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Maurice Kamto alerte sur un double risque de coup d’État au Cameroun
À quelques mois du scrutin présidentiel, l’opposant Maurice Kamto, candidat déclaré pour la présidentielle d’octobre 2025, tire la sonnette d’alarme.
Dans une déclaration poignante publiée ce dimanche, il dénonce un climat politique marqué, selon lui, par « la tentation du pire » de la part du régime en place, qu’il accuse de préparer un double coup d’État, à la fois électoral et militaire.
Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) pointe une série d’indices préoccupants : refus d’ELECAM de publier la liste électorale nationale, tentative supposée de report du scrutin, appels publics à l’armée en cas de victoire de l’opposition, et inertie de la justice face à des plaintes déposées.
« LA TENTATION DU PIRE.
Il flotte un air de coup d’Etat sur le Cameroun.
Face au réveil du peuple camerounais assommé par la misère et le manque de perspective – que chacun expérimente désormais – le régime RDPC est aux abois en cette veille de l’élection présidentielle de 2025.
En effet, il est désormais évident que le RDPC a peur de perdre le pouvoir. Il sait qu’il ne peut gagner une élection transparente et libre dans notre pays. De surcroît, il est dans une impasse, ne pouvant, en l’état actuel des choses, présenter ni la candidature du Président de la République sortant, ni celle d’un autre candidat à l’élection présidentielle à venir.
Selon un de ses militants, Conseiller municipal de la Commune de Monatélé dans le Département de la Lékié, faute pour le RDPC d’avoir tenu son Congrès ordinaire à la date du16 septembre 2016, le mandat de son président national et celui de toutes les instances dirigeantes du RDPC ont expiré depuis lors.
En conséquence, celui qui est généralement présenté comme le candidat naturel du RDPC ne peut juridiquement être candidat de ce parti à la prochaine élection présidentielle, au regard des statuts de son parti. Face à cette situation, le RDPC multiplie manœuvres et provocations visant à semer le trouble afin d’éviter la tenue d’une élection présidentielle apaisée dans notre pays.
Lors d’une conférence de presse que j’ai donnée le 10 mai 2024 à Yaoundé, j’exprimais déjà mes vives inquiétudes sur les menaces d’un coup d’Etat électoral et d’un coup d’Etat militaire ourdis par le régime RDPC.
S’agissant du coup d’Etat électoral, la meilleure illustration de sa préparation active est le refus arrogant de la coalition ELECAM, Conseil Électoral, Conseil Constitutionnel, juridictions judiciaires, de rendre public, la liste électorale nationale, conformément à l’article 80 du Code Électoral.
Quant à la menace d’un coup d’Etat militaire, qui n’est pas non plus une vue de l’esprit, je dois rappeler que le 03 septembre 2023, lors d’un débat sur la chaîne de télévision Équinoxe, un militant du RDPC, représentant officiel de ce parti, déclarait : «Si le MRC gagne l’élection présidentielle en 2025, l’armée peut faire un coup d’État contre KAMTO (…) « .
Peu après cette sortie grave, un autre communicant officiel du RDPC, publiait sur son compte Facebook : « l’UPC, le SDF, l’UNDP, le PCRN, l’AFP et autres n’ont jamais insulté l’armée de ce pays. Si l’un de ces partis gagne l’élection présidentielle un jour, l’armée se mettra au service de son leader. Par contre, si c’est le MRC ou un parti ayant investi le président du MRC qui gagne, il y aura automatiquement un coup d’État ».
À la suite de ces appels publics à un coup d’Etat militaire au cas où le candidat du MRC sortirait vainqueur à l’élection présidentielle d’octobre prochain, le MRC déposait, le 23 septembre 2023, une plainte devant le Tribunal de Première Instance de Yaoundé, contre ces deux personnes.
Alors que nous sommes déjà entrés dans la période légale de convocation du corps électoral, cette plainte reste bloquée, sans que le MRC et ses avocats en connaissent les raisons. Ce qui accrédite l’idée selon laquelle les deux personnes en questions avaient simplement porté sur la place publique la position officielle de leur parti, et qu’en conséquence elles bénéficieraient des protections politiques et judiciaires décisives du pouvoir en place.
Ces individus continuent d’être invités dans les médias, affichant le même zèle, comme si appeler à un renversement de l’ordre constitutionnel était devenu banal. Une telle impunité est inquiétante, dans un pays qui a déjà été secoué par une tentative de coup d’Etat militaire qui a laissé des blessures profondes.
