la diffusion des nouvelles pièces introduites en avril 2025, dans une région confrontée depuis plusieurs années à des pénuries de monnaie métallique.

À compter du 1er novembre 2026, les pièces de monnaie des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 perdront leur cours légal et leur pouvoir libératoire dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la République centrafricaine. Cette décision a été prise le 7 octobre 2026 à N’Djamena, au Tchad, par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC).

Concrètement, les pièces concernées ne pourront plus être imposées comme moyens de paiement dans les transactions commerciales ou pour le règlement des dettes. Leur démonétisation ne signifie toutefois pas que leurs détenteurs perdront immédiatement la possibilité de les échanger. À l’issue de la réunion de N’Djamena, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a annoncé une période d’un an pour leur échange. Les modalités pratiques de cette opération, notamment les guichets habilités et les échéances précises, restent à préciser.

Le Comité ministériel donne ainsi suite à une proposition formulée deux jours auparavant par le Conseil d’administration de la BEAC, réuni le 5 octobre dans la capitale tchadienne. « Cette opération vise notamment à simplifier le paysage fiduciaire en retirant les anciennes pièces vétustes et disparates, dans un contexte de massification des pièces de monnaie de la gamme 2024, mise en circulation en avril 2025 », explique le communiqué publié à l’issue de cette réunion.

La décision concerne cinq gammes monétaires et non cinq valeurs faciales. Les pièces appartenant à d’autres gammes, notamment celle de 2006, ne sont donc pas visées par cette mesure. Cette distinction est importante pour les particuliers et les commerçants, qui devront identifier les émissions concernées plutôt que se fier uniquement à la valeur inscrite sur les pièces.

Trois milliards de nouvelles pièces pour réduire les pénuries

La démonétisation intervient dix-huit mois après le lancement, le 2 avril 2025 à Bangui, de la nouvelle gamme de pièces de la BEAC, dite « type 2024 ». Celle-ci comprend neuf valeurs faciales de 1, 2, 5, 10, 25, 50, 100, 200 et 500 FCFA. La principale nouveauté est l’introduction d’une pièce de 200 FCFA. Les pièces de 50 et 100 FCFA adoptent également un format à pans destiné notamment à faciliter leur identification et à renforcer leur sécurité.

Pour accompagner cette nouvelle émission, la BEAC a annoncé un programme de mise en circulation de 500 millions de pièces par an, avec l’objectif d’atteindre trois milliards de pièces à l’horizon 2030. Cette stratégie doit permettre de renforcer la disponibilité de la monnaie divisionnaire, dont la rareté complique depuis plusieurs années les transactions quotidiennes, notamment dans les marchés, les commerces et les transports.

Cette pénurie est notamment attribuée par les responsables de la BEAC à des réseaux de collecte et d’exportation illicite de pièces vers l’Asie. Le phénomène avait déjà été évoqué en décembre 2019 par Abbas Mahamat Tolli, alors gouverneur de la banque centrale, qui avait fait état de signalements concernant des entreprises procédant à la collecte et à l’exportation de pièces de franc CFA. Des investigations avaient été annoncées avec les autorités des États membres pour mieux cerner l’ampleur de ces pratiques.

Selon les explications avancées par la BEAC, certaines pièces anciennes intéressent ces réseaux en raison de la valeur commerciale des métaux et alliages entrant dans leur fabrication. La récupération de ces matières premières à des fins industrielles, notamment pour la bijouterie, contribuerait à détourner une partie de la monnaie métallique de son usage initial. Les quantités concernées et la valeur financière exacte de ce trafic n’ont toutefois pas été rendues publiques.

Pour réduire l’attractivité de ces opérations, la banque centrale affirme avoir modifié la composition métallique de ses nouvelles pièces. « Les métaux et les alliages qui ont été utilisés pour cette nouvelle gamme vont permettre de garantir sa sécurité, par rapport à l’exportation des pièces que nous connaissons dans la zone, en raison de ce que les alliages et les métaux [des anciennes pièces] ont une valeur marchande beaucoup plus élevée que les pièces elles-mêmes. Nous avons corrigé ce problème », avait expliqué le gouverneur Yvon Sana Bangui, à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire tenue le 24 mars 2025 à Malabo, en Guinée équatoriale.

La BEAC espère ainsi limiter les détournements de pièces vers des usages autres que monétaires, tout en augmentant progressivement les quantités disponibles dans les circuits commerciaux. L’enjeu est de permettre aux consommateurs de régler leurs achats et aux commerçants de rendre la monnaie, sans subir les difficultés d’approvisionnement constatées ces dernières années.

La décision du Comité ministériel ouvre une nouvelle étape du renouvellement de la monnaie métallique dans la CEMAC. Son application dépendra notamment de l’organisation de l’échange des anciennes pièces et de la capacité de la BEAC à approvisionner régulièrement les établissements bancaires et les circuits commerciaux. À l’approche du 1er novembre, la publication des modalités pratiques d’échange constitue la prochaine échéance pour les détenteurs des pièces concernées.

BRM

Lire aussi:

02-04-2025 – Cemac : voici la nouvelle gamme de pièces de monnaie en circulation

03-04-2025 – Cemac : la BEAC compte injecter 3 milliards de pièces dans le circuit économique à fin 2030 pour éviter la pénurie

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