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Société

Yaoundé : une femme meurt après avoir été violemment battue par son compagnon, un officier de police

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Jacqueline Essimbi, mère de famille vivant à Yaoundé, est décédée mardi 6 mai, quelques jours après avoir été violemment agressée par le père de ses enfants, Bertrand Essomba, inspecteur principal de police en poste dans la capitale camerounaise.

Les faits se seraient produits fin avril dans le quartier Barrière, à Yaoundé, au cours d’une violente dispute. D’après plusieurs témoignages, c’est à ce moment-là que l’agent de police aurait porté de nombreux coups à sa compagne.

Dans un message vocal bouleversant adressé à un membre de sa famille, dont une copie a circulé, Jacqueline raconte avec douleur : « Je suis au courant de ce qui se passe dans la famille, mais je ne peux rien faire. Je suis couchée, impuissante. Le père de mes enfants m’a battue à mort. Il sautait sur ma poitrine, il me frappait les côtes. J’ai une côte cassée. Côté gauche. J’ai fait plusieurs radios. J’ai tellement mal. J’ai aussi besoin d’un massage. »

Dans un autre échange avec un proche, le 1er mai, elle ajoute : « Je suis en train de mourir. Ton gars est venu me battre à mort. Je souffre. Priez pour moi. »

Un drame de plus dans un contexte de violences conjugales récurrentes

Selon plusieurs témoins, ce n’était malheureusement pas la première fois que Bertrand Essomba s’en prenait physiquement à la mère de ses enfants. En plus des agressions répétées, des sources rapportent qu’il aurait également signé une procuration falsifiée afin de toucher son salaire à sa place.

Ce drame relance une nouvelle fois la question des violences conjugales au Cameroun, où de nombreuses femmes subissent en silence. Les violences vont bien au-delà des coups : elles incluent aussi des agressions sexuelles, des violences psychologiques, et même des formes d’abus économiques.

Des freins persistants malgré les efforts

Des associations de la société civile et certaines institutions gouvernementales tentent depuis plusieurs années de lutter contre les violences basées sur le genre. Mais sur le terrain, les obstacles restent nombreux : poids des traditions, manque de protection légale réelle pour les victimes, et procédures judiciaires souvent longues et décourageantes.

Le décès tragique de Jacqueline Essimbi met en lumière l’urgence d’agir concrètement. Tant que les victimes continueront d’être abandonnées à leur sort ou réduites au silence, ces violences risquent de se répéter dans l’impunité la plus totale.

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The Dual-Intent Trap: Applying for a Visitor Visa While Express Entry Is Active

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The Dual-Intent Trap: Applying for a Visitor Visa While Express Entry Is Active
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Société

Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Société

Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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