Ce vendredi, Flore de Lille, l’influenceuse camerounaise basée en France, devait être libérée sur ordre du président du tribunal. Pourtant, elle se retrouve toujours à la prison de Kondengui, sans mandat d’incarcération officiel. Ses avocats dénoncent une situation « inacceptable ». Mais comment en est-on arrivé là ?
De retour au Cameroun, Flore de Lille a été interpellée à Douala avant d’être transférée à Yaoundé. La raison ? Une plainte de Raymond Tchengang, producteur de musique, qui réclame 10 millions de FCFA (environ 15 000 €) à la blogueuse. Problème : selon ses proches, Flore pensait l’affaire réglée après des échanges avec Tchengang lui-même. « Il lui aurait promis avoir retiré sa plainte », explique un soutien.
Procureur vs Président du tribunal : le clash
Le dossier tourne au duel judiciaire. Alors que le président du tribunal de Yaoundé a ordonné sa libération, le procureur Yves Ntyam s’y oppose farouchement. Un bras de fer qui révèle des tensions au sein même de l’appareil judiciaire. « C’est un combat d’égos entre magistrats », souffle une source proche du dossier.
Tchengang a filmé l’arrestation en direct, déclenchant une vague de haine de la part des fans de Flore. Menés par Guilène Chapuis, une proche de l’influenceuse, ils l’accusent d’avoir « piégé » Flore. « Il ne touchera même pas 5 francs ! », clame un tweet viral.
Officiellement, Flore de Lille n’a pas « dormi en cellule » selon ses avocats, mais « dans les locaux du parquet ». Une version contestée par des observateurs : « À Kondengui, qu’il y ait un lit ou pas, c’est toujours une prison », ironise un internaute.
Le procès est repoussé au 6 juin, laissant planer le doute. Ses supporters espèrent une intervention de la France, mais l’exemple de Thierry Atangana – Français emprisonné 17 ans au Cameroun – refroidit les espoirs.
Entre mauvais scénario et réalité
L’affaire ressemble à un épisode de télé-réalité : accusations publiques, vidéos en direct, soutiens qui s’insultent sur Twitter… Pendant ce temps, Flore reste coincée dans un imbroglio où la justice semble jouer les seconds rôles.
« C’est une histoire de vengeance, pas de droit », résume un avocat camerounais sous couvert d’anonymat. Reste une question : jusqu’où iront les deux camps pour sauver leur réputation ? Affaire à suivre… et à commenter !