Plus on approche du scrutin présidentiel d’octobre prochain, plus le régime RDPC découvre la détermination d’un peuple, enfin debout, à obtenir le changement par les urnes et dans la paix, notamment en menant une lutte acharnée contre les fraudes électorales et tous les fraudeurs qui les orchestrent. Plus on approche de l’échéance en question, plus ce régime est tenté par le pire, dans l’illusion de conserver encore le pouvoir contre la volonté du peuple.
Comme vous l’avez constaté, le succès populaire du meeting MK2025 du 31 mai à Paris a littéralement mis en transe le pouvoir, comme le montre l’abandon par certains ministres de leur travail, que l’on croyait absorbant, au profit des sorties ubuesques sur les réseaux sociaux.
Le plus étonnant c’est leur nervosité quand on exprime sa désapprobation légitime devant l’exposition publique indécente d’un patriarche, ou lorsqu’on s’engage, dans un souci d’apaisement et de rassemblement, à protéger le Président de la République en fonction et sa famille.
C’est à croire qu’ils auraient plaisir à montrer ainsi, de façon choquante, un homme qui a son âge comme chacun a le sien, et qu’ils se prépareraient à le malmener dès qu’il cesserait d’occuper ses fonctions actuelles. Telle n’est pas notre conception des choses, et aucun mensonge ne changera les faits.
Notre connaissance des expériences historiques d’édification des nations nous enseigne la pondération, afin d’épargner le pays des cycles de revanches. Trop de rancœurs ont été accumulées depuis les massacres des upécistes, notamment à partir de 1955 à ceux plus récents des régions anglophones et les violences contre les militants du MRC pour qu’un dirigeant camerounais patriote qui aspire à la lourde responsabilité de la conduite de la nation ne soit pas habité par le souci d’apaisement voire de guérison des mémoires plurielles blessées. Reconstruire l’unité de notre pays est l’une de mes missions primordiales.
L’ébranlement du pouvoir en place par le meeting de Paris est attesté par ailleurs par la construction mensongère et puérile faites par les officines du régime autour de mon rappel aux Camerounais que seuls la détermination et le sens du dévouement permettent de réaliser le Changement par l’Alternance démocratique auquel ils aspirent, comme l’a montré courageusement le peuple frère sénégalais aux mains nues, malheureusement au prix d’un lourd bilan humain.
La construction démagogique du régime autour de cette évocation purement factuelle sonne faux et renseigne encore plus le peuple camerounais sur le rapport difficile du régime RDPC à la vérité. Il n’est pas jusqu’au Secrétaire Général du Comité central du RDPC qui ne se soit senti obligé de publier, le 10 juin dernier, une longue tribune à ce sujet.
Le même jour, à l’occasion de la rentrée parlementaire de la session de juin 2025, le Président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale, du haut des tribunes de ces assemblées respectives, ont condamné hypocritement la violence verbale, les attaques contre l’harmonie sociale et les prophètes du chaos.
Faut-il rappeler que le Président de l’Assemblée nationale est celui-là même qui avait organisé en compagnie de plusieurs de ses camarades ministres et devant des autorités administratives et des forces de sécurité, le 14 juillet 2018 à Maroua, l’incendie en public des T-shirt et écharpes du MRC ?
C’est dans ce climat de fébrilité du pouvoir en place que l’on parle à nouveau des projets de coup d’Etat ruminés dans certains cercles extrémistes du régime. En ce qui concerne le coup d’Etat électoral, outre le refus arrogant d’ELECAM de publier la liste électorale nationale comme le prévoit l’article 80 du Code Électoral, les diverses manœuvres du Directeur général de cet organisme pour décourager les inscriptions des Camerounais sur les listes électorales, certains jusqu’au-boutistes envisagent le report de l’élection présidentielle d’octobre prochain à l’occasion de la session parlementaire de juin en cours.
Il convient de rappeler aux porteurs d’un tel projet que depuis dimanche, 15 juin, le Cameroun est déjà entré dans la période de l’élection présidentielle de 2025, car depuis cette date et à tout moment jusqu’au 17 juillet au plus tard, le corps électoral peut être convoqué conformément à l’article 86 alinéa 2 du code électoral. Aussi, toute manœuvre visant le report de cette élection présidentielle ne serait-il rien d’autre qu’un coup d’Etat électoral; et donc une agression du peuple camerounais qui déclencherait automatiquement sa légitime défense.
