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Quelle maison pour demain ? À Douala, un panel interroge les préférences et réalités du logement en Afrique francophone

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Quelle maison pour demain ? À Douala, un panel interroge les préférences et réalités du logement en Afrique francophone
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(HEC) – Alors que le continent africain connaît l’une des plus fortes croissances démographiques au monde, couplée à une urbanisation croissante, la pression sur le logement ne cesse de s’intensifier. Dans ce contexte, un panel s’est tenu le jeudi 5 juin à Douala, autour d’une question centrale, à la croisée de l’économie, de la société et de la culture : Quelle est aujourd’hui la maison idéale en Afrique francophone ?

Organisé à l’initiative de la communauté des diplômés HEC Paris basés au Cameroun, ce panel a mis en lumière les résultats d’une étude menée par le cabinet NAAM Advisory, conseil en stratégie, représenté pour l’occasion par Yannick Nkembe, statisticien-économiste et fondateur de NAAM Insights.

“Les pays africains ont connu une vague d’urbanisation rapide au cours de ces dernières années et font face à des déficits de logements importants, qui continuent de se creuser avec la croissance urbaine”, a expliqué l’intervenant. “L’étude que nous avons menée vise à comprendre les profils, préférences et capacités financières des acquéreurs potentiels, afin de définir des modèles de logements permettant de combler la demande résidentielle en Afrique francophone.”

L’étude, conduite au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Gabon, repose sur une série de groupes de discussion et une analyse comparative des données socio-économiques dans les trois pays. Elle met en évidence un déficit de logements préoccupant, estimé entre 2 et 2,5 millions d’habitations au Cameroun. En l’absence d’une offre accessible, l’auto-construction demeure le principal mode d’accès à la propriété pour une large part de la population. Les logements les plus abordables proposés par les promoteurs publics au Cameroun atteignent 17 millions de FCFA, mais seuls 15 % des ménages peuvent prétendre au financement bancaire nécessaire. Au Gabon, les prix planchers avoisinent 23 millions de FCFA, avec une proportion d’acheteurs éligibles qui atteint 27 %.

Dans ce contexte de fortes contraintes financières, l’étude révèle que pour la grande majorité des populations urbaines francophones, la maison idéale demeure associée au duplex, symbole de réussite sociale et de confort. Cette aspiration entre cependant en contradiction avec les réalités financières : près de 50 % de la population camerounaise vit avec moins de 100 000 FCFA par mois, un revenu qui rend l’accès au logement formel particulièrement difficile.

Par ailleurs, cette dynamique d’auto-construction alimente un étalement urbain souvent non planifié – voire non maîtrisé – générant des coûts importants pour les collectivités. Le raccordement aux services de base – eau, électricité – devient complexe et coûteux à mesure que les zones d’habitat s’étendent de façon diffuse. Un modèle d’urbanisation dispersée qui pose la question de l’optimisation et de la soutenabilité à long terme du développement des villes africaines.

Autre enseignement significatif de l’étude : les futurs acquéreurs sont prêts à payer un premium, non pas pour des options de confort superflu, mais pour sécuriser l’accès à des services essentiels face aux carences des services publics. Groupes électrogènes et transformateurs, autant d’équipements que les ménages acceptent de financer.

Ces choix traduisent des aspirations façonnées par l’environnement urbain et traduisent une adaptation face à l’absence de services fiables. L’étude appelle dès lors à repenser l’offre immobilière et les politiques urbaines autour de modèles plus accessibles, durables, verticaux et adaptés aux réalités locales.

Elle plaide pour une mobilisation et une action coordonnée des architectes, promoteurs, urbanistes et acteurs publics, afin de proposer des logements en phase avec les capacités de financement des populations, tout en répondant à des enjeux collectifs. Il devient donc essentiel d’intégrer des critères de réalisme économique et de densité maîtrisée, afin de limiter l’étalement urbain et de construire des villes plus résilientes.

C’est dans cette volonté d’apporter un éclairage concret de nourrir la réflexion collective que s’inscrit cette initiative portée par les Alumni de HEC Paris au Cameroun. “Notre ambition est de créer de nouveaux espaces d’échange, de mise en réseau et de partage de savoirs. Le rendez-vous de jeudi dernier n’était qu’une première étape. D’autres rencontres suivront, autour de thématiques clés comme l’économie, l’éducation, ou encore la promotion des arts et de la culture. La force du réseau HEC, son exigence académique et son ancrage dans l’entrepreneuriat, nous donne les moyens de faire vivre cette dynamique.”, a conclu Guylaine Zafack, organisatrice de l’événement et diplômée de l’École en 2013.

