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Owona Nguini démonte l’illusion d’une candidature directe du MRC
Le politologue camerounais Mathias Eric Owona Nguini a remis en question la légalité d’une éventuelle candidature du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à la prochaine élection présidentielle, en s’appuyant sur une lecture stricte des textes constitutionnels et du Code électoral.
Selon lui, il est erroné de penser que le MRC pourrait présenter un candidat en s’appuyant sur le ralliement d’élus issus d’autres formations politiques. «Faire croire que des élus ayant acquis leur mandat sous une autre étiquette peuvent conférer au MRC la légitimité institutionnelle pour investir un candidat relève d’une imposture« , a-t-il affirmé dans une déclaration publique.
Lire la déclaration de Mathias Eric Owona Nguini :
La politique de l’imposture : c’est (se) tromper que de faire croire que le MRC pourra présenter lui-même un candidat à l’élection présidentielle au motif fallacieux que des élus ayant acquis leurs mandats électifs avec d’autres partis se seraient ralliés à lui. L’évocation contorsionniste du mandat impératif nul ne relève que du sophisme.
1- L’ Article 6 alinéa 6, de la Constitution dispose que c’est la loi (Le Code électoral en l’occurrence) qui détermine le régime de l’élection présidentielle.
2- L’ Article 6 Alinéa 6 de la Constitution (loi fondamentale) est donc la disposition constitutionnelle la plus pertinente en ce qui concerne l’organisation de l’élection présidentielle.
3- La Loi Électorale (code électoral) tire sa légitimité de l’article 6, alinéa 6, de la Constitution pour ce qui a trait à l’organisation de l’élection présidentielle.
4- Lorsque l’Article 121 de la Constitution dispose que le candidat investi à l’élection présidentielle ne peut l’être que par un parti à l’élection présidentielle si ce parti est représenté par des élus dans les conseils municipaux ou régionaux, à l’Assemblée nationale ou au Sénat, c’est pour établir la crédibilité démocratique du candidat.
5- L’ On ne peut mobiliser l’article 15, Alinéa 3 de la Constitution pour justifier qu’un parti qui n’a pas investi de candidats aux différentes élections puisse se prévaloir d’élus ralliés issus d’autres partis pour investir lui-même un candidat à l’élection présidentielle.
6- Si un parti ne peut utiliser la disposition sur la nullité du mandat impératif pour justifier que des élus oints par le suffrage universel après avoir été investis par d’autres partis puissent le représenter, c’est parce que l’article 15, Alinéa 3 De La Constitution ne concerne que l’exercice du mandat dans l’instance représentative concernée (l’Assemblée nationale).
7 – C’est de l’imposture que de faire croire que c’est à l’article 15, Alinéa 3 de la Constitution qu’il faut se référer dans la loi fondamentale quand on parle de l’élection présidentielle.
8- En s’appuyant sur le principe « specialis derogat legi generali », il apparaît que l’on ne saurait faire prévaloir l’article 15, Alinéa 3 de la Constitution sur l’article 121 du Code électoral.
9- Le principe de la nullité du mandat impératif nul évoqué à l’article 15, Alinéa 3 de la Constitution n’est pas un principe général à l’instar des principes divers énoncés dans le préambule de la loi fondamentale.
10- Au niveau procédural et au niveau processuel, le parti ayant boycotté toutes les élections ne peut prouver que les élus ralliés issus d’autres partis dont il se prévaut pour essayer de présenter directement un candidat à l’élection le représentent dans les différentes instances représentatives (conseils municipaux ou régionaux ; Assemblée nationale ; Sénat), car il lui sera exigé les procès-verbaux des résultats des diverses élections attestant que ce parti a bien obtenu des élus à l’issue de ces scrutins.
Mathias Éric Owona Nguini.
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Accusé de bloquer les primes des Lionnes, Mouelle Kombi dévoile les paiements effectués

Face aux accusations persistantes de confiscation ou de détournement des primes des Lionnes indomptables en pleine compétition au Maroc, le ministre des Sports et de l’Éducation civique, Narcisse Mouelle Kombi, est formel.
Non ! « Aucun problème de primes ne se pose au sein de la délégation des Lions indomptables ». Le ministre des Sports condamne avec la dernière énergie les vecteurs de fausses informations. C’est l’essentiel d’une communication en date du 12 août 2026 et signée du chef de département ministériel chargé des sports.
D’après le document, l’État a pris en charge toutes les dépenses liées à la préparation et à la participation des Lionnes à la Coupe d’Afrique des nations féminine qui se dispute au Maroc. Ladite prise en charge inclut le transport local et international, l’hébergement, la restauration, l’encadrement médical ainsi que les primes.
Alors que les rumeurs accusent le ministre d’avoir détourné ou d’avoir confisqué ce qui revient de droit aux joueuses et à leur encadrement, Narcisse Mouelle Kombi rappelle les opérations financières effectuées et en cours. Pour la prise en charge des différentes rubriques, le gouvernement a arrêté un budget de 2 447 378 950 FCFA dont une tranche ferme de 1 404 378 950 FCFA et une tranche conditionnelle de 1 043 000 000 FCFA. Le déblocage de cette dernière étant conditionné aux performances de l’équipe. À ce budget, l’État y a ajouté un montant additionnel de 288 210 615 FCFA pour un total de 2 735 589 565 FCFA.
D’après le ministre, les opérations de décaissement ont été entamées. Les primes de participation de la délégation à la CAN ont été virées dans l’intégralité dans les comptes des membres de la délégation pour un montant de 923 000 000 de FCFA TTC, à raison de 30 000 000 par joueuse, soit 26 700 000 FCFA en NAP.
Quant aux primes de performance, leur traitement est en cours de finalisation au ministère des Finances. Les primes de qualification en quarts de finale s’élèvent à 8 000 000 de FCFA TTC par joueuse. Tandis que les primes de qualification en demi-finale sont de 6 000 000 de FCFA par joueuse. En cas de victoire à la finale, chaque joueuse aura droit à une somme supplémentaire de 8 000 000 de FCFA ou plutôt de 5 000 000 de FCFA suite au classement à la deuxième ou à la troisième place.
Ces clarifications ainsi que des assurances données par le membre du gouvernement sont de nature à rassurer le public ainsi que les Lionnes. Elles qui affrontent ce soir dans le cadre des demi-finales de la CAN féminine, la sélection du Maroc après leur victoire sur le Nigeria (1-0) en quarts de finale dimanche dernier.
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