Quant au coup d’Etat militaire, plus le régime RDPC réalise que la majorité du peuple camerounais lui a résolument tourné le dos, plus dans certains de ses milieux les plus intégristes, l’idée d’un coup de force militaire ferait du chemin.
Ce scénario est celui que deux communicants officiels du RDPC évoqués précédemment ont publiquement dévoilé aux Camerounais en 2023, comme nous l’avons rappelé précédemment: l’idée serait de laisser se dérouler l’élection présidentielle que l’on sait par avance perdue pour le pouvoir en place, puis de créer le chaos avec pour objectif la prise du pouvoir par un groupe de militaires, afin d’empêcher l’installation à la tête de l’Etat de celui que le peuple camerounais aura librement choisi dans les urnes.
Les deux communicants propagateurs de ce scénario de coup d’Etat militaire n’ont jamais été sanctionné pour cela ni par leur parti, ni par la justice, en dépit de la plainte portée contre eux par le MRC. Il y a donc lieu de dire que ce coup d’Etat militaire annoncé en cas de défaite du candidat du RDPC est activement en préparation, maintenant que le pays entre dans la période légale de l’élection présidentielle.
C’est dans ce contexte de refus assumé du jeu démocratique par le régime en place que l’ONU a cru bon de signer, en catimini, le 09 mai 2025, une convention avec ELECAM, qui prétend poursuivre l’objectif de la crédibilisation de l’élection présidentielle à venir.
L’ONU sait pourtant qu’ELECAM refuse de publier la liste électorale nationale, qui en plus d’être une obligation légale est le premier élément de crédibilité d’une élection. C’est également dans cette ambiance de coup d’Etat officiellement annoncé que, le dimanche 8 juin 2025, un Général d’Armée, patron de la gendarmerie française, est arrivé au Cameroun pour une visite de deux jours, au cours de laquelle, selon la presse, il a rencontré les autorités responsables de la sécurité et de la défense du pays pour évoquer l’élection présidentielle à venir.
La France et l’ONU sont-elles vraiment conscientes du rôle que veut leur faire jouer le régime RDPC dans la mise en application de son projet de coup d’Etat militaire annoncé et assumé au cas où son candidat à l’élection présidentielle serait battu dans les urnes ? Leur responsabilité sera engagée si par malheur advenait le pire ainsi annoncé.
Fait à Yaoundé le 16 juin 2025 Maurice KAMTO,
Candidat à l’élection présidentielle de 2025″
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Malabo menace Paris : crise diplomatique en cours

Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé.
Malabo menace Paris d’une rupture totale de ses relations diplomatiques. Cette crise fait suite à la publication d’un appel d’offres pour la mise aux enchères de l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris, qui sert de représentation diplomatique à la Guinée équatoriale.
Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a dénoncé une décision « unilatérale et hostile », incompatible avec les principes qui doivent régir les relations entre États souverains.
La réciprocité et le droit international
Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé. Le gouvernement équato-guinéen affirme ne reconnaître ni la légalité ni les effets de cette vente et rappelle que les relations diplomatiques doivent reposer sur le respect mutuel, la réciprocité et le droit international, et non sur des décisions administratives imposées par un État au détriment d’un autre.
L’État français a enclenché la mise aux enchères de ce somptueux hôtel particulier. La première phase (clôture des offres) a été lancée pour évaluer la solidité financière des candidats, la seconde phase étant prévue pour la rentrée.
La justice française
Cet actif immobilier est au cœur de l’affaire dite des « biens mal acquis ». La justice française a définitivement confisqué ce bâtiment lié à la famille Obiang, et une loi française de 2021 prévoit que les avoirs confisqués dans ce type de dossier servent à financer des projets d’intérêt général pour la population locale.
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Biya et ses fils en lice

C’est une révélation du journal dit panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, datant du 22 juin 2026 : après Franck, un autre « fils » du président tisse sa toile et se prépare depuis des années à la succession de son père.
Louis Paul Motaze est le cousin de Franck Biya, fils adoptif du président de la République. A en croire Albin Njilo, il « profiterait du volte-face » des élites du Sud qui, selon Jeune Afrique citant ses sources, ont fait remonter l’information au chef de l’État selon «laquelle elles n’étaient pas favorables à la candidature de Franck Biya». «Nul n’ignore le poids des élites du Sud dans l’administration publique camerounaise», clarifie le journaliste de Construire Ensemble.
