Actualités locales
un jeune tué par des séparatistes pour avoir bu une bière Brasseries
Un jeune homme, identifié comme Funwie, originaire de Bafut, a été retrouvé mort tôt le dimanche 12 mai 2025, sur la route de Bafut, à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. Cet incident s’est produit la veille au soir, après une altercation au sujet d’une boisson dite de contrebande, vendue par Brasseries.
Des témoins se souviennent que des combattants séparatistes d’Ambazonie ont expulsé Funwie de force d’un bar de la rue Ayaba samedi soir, alors qu’il buvait. La dispute aurait été provoquée par sa consommation d’une bière de la marque Brasseries. Ces boissons sont considérées comme interdites par les combattants séparatistes de la région. Les assaillants lui auraient dit : « Nous traiterons les consommateurs comme nous traitons les vendeurs », avant de l’enlever.
Son corps sans vie a été découvert le lendemain matin. Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit. Des combattants séparatistes ont déjà enlevé, voire tué, des personnes vendant ou consommant cette boisson, et aucun groupe n’a revendiqué l’attentat.
L’interdiction controversée des « boissons de brasserie »
Dans ce contexte, le terme « boissons de contrebande » désigne les boissons produites et distribuées par les Sociétés des Boissons du Cameroun (SABC), plus connues sous le nom de Brasseries. Depuis le début de la crise anglophone, les groupes séparatistes ont déclaré ces produits interdits dans les territoires qu’ils prétendent « contrôler », accusant l’entreprise de soutenir le gouvernement central de Yaoundé.
Les origines de cette interdiction remontent aux premiers jours du conflit. Lors d’une manifestation de 2017, connue sous le nom de « Révolution des cercueils », l’un des manifestants est monté sur la voiture de Mancho Bibixy et a exhorté les jeunes à cesser de consommer des boissons de brasserie, arguant que la consommation excessive d’alcool émoussait leur conscience et étouffait la résistance. Cette rhétorique a rapidement évolué vers une interdiction pure et simple, que les combattants séparatistes ont commencé à appliquer.
Au fil des ans, des ravisseurs ont ciblé de nombreux commerçants et consommateurs, les forçant à payer des rançons pour vendre ou consommer des boissons de brasserie. Dans certains cas, les autorités ont torturé ou exécuté des individus. Des pirates de l’air ont ciblé des camions transportant ces boissons et, dans un cas, ils ont abattu un chauffeur de camion alors qu’il descendait la colline de Fish Pond à Bamenda.
Insécurité croissante et bilan civil
L’incident de samedi soir s’ajoute à la liste croissante des victimes civiles prises entre deux feux dans la crise anglophone actuelle. Les habitants expriment de plus en plus leur inquiétude face aux méthodes brutales utilisées pour faire respecter les interdits sociaux et les positions idéologiques.
« Personne ne mérite de mourir pour ce qu’il boit », a déclaré un propriétaire de bar local, qui a requis l’anonymat par crainte de représailles. « Cette folie revient. » Funwie, quant à lui, marié et père de trois enfants, laisse derrière lui une famille endeuillée.
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Actualités locales
771 nouveaux professionnels de santé prêtent serment à Bafoussam
Le système de santé camerounais accueille une nouvelle génération de professionnels.
Le 29 mai 2026 à Bafoussam, 771 lauréats issus de 23 écoles de formation de la région de l’Ouest ont officiellement prêté serment, s’engageant à assurer des soins de qualité et à respecter l’éthique de leur profession. Parmi eux figurent 550 Infirmiers diplômés d’État, 173 Techniciens d’analyse médicale, 58 Sages-femmes, 35 Techniciens d’imagerie médicale ainsi que d’autres spécialistes du secteur médico-sanitaire.
La cérémonie de remise des diplômes était présidée par Adrey Epente, secrétaire général des services du gouverneur de l’Ouest, en présence de Moussa Hamadou Satou, président de l’Ordre des professions médico-sanitaires, ainsi que de plusieurs autorités administratives, sanitaires et municipales.
Bon à savoir : le Cameroun compte 189 écoles de formations publiques et privées de santé, soit 49 écoles de formation publique et 140 établissements de formation privée. Parmi les 49 écoles publiques de formation en santé, les régions du Centre à elle seule totalise 12 écoles (24%), le Nord-Ouest 7, l’Est 6 écoles (12%). Les régions de l’Extrême-Nord, Littoral, l’Ouest, le Sud et le Sud-Ouest enregistrent 4 chacune, alors que le Nord traine avec 2 écoles de formation publiques en santé.
