Le Cameroun prend un virage décisif vers l’autosuffisance agro-industrielle. Dans un geste stratégique et audacieux, le président Paul Biya vient d’octroyer 1250 hectares de terres fertiles à l’entreprise SOPROICAM SA, actrice majeure de la filière soja, pour relancer ses activités dans l’Adamaoua. Objectif : redonner vie à une industrie vitale et stopper l’hémorragie financière que représentent les importations massives de tourteaux de soja, évaluées à plus de 64 milliards de francs CFA en 2024.
C’est sur le site d’Awa, à 60 km de Ngaoundéré, que cette renaissance agricole prend forme. Grâce à ce coup de pouce présidentiel, SOPROICAM va redémarrer ses opérations de production et de transformation du soja, avec une ambition forte : atteindre 100 000 tonnes de production annuelle en mobilisant 50 000 paysans des régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua.
Déjà en 2014, lors de son lancement initial, l’entreprise avait impressionné avec 40 000 tonnes de soja produites par an grâce à la collaboration de 25 000 agriculteurs. Aujourd’hui, l’heure est à la reconquête. Le 16 avril dernier, les promoteurs de SOPROICAM ont exprimé leur gratitude au chef de l’État, en présence des autorités régionales, des partenaires au développement et de toute l’élite agricole du septentrion.
Fondée en 2006, SOPROICAM incarne une vision nationale : valoriser le potentiel agricole local, transformer sur place et générer de la valeur ajoutée. Avec une unité de transformation capable de produire 100 tonnes de tourteaux par jour, l’entreprise entend inverser la courbe des importations et asseoir durablement la souveraineté agroéconomique du Cameroun.