Directeur Général de la CNPS, puis ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire au sortir des ajustements, en passant par le Secrétariat Général de la Présidence de la République (SGPR) jusqu’aux Finances, il est, selon plusieurs observateurs, l’homme le plus puissant après le président Paul Biya en termes de réseau.
Batoufam
«Il contrôle la presse — pour preuve, citez un seul média qui le critique —, il contrôle les médias télévisés et il est fortement connecté au milieu des affaires dans toutes les régions du pays, principalement à l’Ouest. Ses rapports avec les chefs traditionnels de l’Ouest sont stratégiques. Parmi ses pions figure le très charismatique Nayang Toukam Innocent, dont le leadership lui aura permis d’organiser sur son sol les rencontres des chefs traditionnels d’Afrique ; il reçoit d’ailleurs constamment des réunions sectorielles du gouverneur de la région de l’Ouest. Louis Paul Motaze l’a rencontré personnellement dans le palais royal de Batoufam il y a 5 ans, accompagné d’une délégation au sein de laquelle se trouvait l’homme d’affaires et patron de Biopharma. Ce chef a fait de Batoufam la 20 e destination d’eco tourisme au monde par l’Organisation Internationale du Tourisme Social», analyse Albin Njilo.
Véritable stratège, les révélations de Jeune Afrique ne sont guère surprenantes : «il a su s’éloigner de l’homme d’affaires Amougou Belinga après le scandale lié à l’assassinat de Martinez Zogo. Le grand bien que l’on dit de lui, c’est qu’il n’est pas attaché au tribalisme, même dans son entourage intime. Il reste juste à questionner son bilan depuis 2007, date de son entrée dans le cockpit de l’avion Cameroun à travers le MINEPAT. Louis Paul Motaze a donc face à lui son cousin Franck Biya, le protégé de la première dame Oswald Baboke, si on s’en tient aux informations de Jeune Afrique, et Ferdinand Ngoh Ngoh qui, malgré ses bons points, est très peu généreux, contrairement à ce que laisse entendre l’entourage de Motaze. Quant à Franck Biya, il inspire, selon Jeune Afrique, une certaine froideur auprès de la jeunesse du Sud», conclut le journaliste de Construire Ensemble.
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Le Cameroun et la Turquie scellent un accord militaire et financier historique
Sur très haute instruction du President Paul Biya, Chef de l’État et Chef Suprême des Forces Armées Camerounaises, le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, vient de poser un acte majeur dans le renforcement de la puissance militaire du Cameroun.
Le Cameroun et la Turquie ont officiellement signé un accord de coopération financière militaire historique à Ankara. Cet accord, paraphé par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, et son homologue turc, Yaşar Güler, marque un tournant stratégique majeur dans les relations bilatérales entre les deux nations.
Le vice-ministre turc Musa Heybet a également pris part aux discussions. Selon la note officielle, ces textes visent à renforcer les mécanismes de collaboration financière et militaire, et à approfondir les principes de coopération entre Ankara et Yaoundé dans les domaines d’intérêt commun.
Au-delà de la cérémonie de signature, le ministre Beti Assomo a effectué une visite officielle à la Milli Savunma Üniversitesi (MSÜ) l’Université Nationale de Défense de Turquie, établissement de référence dans la formation des élites militaires. Les discussions ont porté sur trois axes stratégiques : Le développement de la coopération militaire bilatérale, la formation des cadres des Forces Armées Camerounaises, l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux pays.
Cette visite s’inscrit dans la continuité d’un partenariat déjà bien ancré. La Turquie forme en effet des militaires camerounais au sein des établissements de la MSÜ depuis plusieurs années. Lors de la visite du ministre turc Yaşar Güler à Yaoundé en mai 2025, Joseph Beti Assomo avait d’ailleurs publiquement remercié Ankara pour la formation gratuite de cadets et de sous-officiers camerounais dans les académies militaires turques.
L’accord signé ce 3 juin 2026 vient donc consolider et élever cette coopération à un niveau supérieur tant sur le plan financier qu’opérationnel. Le Cameroun diversifie et renforce ses alliances stratégiques. Après la France, les États-Unis et Israël, c’est désormais la Turquie qui s’impose comme un partenaire militaire de premier plan pour Yaoundé avec une approche fondée sur la formation, le financement et la coopération opérationnelle, commente Shance Lion.
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