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Restructuré de 50 à 15 milliards de FCFA, le projet SWEDD affiche 81 % de crédits consommés à sa clôture

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Restructuré de 50 à 15 milliards de FCFA, le projet SWEDD affiche 81 % de crédits consommés à sa clôture
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(Investir au Cameroun) – Clôturé en décembre 2024, le Projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD), mis en œuvre au Cameroun avec l’appui de la Banque mondiale, affiche un taux de consommation des crédits engagés de 81 %. Ce niveau d’exécution intervient dans un contexte marqué par une restructuration ayant drastiquement réduit l’enveloppe budgétaire initiale.

Selon le document d’évaluation validé par la Banque mondiale, le projet avait démarré en juin 2022 avec un budget initial de 75 millions de dollars, soit 44,9 milliards FCFA. Mais en février 2024, « compte tenu des retards accumulés dans le démarrage effectif des activités », il a été restructuré. Le montant du crédit a alors été ramené à 15,9 milliards FCFA, soit une baisse de 29 milliards FCFA en valeur absolue, équivalente à 66 % de réduction.

Un plan de travail budgétisé annuel (PTBA) de 13 milliards FCFA a été approuvé en mars 2024, dont 11 milliards ont été effectivement consommés à la date de clôture du projet, le 31 décembre 2024. Le solde du crédit non engagé (29 milliards FCFA) a été annulé à la demande du gouvernement camerounais.

Malgré cette réduction budgétaire, le SWEDD a maintenu ses objectifs : accroître l’autonomisation des femmes et des filles, renforcer leur accès aux services de santé reproductive, maternelle et infantile de qualité, et améliorer la production et le partage des connaissances à l’échelle régionale.

Le projet repose sur trois composantes : générer une demande pour les services de santé en promouvant des changements sociaux et comportementaux ; améliorer la prestation des services, notamment en milieu rural ; et soutenir des politiques centrées sur la transition démographique, le capital humain et l’égalité des sexes.

Parmi les réalisations phares du projet, on note le soutien scolaire apporté à plus de 28 000 filles en classe de CM2 et Class 6 dans les trois régions d’intervention (Adamaoua, Nord, Extrême-Nord), le paiement des frais d’examen pour plus de 17 000 élèves filles au cours de l’année scolaire 2023/2024, ainsi que la distribution de 32 000 kits scolaires.

Dans le cadre du développement des compétences, 45 « espaces sûrs communautaires » ont permis à près de 3 000 femmes d’apprendre une activité génératrice de revenus.

Même après la fin du projet, l’unité de gestion dirigée par Alphonse Glory Mbah Ngami a poursuivi des acquisitions stratégiques en 2025 : 12 cliniques mobiles, 3 ambulances, 4 camions frigorifiques, 3 camions-podiums et 5 chariots élévateurs.

Selon le coordonnateur, « les camions-podiums, destinés au ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique, serviront à la mobilisation sociale et à la sensibilisation des populations pour promouvoir le changement social et des comportements dans les communautés bénéficiaires ». Les camions frigorifiques seront répartis entre la Centrale nationale d’achat de médicaments essentiels (Cename) et le Fonds régional de promotion de la santé de l’Adamaoua.

Les cinq chariots élévateurs contribueront à sécuriser la manutention des produits pharmaceutiques dans les entrepôts. Les cliniques mobiles, quant à elles, sont dotées de dispositifs complets (réfrigérateur, table d’examen, lampe, rayons X, trousses d’urgence, générateur, etc.) et seront déployées dans les trois régions septentrionales, tout comme les ambulances.

Ludovic Amara

Lire aussi :

14-01-2025 – Au Cameroun, la Banque mondiale clôture le projet Swedd de 45 milliards FCFA pour résultats insatisfaisants

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Qualité d’internet : le Cameroun affine la sécurité de son système de noms de domaines

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Qualité d’internet : le Cameroun affine la sécurité de son système de noms de domaines
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L’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic) organise à Yaoundé un forum de trois jours sur la sécurité et la stabilité du DNS (système des noms de domaines).

Du 17 au 19 juin 2026 différentes parties prenantes issues de diverses administrations et structures impliquées dans la gestion et l’utilisation de l’écosystème internet au Cameroun se réunissent dans le cadre de la 6è édition du Forum national sur le DNS (Système des noms de domaines). L’événement se tient à l’hôtel United international sous le thème « Sécurité et stabilité du DNS : clés d’un internet de qualité au Cameroun ». Les travaux ouverts ce matin par le directeur général de l’Antic Ebot Ebot Enaw se présentent comme un cadre d’échange sur la gouvernance, la sécurisation et la résilience du système des noms de domaines, infrastructure essentielle au bon fonctionnement d’internet.

Ce forum s’inscrit dans la continuité des actions et opérations entreprises depuis un certain temps pour sécuriser pleinement l’écosystème internet camerounais exposé à des défis multiples. Des actions antérieures concernent la signature du domaine « .cm » avec DNSSEC pour la souveraineté numérique du pays, l’adoption de cette mesure de sécurité par des opérateurs comme MTN et Camtel ainsi que l’extension de cette adoption à d’autres opérateurs dans l’optique de contribuer à l’atteinte d’une validation 100% DSN. Mais, le taux de validation DNSSEC situe autour de 56%.

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Qualité d’internet : le Cameroun affine la sécurité de son système de noms de domaines
© Journal du Cameroun

Des efforts ont ainsi été faits, reconnait le directeur général de l’Antic. Mais, il existe encore des défis à relever. D’après le prof Ebot Ebot Enaw, DNSSEC, cette couche de sécurité ajoutée au DNS existant pour garantir une sécurité supplémentaire permet qu’un pirate ou un individu malveillant ne puisse plus rediriger une requête DNS vers un faux site. Mais, il ne règle pas le problème d’usurpation d’IP. Il règle le problème d’usurpation DNS. De ce fait, le problème d’usurpation d’IP existe toujours. Il devra encore être traité. « Le DNS est un voyage, pas une destination (…) Ce n’est pas aussi facile que les gens le pensent », a-t-il déclaré devant les participants au forum.

D’après lui, les utilisateurs d’internet mettent l’accent sur la rapidité d’accès, la disponibilité des contenus, la résilience des infrastructures, l’accès et la connectivité. Pourtant, derrière ces attentes se trouve le DSN qui traduit les noms des domaines en adresse IP. L’État a entrepris des démarches pour assurer une transition de l’IPV4 à l’IPV6. Mais le Cameroun ne dispose que de l’IPV4 qui n’a pas assez d’adresses IP pour connecter tous les objets. Certains utilisent des adresses privées qui sont insécurisées. Ce qui rend davantage nécessaire la poursuite des opérations de sécurisation.

Avant de déclarer ouverts les travaux de cette 6è édition, le directeur général a exprimé ses attentes à l’endroit des parties prenantes. « Je vous encourage donc tous à activer DNSSEC à vos différents niveaux, des résolveurs des opérateurs, afin que toute la chaîne soit sécurisée. Parce que signer la zone n’est que la première étape. Il faut l’activer au niveau des résolveurs des opérateurs et des fournisseurs d’accès internet pour que toute la chaîne soit pleinement sécurisée ».

Au cours des travaux et échanges, il sera aussi question de prendre des mesures pour que les acteurs qui traînent le pas passent à l’action pour un internet plus sécurisé et confortable au Cameroun.

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