En lançant ce cycle de rencontres, les Alumni d’HEC Paris au Cameroun entendent ainsi contribuer aux grands débats économiques du pays et créer un espace de réflexion collective, accessible au grand public comme aux décideurs. L’ambition est claire : faciliter l’accès à une information fiable, à des analyses structurantes, et mettre en lumière les réflexions d’experts africains.

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la Côte d’Ivoire éliminée en 16e de finale par la Norvège 1-2

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L’aventure américaine des Éléphants de Côte d’Ivoire s’est arrêté tout net en 16e de finale, face à la Norvège de Erling Haaland.

Malgré un potentiel énorme et de solides certitudes dans le jeu, les ivoiriens ont buté sur l’iceberg norvégien.

Les Norvégiens ont en effet ouvert le score grâce à une lumineuse inspiration de Nusa, à la 39e minute de jeu, donnant l’avantage à son équipe à la pause.

Au retour des vestiaires, les joueurs de Emerse Fae mettent le pied sur le ballon, sans parvenir à revenir au score. C’est à la 76e minute de le mancunien Amad Diallo va, sur un exploit individuel, ramène les Éléphants de Côte d’Ivoire dans le match.

Mais ce sera sans compter sur Erling Haaland qui vient doucher définitivement les espoirs français à la 86e minute de jeu.

Le score n’évoluera pas en dépit des moult tentatives ivoiriennes.

Pour les 8e de finale de la Coupe du monde, la Norvège sera opposé au Brésil.

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l’Olympique de Marseille annonce se séparer de Habib Bèye

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L’aventure de l’ancien international sénégalais Habib Bèye à la tête de l’Olympique de Marseille aura été de courte durée.

Dans un communiqué en date de ce mardi 30 juin, le club phocéen a annoncé le départ de Habib Bèye de la tête de l’Olympique de Marseille.

Un départ intervenu après que l’ancien joueur et ancien capitaine marseillais a passé seulement moins de 6 mois à la tête de l’équipe de la canebière.

« L’Olympique de Marseille annonce mettre fin à sa collaboration avec Habib Beye. Le Club remercie Habib Beye et lui adresse ses meilleurs vœux pour la suite de sa carrière », indique de manière sommaire le Communiqué officiel de l’Olympique de Marseille.

Lors de la saison 2025-2026, l’Olympique de Marseille a terminé à la 5e place du classement de la Ligue, ratant les places qualificatives à la Ligue des champions, le grand objectif que s’étaient fixés le club et ses dirigeants.

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Agriculture durable : plus de 8 milliards FCFA investis depuis 2020 dans la certification des bassins agricoles

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Agriculture durable : plus de 8 milliards FCFA investis depuis 2020 dans la certification des bassins agricoles
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(Investir au Cameroun) – Trois grands bassins de production agricole du Cameroun bénéficient depuis 2020 de programmes de certification et de durabilité destinés à rapprocher leurs produits des standards internationaux. Selon le rapport d’activités des cinq dernières années de Rainforest Alliance, 15,5 millions de dollars, soit environ 8,9 milliards de FCFA, ont été investis dans les communautés agricoles du Dja, des Hautes Terres de l’Ouest et du Grand Mbam.

Ces interventions couvrent environ un million d’hectares et auraient touché 120 000 personnes, selon l’organisation. Elles s’inscrivent dans un contexte où les exigences de conformité se renforcent sur les marchés internationaux, en particulier avec le Règlement de l’Union européenne sur la déforestation (RDUE). Ce texte impose aux opérateurs de prouver que les produits concernés, dont le cacao et le café, ne proviennent pas de terres déboisées après le 31 décembre 2020.

Pour les filières d’exportation camerounaises, l’enjeu est stratégique. Les certifications ne sont plus seulement des labels commerciaux. Elles deviennent progressivement des instruments d’accès au marché, notamment pour les producteurs, coopératives et exportateurs souhaitant conserver leurs débouchés en Europe.

