Actualités locales
l’interdiction du MRC est désormais à envisager
Le journaliste et analyste politique Édouard Bokagné a ouvertement évoqué la possibilité d’une dissolution du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), dans une tribune publiée ce week-end, estimant que cette issue devient “inévitable”.
Dans son analyse, Bokagné revient sur ce qu’il qualifie de dérives répétées du MRC depuis 2018, pointant «un comportement incivique et antirépublicain» incarné par son leader, Maurice Kamto. Il accuse ce dernier d’avoir «transgressé les lois de la République» à plusieurs reprises, à travers des actions et discours menaçant la cohésion nationale.
Lire la tribune :
« L’interdiction du MRC est désormais à envisager
Ce que le parti politique MRC a entamé depuis 2018 comme comportement incivique et antirépublicain, que je n’ai eu de cesse de fustiger dans mes humeurs quotidiennes, est d’une exceptionnelle gravité : tant par le discours que par les actes pour la vie publique.
Au départ, ça concernait la seule personne de son principal dirigeant dont on pouvait rire des choix stratégiques et constater dans quelle impasse ils le mèneraient. Je déclarais déjà, en 2020, sa mort politique. (Je la confirme encore aujourd’hui.) Mais je croyais toujours à un avenir pour cette formation. Et je supputais qu’elle lui survivrait.
Elle repose après tout sur un important socle communautaire qui semble se densifier. Sa frange ultra est en train de réaliser le pari d’en faire une affaire bamiléké. Rien d’illégal en soi, entendu que les partis, chez-nous, ont toujours plus ou moins, (beaucoup plus que moins), reposé sur une base régionaliste ou même carrément tribaliste. Le MRC ne serait en rien une exception.
Mais l’avenir pour ce parti politique, (comme pour n’importe quel autre), réside de façon intime dans le respect des lois et codes de la République. Or la mort politique que j’ai dite de son leader a résulté de leur transgression. La gravité en a été mésestimée. Et très mal traitée par des arrangements pour sauvegarder la paix sociale.
Maurice Kamto – ce dirigeant – est construit sur un discours idéologique dont la teneur se constitue de coups de hache dans la cohésion de la vie nationale. Il émane d’une nébuleuse à caractère hégémonique plus ancienne : faite de ce suprémacisme décomplexé que d’autres intellectuels – ou hommes d’influence – issus de son aire géographique ont vantée.
Cela s’est articulé en un slogan que, dans leurs cercles, on n’a plus eu peur de proclamer : notre tour est arrivé. Il n’y a en soi rien de mal de vouloir son tour ou de penser à soi. Et il n’y a pas que là-bas qu’une telle pensée s’est exprimée. La crise du Noso par exemple fut la manifestation d’un irrédentisme identique dont le discours a été ignoré.
Il y a toutefois de mal – le Noso qui brûle en est la démonstration – d’entreprendre des actions pour l’imposer en dehors des canons de la loi ou des usages de la vie publique. Maurice Kamto a démontré, par le passé, que ces canons, il les connaissait. Déjà par sa carrière d’enseignant. Ensuite, par sa contribution à la vie nationale tant comme juriste que comme ministre de la République.
Mais il les a encore beaucoup mieux attestés par ses déclarations. C’est lui qui, parlant ex cathedra en 2004, proclamait l’infaillibilité des « dogmes » du conseil constitutionnel. Il ne pouvait le dire que parce qu’il le savait. C’est lui qui, annonçant le boycott des élections en 2020, disait sa pleine conscience de ne pouvoir dans ces conditions compétir à la prochaine élection.
Ces propos qui établissaient son ancrage dans les usages républicains sont devenus autant de transgressions qui l’ont conduit à des formes d’humiliation dont, malheureusement, il appert n’avoir tiré aucune leçon. Entre 2018 et 2019, il lançait son parti dans le mur du « non au hold-up électoral ». Plusieurs de ses sycophantes sont encore en prison.
En 2020, il entra sur plusieurs fronts dont le plus important fut le boycott des élections. Il le justifia par l’exploit don quichotteste de forcer le régime à modifier le code électoral et de régler la crise du Noso. Ce ne fut pas son seul moulin à vent. Il voulut faire constater l’inaptitude – si ce n’est la mort – du Président par le parlement.
