La violence frappe encore le Cameroun. Dans la nuit du 6 mai, une attaque de Boko Haram a coûté la vie à trois soldats dans la localité de Hile-Alifa, près de la frontière nord. Un bilan revu à la hausse, après les premières informations qui évoquaient un seul militaire tué. Six autres soldats ont été grièvement blessés, et des armes lourdes ont été volées.
Les visages derrière le drame
Les victimes ont été formellement identifiées. Il s’agit de Njoumé Ebongué, Zamsia Vincent etMahamat Alfa
Les blessés, évacués vers l’hôpital de Makary, sont actuellement soignés en urgence. Parmi eux : Prosper Abeng, Zouyabeb Frédéric ou encore Arouna Ibrahim. Leur état reste préoccupant.
Armes volées, symbole national piétiné
Pendant l’assaut, qui a duré près de deux heures (entre 2h et 4h du matin), les assaillants ont dérobétrois armes lourdes: deux mitrailleuses de calibre 12,7 mm et un mortier de 81 mm, ainsi qu’un stock important de munitions.
Avant de fuir, ils ontbrûlé le drapeau camerounaiset détruit son mât. Un geste perçu comme uneprovocation envers l’État, selon des sources locales.
Municipalités sous pression
Les véhicules des maires de Hile-Alifa et de Darak ont aussi été réduits en cendres. Une stratégie habituelle de Boko Haram, qui cherche à semer la peur dans les zones frontalières et à s’emparer d’équipements militaires.
Depuis, les forces de sécurité ont lancé une traque dans la région duLogone-et-Chari, où les attaques se multiplient depuis plusieurs mois. Les habitants sont appelés à lavigilance maximale.
Double menace : Boko Haram et crise anglophone
Cette attaque survient moins de 24 heures après un autre drame dans leSud-Ouest anglophone: deux soldats d’élite du BIR (Bataillon d’intervention rapide) ont été tués par unengin explosif artisanalprès du village d’Ikata. Trois autres militaires ont été blessés.














