Une polémique qui secoue les réseaux sociaux – L’écrivaine franco-camerounaise Calixthe Beyala a jeté un pavé dans la mare ce week-end. Dans un post choc, elle dénonce des rapports de domination sexuelle au sein du pouvoir camerounais, en place depuis plus de 40 ans sous Paul Biya.
« Des liens de soumission souvent sexuels »
Selon Beyala, les hommes influents du régime entretiendraient des relations homosexuelles basées non sur l’attirance, mais sur le contrôle. « Le Cameroun est le seul pays où des hommes attaquent des femmes pour défendre un autre homme », lance-t-elle, perplexe.
Pour elle, cette contradiction s’explique par des dynamiques cachées : « Quels liens entretiennent-ils entre eux ? Simple camaraderie ? Des liens économiques ? Que nini ! La pauvreté est telle qu’il y a des rapports de soumission… souvent sexuels. » Un coup de griffe qui vise directement l’hypocrisie d’un pays où l’homophobie est affichée, mais où, selon l’autrice, « des hommes entretiennent de jeunes garçons dont ils sont les amants ».
Homophobie officielle vs réalité cachée
Le plus ironique ? Beyala souligne le décalage entre les discours et les actes : « Ils disent détester les homosexuels mais pratiquent l’homosexualité. Ils méprisent les femmes, mais après ce qu’on vient de décrire, ça ne surprend plus personne. »
Ces accusations, bien qu’explosives, ne sortent pas de nulle part. L’autrice, connue pour ses prises de position sans filtre, est devenue l’une des voix les plus critiques envers Yaoundé. Reste à voir si ses propos déclencheront des réactions officielles – pour l’instant, le silence règne du côté du pouvoir.