Puis, il entama l’héroïque bataille de sauver la République du covid-19 qui fit planter tous les ordinateurs qui comptaient l’argent cotisé. (Lequel argent s’évapora évidemment). Une telle série de mauvais comptes est suffisante pour faire disparaître n’importe quel imposteur de la vie publique. Mais la crise du Noso montre qu’elle ne lui aliène pas nécessairement le soutien communautaire dont il bénéficie.
Envers et contre tout : c’est l’impression que ça donne. Ça s’est amplement constaté. L’attitude des siens le démontre : ils paraissent littéralement envoûtés. Quoi oblige les petits truands du bush anglophone qu’on ne cesse de massacrer, à leur coup de feu sans avenir ? Ils tuent leurs avocats et kidnappent leurs enseignants par qui cette affaire a commencé. Entendez-vous ceux-là broncher ?
Voilà la réaction de la communauté : on vainc ou on sombre ensemble. Elle lie son sort à celui du leader : le nazisme, à la mort d’Hitler. Cela dessine l’avenir du MRC. Il se négociera en octobre 2025. Maurice Kamto a planté le terreau de l’affrontement. Il a défini les clauses du duel. Il a jeté le gant en disant : je serai candidat. J’ai des représentants.
Il est évident que ce forcing ne peut passer ; que la centrale des élections rejettera son dossier ; que le conseil constitutionnel va le débouter. Mais quoi au-delà ? C’est en ces termes exacts que la question de la crise au Noso s’était posée : on voyait bien une masse agitée. On entendait les provocations d’un leadership fanatisé. On voyait bien qu’on allait à l’affrontement par la surenchère. Mais la question fatidique fut esquivée : quoi au-delà ?
Au-delà, se pose la question du MRC. Ce n’est pas celle de la communauté bamiléké qui est part de la composante nationale et a le droit de participer. Elle ne saurait être prise en otage par un extrémisme de mauvais aloi comme la communauté anglophone en son temps. Il n’y a, dans ce cas de figure, qu’une seule possible projection : la dissolution.
Je crains qu’il veuille falloir s’y résoudre pour le MRC…
C’est la solution maîtresse à envisager…
Édouard Bokagné.
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sans test ADN, il affirme que trois de ses fils ne sont pas les siens et les met dehors

Samedi dernier à Douala, Clément B., 44 ans, a accusé son épouse Elisabeth d’avoir eu ses trois premiers garçons hors de leur relation, et les a poussés hors de chez lui. Lire le récit de Cameroon Tribune.
La police a été alertée samedi dernier par un chef de bloc du quartier Ndogpassi (arrondissement de Douala III) suite à une affaire peu banale. Un père qui reniait ses trois premiers enfants devant témoins. Selon les informations obtenues par CT, Clément B., 44 ans, tourneur dans une fonderie de la place, a épousé Elisabeth en 2008, quelque temps après qu’ils se fussent mis ensemble.
Aujourd’hui employée d’une agence de voyages et âgée de 37 ans, la concernée a eu cinq enfants, des garçons, tout au long de cette relation entamée à sa vingtaine. Samedi, les choses ont pris un tour inattendu. Revenu ce jour-là de son village, Clément B. est apparu triste. Il a réuni autour de lui ses cinq enfants, âgés de 18, 16 et 14 ans pour les trois premiers, et de 12 et 10 ans pour les derniers. L’homme a ensuite appelé et fait venir l’oncle d’Elisabeth, qui est le chef de sa belle-famille, ainsi que le chef de bloc, venu avec deux personnes.
