Dans l’Ouest du Cameroun, près de la ville de Dschang, une route sinueuse et escarpée, tristement célèbre pour sa dangerosité, a longtemps été un cauchemar pour les automobilistes. Connue localement sous le nom de« La Falaise », cette portion de route reliant la région àDouala, le centre économique du pays, a aussi hérité d’un autre surnom beaucoup plus sombre :« le chemin de la mort ». « Environ 100 personnes ont perdu la vie sur cette route », confie à Xinhua– Mathias Djoumessi Wamba, chef traditionnel du village deForeke, où se trouve cette route.
Une catastrophe meurtrière en 2023
Ennovembre dernier, un glissement de terrain a ravagé cette zone. Trois bus transportant des passagers, du matériel de chantier et plusieurs ouvriers ont été engloutis. Au moins11 corpsont été retrouvés après la catastrophe.
La route est alors devenue impraticable. Les automobilistes étaient contraints de faire undétour de 110 kilomètres depuis la région du Littoral, où se trouve Douala, pour rejoindre Dschang. Les conséquences sur la vie locale ont été immédiates. « Toute activité sur cet axe a été paralysée, ce qui a lourdement affecté la vie socio-économique de la région », déplore Wamba.
Une réponse rapide venue de Chine
Face à l’urgence, le gouvernement camerounais a sollicité l’aide deChina First Highway Engineering Co., Ltd. (CFHEC), une entreprise chinoise spécialisée dans les travaux d’infrastructure, déjà bien connue pour ses projets routiers dans le pays.
« Dès que nous avons reçu la mission de secours, nous avons mobilisé nos équipes et nos engins pour intervenir immédiatement sur les lieux », explique Zheng Haichen, directeur du bureau deCFHEC au Cameroun.
En seulement24 heures, l’entreprise a réussi à dégager le site et à créer une voie de circulation temporaire. Une action salutaire qui a permis la reprise rapide du trafic, aussi bien pour les habitants que pour les véhicules.














