Nourane Foster, députée du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), l’affirme haut et fort : le plastique que nous jetons chaque jour peut rapporter jusqu’à 500 milliards de FCFA par an au Cameroun. Un potentiel énorme, encore largement inexploité, mais pourtant bien réel.
Selon elle, ces déchets peuvent être transformés en fibres textiles, notamment en polyester — un matériau qui compose déjà 80 % des vêtements importés dans le pays. « Transformons nos déchets en vêtements ! », lance-t-elle avec conviction.
Ce changement de paradigme permettrait non seulement de protéger l’environnement, mais aussi de booster l’économie locale : 50 000 jeunes pourraient ainsi recevoir chaque année un financement de 10 millions de FCFA pour lancer de mini-projets industriels. Une vraie révolution industrielle verte à portée de main.
Petit rappel utile : 90 % des habits que nous portons aujourd’hui sont fabriqués à partir de déchets plastiques. Vous avez sûrement déjà lu sur vos vêtements : 20 % coton, 80 % polyester. Ce polyester, c’est en fait… nos déchets transformés ailleurs et réimportés à prix fort.
Pour Nourane Foster, il est temps d’inverser les rôles : « Au lieu de payer des entreprises des milliards pour ramasser nos ordures, faisons de ces déchets une richesse nationale. Soit nous les valorisons nous-mêmes, soit ce sont eux qui doivent nous payer pour avoir le droit de les collecter. »
Une vision ambitieuse, audacieuse — et surtout, totalement réalisable.