Cette assemblée constituée, Clément B. invite les deux plus jeunes enfants à l’approcher et déclare : « Les deux ci, oui. » Puis ajoute : « Les autres, ce n’est même pas peut-être ». Tout le monde n’a probablement pas encore compris qu’il enchaîne, parlant des trois plus âgés : « Demandez à Elisabeth qui est leur père, ou qui sont leurs pères. »
L’épouse est la première à réagir. Elle bondit sur son mari et le saisit au col, prise d’une colère sans mélange : « Qu’est-ce que tu dis ?! Je n’ai connu qu’un seul homme dans ma vie avant toi, et il est décédé ! ». Clément reste de marbre. Puis demande au trio de garçons indexés de sortir de la maison. Les témoins essaient de calmer la situation, sans grand succès. Il est environ 16 h quand Clément B. pousse lui-même les trois enfants hors du domicile qu’ils savaient le leur encore quelque temps plus tôt. Son épouse appelle un huissier, le chef de bloc saisit la police.
Avant l’arrivée de la patrouille des Esir, Elisabeth décide de quitter la maison elle aussi, demandant à ses deux derniers fils de la suivre. Sans attendre la réaction de Clément, l’oncle d’Elisabeth s’opposera à ce qu’elle les emmène. Avant de poser des questions à son « beau ». A-t-il fait un test ADN ? Réponse : non. Mais lors de son séjour au village, il a discuté avec un patriarche qui lui a dit des choses… Le nom du patriarche ? Pas de réponse. Qu’a-t-il dit précisément ? Pas de réponse.
Elisabeth et ses trois premiers fils vivent depuis lors du côté de Makèpè (Douala V). Aux dernières nouvelles, une assise familiale est prévue ce 11 août.
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Accusé de bloquer les primes des Lionnes, Mouelle Kombi dévoile les paiements effectués

Face aux accusations persistantes de confiscation ou de détournement des primes des Lionnes indomptables en pleine compétition au Maroc, le ministre des Sports et de l’Éducation civique, Narcisse Mouelle Kombi, est formel.
Non ! « Aucun problème de primes ne se pose au sein de la délégation des Lions indomptables ». Le ministre des Sports condamne avec la dernière énergie les vecteurs de fausses informations. C’est l’essentiel d’une communication en date du 12 août 2026 et signée du chef de département ministériel chargé des sports.
D’après le document, l’État a pris en charge toutes les dépenses liées à la préparation et à la participation des Lionnes à la Coupe d’Afrique des nations féminine qui se dispute au Maroc. Ladite prise en charge inclut le transport local et international, l’hébergement, la restauration, l’encadrement médical ainsi que les primes.
Alors que les rumeurs accusent le ministre d’avoir détourné ou d’avoir confisqué ce qui revient de droit aux joueuses et à leur encadrement, Narcisse Mouelle Kombi rappelle les opérations financières effectuées et en cours. Pour la prise en charge des différentes rubriques, le gouvernement a arrêté un budget de 2 447 378 950 FCFA dont une tranche ferme de 1 404 378 950 FCFA et une tranche conditionnelle de 1 043 000 000 FCFA. Le déblocage de cette dernière étant conditionné aux performances de l’équipe. À ce budget, l’État y a ajouté un montant additionnel de 288 210 615 FCFA pour un total de 2 735 589 565 FCFA.
D’après le ministre, les opérations de décaissement ont été entamées. Les primes de participation de la délégation à la CAN ont été virées dans l’intégralité dans les comptes des membres de la délégation pour un montant de 923 000 000 de FCFA TTC, à raison de 30 000 000 par joueuse, soit 26 700 000 FCFA en NAP.
Quant aux primes de performance, leur traitement est en cours de finalisation au ministère des Finances. Les primes de qualification en quarts de finale s’élèvent à 8 000 000 de FCFA TTC par joueuse. Tandis que les primes de qualification en demi-finale sont de 6 000 000 de FCFA par joueuse. En cas de victoire à la finale, chaque joueuse aura droit à une somme supplémentaire de 8 000 000 de FCFA ou plutôt de 5 000 000 de FCFA suite au classement à la deuxième ou à la troisième place.
Ces clarifications ainsi que des assurances données par le membre du gouvernement sont de nature à rassurer le public ainsi que les Lionnes. Elles qui affrontent ce soir dans le cadre des demi-finales de la CAN féminine, la sélection du Maroc après leur victoire sur le Nigeria (1-0) en quarts de finale dimanche dernier.
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