Le bras de fer entre le REDHAC et les autorités camerounaises se poursuit. Ce lundi 7 avril 2025, Me Alice Kom, présidente du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC), a comparu devant le tribunal de Bonanjo dans l’affaire du bris des scellés posés sur les bureaux de l’organisation. Alors que le public et les observateurs attendaient un tournant judiciaire, l’audience a été renvoyée au 2 juin 2025, a annoncé Me Fabien Kengne, avocat de la défense.
Une affaire aux allures de bras de fer politique
Tout commence avec la suspension controversée du REDHAC par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Dans la foulée, les locaux de l’organisation sont placés sous scellés. Mais les dirigeants du REDHAC n’entendent pas se laisser museler : ils brisent publiquement les scellés, un geste fort qui débouche sur des poursuites judiciaires contre Me Alice Kom et la directrice exécutive du réseau, Maximilienne Ngo Mbe.
Une audience tendue, un climat électrique
Ce 7 avril, seule Me Alice Kom a répondu présente à la convocation du 22 mars. L’absence de Maximilienne Ngo Mbe n’a pas apaisé les tensions. Le report de l’audience prolonge une incertitude déjà pesante et maintient une pression constante sur les épaules des activistes. L’affaire suscite une vive attention, bien au-delà des frontières camerounaises.
Une société civile sous étau
Le dossier REDHAC s’inscrit dans un contexte tendu où les libertés associatives sont de plus en plus fragilisées. Connu pour son engagement sans concession en faveur des droits humains, le REDHAC cristallise aujourd’hui les enjeux majeurs autour de la liberté d’expression et de l’espace civique au Cameroun.
Le 2 juin, une date décisive
À quoi faut-il s’attendre lors de la prochaine audience ? Pour de nombreux observateurs, le procès dépasse la simple question juridique : il pourrait bien révéler les véritables intentions politiques derrière les poursuites. Le sort du REDHAC pourrait faire jurisprudence, et redéfinir les lignes rouges imposées à la société civile.
Le suspense reste entier, mais une chose est claire : l’affaire REDHAC est loin d’être anodine. Elle sonne comme un test grandeur nature pour l’État de droit au Cameroun.















