La disparition d’Agathe Hilairet, une joggeuse de 28 ans dans la Vienne, met en lumière un phénomène préoccupant : les joggeuses sont souvent des cibles privilégiées pour les prédateurs.
Pourquoi les joggeuses sont-elles des cibles privilégiées ?
Selon la criminologue Sylvianne Spitzer, plusieurs facteurs rendent les joggeuses vulnérables :
- Isolement : Elles courent souvent seules dans des zones peu fréquentées, tôt le matin ou tard le soir.
- Isolement sensoriel : L’utilisation d’écouteurs réduit leur capacité à percevoir leur environnement.
- Tenue de sport : Des vêtements près du corps peuvent être sexualisés par certains agresseurs.
- Manque de vigilance : Concentrées sur leur effort, elles peuvent ne pas être en alerte face aux dangers potentiels.
Ces conditions peuvent faciliter des agressions opportunistes, où l’agresseur agit impulsivement sans préméditation.
Le harcèlement, une réalité quotidienne
Des études révèlent que 43 % des joggeuses ont déjà été harcelées pendant leur course, 30 % ont été suivies, et 18 % ont reçu des propositions sexuelles.
Ce harcèlement peut aller de remarques déplacées à des agressions physiques, comme en témoigne Sylvia Peromingo, victime d’un viol lors de son premier jogging.
L’affaire Agathe Hilairet
Agathe Hilairet a disparu le jeudi 10 avril 2025 après être partie courir depuis le domicile de ses parents à Vivonne.
Son téléphone a été localisé à 10 km de son point de départ.
Les recherches se concentrent désormais sur un secteur restreint, et des auditions sont en cours, notamment sur son environnement personnel.
Vers une prise de conscience collective
Cette affaire souligne la nécessité d’une prise de conscience collective sur la sécurité des femmes dans l’espace public.
Il est essentiel de promouvoir des mesures de prévention, comme courir en groupe, informer sur les risques et sensibiliser le public au respect de l’intégrité des joggeuses.