Dans la filière cacao, les grandes entreprises acheteuses de fèves investissent dans l’accompagnement des producteurs afin de rendre leur production conforme aux exigences de traçabilité, de durabilité et de qualité. Une fois ce processus engagé, des organismes agréés, comme Rainforest Alliance, délivrent des certifications destinées à attester du respect de standards agricoles, environnementaux et sociaux.

Le Grand Mbam, vitrine de la conformité cacao

Dans le Grand Mbam, présenté par Rainforest Alliance comme un« territoire stratégique pour l’avenir de la filière cacao camerounaise », plus de 5,2 millions de dollars, soit environ 3 milliards de FCFA, ont été investis pour renforcer les capacités des producteurs, améliorer la gouvernance locale et soutenir la transition vers des chaînes d’approvisionnement sans déforestation.

L’organisation indique y avoir accompagné« les producteurs, les coopératives, les communautés et les entreprises dans la construction de chaînes d’approvisionnement plus responsables ». Selon le rapport, cette approche permet progressivement au paysage du Grand Mbam de s’imposer comme un modèle national de production cacaoyère durable, conciliant performance économique, préservation des forêts et conformité aux exigences du RDUE.

Au total, 65 000 producteurs de cacao y ont été accompagnés, regroupés au sein de 25 coopératives, pour plus de 120 villages couverts. Rainforest Alliance fait également état de 21 certificats actifs délivrés dans cette zone, avec l’engagement de cinq entreprises majeures de la chaîne d’approvisionnement cacao.

Ces investissements ont aussi permis de renforcer les dispositifs de prévention et de suivi de la déforestation dans les principales zones de production cacaoyère, ainsi que la participation des communautés à la surveillance et à la gouvernance des ressources forestières.

Dja et Hautes Terres : restauration, agroforesterie et relance du cacao

Dans les Hautes Terres de l’Ouest, 4,6 millions de dollars ont été investis pour soutenir la restauration des paysages, la gouvernance territoriale et les moyens de subsistance. Dans cette zone de grande culture de la pomme de terre, 251 hectares ont été restaurés, contribuant à la protection des écosystèmes montagnards et des bassins versants stratégiques. Plus de 114 000 plants ont aussi été produits et mis en terre dans le cadre des efforts de restauration écologique et d’agroforesterie.

Dans le paysage du Dja, dans la région du Sud, Rainforest Alliance indique avoir mobilisé 5,6 millions de dollars, soit environ 3,2 milliards de FCFA. L’accompagnement des communautés a notamment permis de relancer la production de cacao, progressivement abandonnée dans cette zone.

En 2025, plus de 95 000 kg de cacao y ont été commercialisés, pour un chiffre d’affaires de 238,5 millions de FCFA. Les techniques d’optimisation durable des cultures ont aussi permis de distribuer plus de 7 millions de FCFA de primes à près de 150 cacaoculteurs. Le rapport mentionne par ailleurs plus de 330 hectares de parcelles de cacao labellisés, plus de 60 000 plants de cacaoyers produits et distribués, ainsi que 200 hectares de parcelles cacaoyères densifiées.

Pour William Malla, directeur pays de Rainforest Alliance au Cameroun,« les résultats observés aujourd’hui ne se mesurent pas seulement en hectares restaurés ou en arbres plantés. Ils se traduisent aussi par la restauration de sources d’eau, des terres plus productives et des communautés qui reprennent en main l’avenir de leurs paysages ».

Rainforest Alliance déploie désormais une nouvelle version de son Standard d’agriculture durable, censée mieux intégrer les exigences liées à la santé des sols, à la résilience des cultures, à l’eau, à la biodiversité et aux impacts sociaux. Pour les producteurs camerounais, cette évolution marque un changement de paradigme : la compétitivité agricole ne dépend plus seulement des volumes produits, mais aussi de la capacité à prouver l’origine, la conformité et la durabilité des produits exportés.

À mesure que les marchés internationaux renforcent leurs exigences, ces programmes de certification peuvent donc devenir un levier de maintien des débouchés, notamment pour le cacao. Mais leur impact dépendra de leur appropriation par les producteurs, de la capacité des coopératives à assurer la traçabilité des parcelles et de la possibilité de convertir les efforts de durabilité en meilleurs revenus pour les communautés agricoles.

Ludovic Amara

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