Encore une fois, la France se retrouve face à un casse-tête budgétaire. Où dénicher les 40 milliards d’euros d’économies nécessaires pour boucler le budget 2026 ? C’est la question brûlante à laquelle le gouvernement Bayrou tente de répondre — et les pistes évoquées font déjà grincer des dents.
Vers un nouveau coup de rabot social ?
La tentation est grande, semble-t-il, de s’attaquer une fois de plus aux aides sociales et à la transition écologique. L’objectif affiché : ramener le déficit public à 7,6 % du PIB d’ici 2026. Mais à quel prix ?
“On sait très bien ce qu’ils préparent, et on les attend au tournant.”
Du côté de l’opposition, le ton est donné. Pour beaucoup, il est hors de question que les plus précaires payent les pots cassés de huit années d’une politique économique jugée inefficace. “Le ruissellement ? On l’attend encore.” L’échec de cette stratégie centrée sur l’offre est dénoncé avec force.
Et si on regardait aussi les recettes ?
Car c’est bien là que le bât blesse : le gouvernement semble obsédé par les coupes budgétaires, oubliant qu’une autre voie existe — celle d’un meilleur équilibre entre économies et recettes. “Mais la colonne des recettes, ça ne les intéresse pas…”
Les collectivités locales en ligne de mire
Autre inquiétude : la contribution exigée des collectivités locales. Pour Jacques Sapir, économiste et professeur à l’EHESS, c’est une “catastrophe annoncée”. “Elles sont déjà au bord du gouffre, alors qu’elles sont en première ligne pour répondre à la crise sociale : aides aux familles, soutien à la culture, transition écologique…”
Moins de moyens pour les collectivités, c’est affaiblir nos services publics de proximité.
Et les conséquences seront concrètes : coup dur pour les associations, les services publics locaux, l’économie de terrain. Bref, ce sont encore les citoyens qui risquent d’en faire les frais.