Quant aux 149 écoles privées de formations en santé, la région du Centre à elle seule enregistre 55 écoles ; l’Ouest 17 et le Littoral 15. Elles sont suivies dans le classement par la région du Sud avec 9 écoles privées. L’Adamaoua, l’Est, et l’Extrême-Nord ont chacune 8 écoles; le Sud-Ouest en compte 7 et 5 au Nord.
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Actualités locales
« Il nous faut absolument une victoire »
À quelques heures du match retour du deuxième tour des éliminatoires africaines de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA Maroc 2026, l’heure est à la détermination dans le camp des Lionnes Indomptables U17. Opposées au Sénégal ce samedi à 15h00 au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, les Camerounaises n’ont qu’un objectif en tête : décrocher leur qualification.
Après un match aller fermé conclu sur un score nul et vierge (0-0) en terre sénégalaise, le sélectionneur adjoint Hassan Balla a clairement affiché les ambitions de son équipe au micro de Kamerfoot. Pour le technicien camerounais, seule la victoire compte lors de cette manche décisive.
« Il nous faut absolument une victoire. Nous avons fait un match nul de zéro but partout là-bas et il nous faut gagner ce match. Je pense que nous avons préparé l’équipe pour gagner. C’est le seul résultat que nous attendons de cette rencontre », a-t-il déclaré.
Conscient des insuffisances observées lors de la première confrontation, le staff technique a mis à profit les derniers jours de préparation pour apporter les ajustements nécessaires. Hassan Balla assure que plusieurs aspects du jeu ont été revus afin de permettre à l’équipe d’aborder ce rendez-vous dans les meilleures conditions.
« À la suite du match aller, nous avons gommé beaucoup de choses, c’est-à-dire que nous avons essayé de voir ce qui n’a pas marché », a-t-il expliqué.
Malgré la pression de l’enjeu, l’adjoint du sélectionneur se montre serein quant à l’état de préparation de son groupe. Il souligne notamment la bonne dynamique qui anime les jeunes Lionnes à l’approche de cette rencontre capitale.
« De toutes les façons, nous sommes confiants. Les filles sont là et l’état d’esprit est bon », a-t-il conclu.
Portées par le soutien de leur public, les Lionnes Indomptables U17 devront transformer leur domination en efficacité pour venir à bout d’une équipe sénégalaise accrocheuse. Une victoire leur ouvrirait les portes du tour suivant et les rapprocherait un peu plus du rêve mondial.
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plus d’un milliard économisé pour stopper les inondations du Mayo Doumou
Les économies réalisées dans l’exécution des travaux a permis de venir à bout à un problème de drain des eaux qui favorisait l’inondation des zones avoisinantes du Mayo Doumou.
Le Ministre des Travaux Publics, Monsieur Emmanuel Nganou Djoumessi, s’est rendu ce samedi 30 mai 2026 sur le site des travaux de protection des berges du Mayo Doumou afin d’apprécier l’état d’avancement des ouvrages de drain en cours de réalisation. Le Ministre des Travaux publics a apprécié les travaux réalisés par l’entreprise CGCOG, en présence du Secrétaire d’État auprès du Ministre des Travaux publics, chargé des Routes et du Préfet du Diamare.
En effet, au regard des inondations enregistrées dans la zone, de la nécessité de rediriger les eaux du Mayo Doumou et de protéger ainsi la route réalisée à ce point précis, l’aménagement de cet ouvrage s’est imposée, pour lutter efficacement contre les inondations récurrentes qui affectaient les populations riveraines, avec un impact considérable sur les activités socio-économiques de cette zone du projet.
Les travaux de stabilisation et de protection des berges du Mayo Doumou visent notamment à renforcer la résistance des rives face à l’érosion hydrique, à sécuriser les habitations situées à proximité du cours d’eau et à préserver les infrastructures routières menacées lors des fortes pluies. La mission de contrôle, Studi International a apporté des éclairages techniques sur les travaux en cours de réalisation.
Pour sa part, le Ministre des Travaux Publics a insisté sur la protection de ces ouvrages, de même que le respect des normes de qualité, qui doivent contribuer à atteindre les objectifs du gouvernement pour ce qui est de la lutte contre les inondations et les effets des changements climatiques dans la région de l’Extrême-nord.
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