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plusieurs conseils municipaux épinglés pour mauvaise gouvernance

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Le rapport 2024 de l’Office du Conciliateur Public Indépendant (OPIC) pour le Sud-Ouest, portant sur les conseils régionaux et municipaux de la région, a classé plusieurs conseils comme étant peu performants.

Ce document de 107 pages, également disponible sur le site web de l’institution, examine la relation entre les usagers des services locaux et leurs prestataires, les conseils du Sud-Ouest.

Suite aux signalements de prestataires de services (entrepreneurs), le conseil de Tiko a été pointé du doigt pour « mauvaise foi ». La direction du conseil de Tiko, malgré des séances de conciliation avec les plaignants, avait choisi de s’opposer.

« Le chef de l’exécutif municipal, qui avait fait preuve d’un esprit de collaboration tout au long du processus et avait même promis de régler par versements échelonnés certaines factures impayées, a soudainement adopté une attitude incompréhensible. Ce changement d’attitude surprenant a contraint notre institution… à attirer l’attention du représentant local de l’État. » Le rapport indique.

À Kupe Muanenguba, la déclaration de l’OPIC, décrivant les activités de ses trois conseils, a reproché à Tombel une concentration des pouvoirs. Il a été constaté que le maire avait privé ses adjoints de pouvoir en ne leur laissant pas la possibilité de jouer pleinement leur rôle dans les affaires du conseil, au grand dam de la population.

De plus, à Alou, dans le département de Lebialem, malgré les efforts du conseil et l’amélioration du climat social, il a été révélé que le maire n’avait pas résidé dans la zone pendant une longue période. Il s’agit de l’un des rares cas mentionnés de relocalisation, officielle ou personnelle.

Note impressionnante

D’autre part, le conseil municipal de Kumba s’est illustré par la participation citoyenne aux travaux d’aménagement et de réhabilitation de plusieurs tronçons routiers. Cette distinction témoigne d’une amélioration par rapport aux comptes de 2023.

Parallèlement, Wabane, dans le département de Lebialem, a obtenu des crédits pour la réhabilitation des routes reliant les fermes aux marchés et l’approvisionnement en eau potable de nombreuses zones.

De même, à Tinto, rattachée au département de Manyu, malgré les ravages d’un climat sociopolitique qui a duré huit ans, la municipalité a réalisé un niveau d’exécution de projet salué. Ces conseils, entre autres, ont été reconnus pour leur gestion responsable.

Perspectives

Le rapport 2024 de l’OPIC du Sud-Ouest a formulé plusieurs recommandations à la Présidence afin d’améliorer le fonctionnement des conseils municipaux de la région. Premièrement, il a appelé à la révision des réglementations relatives à l’exercice des fonctions de l’OPIC afin de sanctionner le non-respect par les collectivités de son mandat et de son fonctionnement.

Concernant la situation actuelle précaire des villes de la région en matière de gestion des déchets, le rapport a proposé que les conseils mettent en place des dispositifs autonomes de gestion des déchets afin de combler le déficit constaté par HYSACAM.

Il a également appelé le gouvernement à revoir l’allocation des fonds aux conseils. Il a constaté que ces fonds ne sont parfois pas utilisés pour l’intérêt général, comme en témoigne l’état déplorable des routes dans les zones intérieures.

Dans cette optique, il a également demandé que des fonds soient mis à la disposition des conseils en fonction de l’exécution des projets antérieurs et des décisions des habitants de leurs municipalités. Ils espèrent que ces résultats amélioreront les performances des conseils municipaux de la région.

Le rapport 2024 a été dévoilé le 1er avril par la conciliatrice indépendante du Sud-Ouest, Madame Telelen Dorothy Atabong Motaze, aux journalistes présents dans les locaux de l’institution.

Des représentants des autorités locales, dont le président de l’Assemblée régionale du Sud-Ouest et le maire de Limbé, étaient également présents. Des militants des droits de l’homme comme Tambe Tiku, Esther Omam et le Dr Agbor Meg étaient également présents.

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le Cameroun lance un plan de préparation de 90 jours face au risque d’importation de cas

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le Cameroun lance un plan de préparation de 90 jours face au risque d’importation de cas
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Une feuille de route pour renforcer la préparation face au risque d’importation du virus Ebola a été présentée ce 28 octobre 2026 au cours de la deuxième réunion stratégique du comité de préparation au risque d’importation de cas de la maladie à virus Ebola, présidée par le ministre de la Santé publique.

90 jours, soit du 2 novembre 2026 au 31 janvier 2027, c’est le temps de mise en œuvre de cet outil stratégique présenté par le directeur de la Lutte contre la maladie et les épidémies, à l’ensemble des partenaires et sectoriels réunis.

Dans un contexte marqué par la détection d’un cas au Nigeria voisin et un bilan cumulé de 10 000 cas et 4 757 décès dans l’ensemble des pays touchés depuis le début de l’épidémie, ce plan directeur vise à consolider les capacités nationales de prévention, de détection et de riposte face à une éventuelle importation de la maladie à virus Ebola.

La feuille de route élaborée à cet effet mobilise toutes les régions du pays ainsi que 13 points focaux issus des différentes administrations sectorielles, autour d’un objectif commun : prévenir l’importation du virus et garantir une réponse rapide et efficace en cas d’alerte.

Sa mise en œuvre repose sur plusieurs axes prioritaires, notamment la coordination, la surveillance épidémiologique, l’investigation, les équipes d’intervention rapide, le diagnostic de laboratoire, la prise en charge des cas, la prévention, le contrôle des infections, ainsi que la communication sur les risques.

Ce dispositif doit permettre d’anticiper les besoins, de mobiliser rapidement les ressources nécessaires et de renforcer la capacité opérationnelle du pays face à une éventuelle menace épidémique. Sur le plan financier, le budget est réparti en trois composantes : la préparation, la réserve d’alerte et la réserve de réponse.

Avec la mise en œuvre de cette roadmap en 90 jours, le Cameroun pourra détecter, isoler , confirmer et prendre en charge un cas importé en priorité à la frontière terrestre avec le Nigéria et aux aéroports.

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Budget 2027 : le gouvernement envisage 600 milliards de FCFA pour payer la dette intérieure

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Budget 2027 : le gouvernement envisage 600 milliards de FCFA pour payer la dette intérieure
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(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais prévoit 600 milliards de FCFA pour le règlement de sa dette intérieure en 2027. Cette projection a été annoncée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors du Conseil de cabinet du 27 octobre à Yaoundé.

« Nous avons prévu 600 milliards de FCFA à cet effet », a déclaré le ministre, évoquant les dépenses que l’État devra honorer au titre de sa dette intérieure. Il n’a toutefois pas précisé la répartition de cette enveloppe entre les remboursements de dette financière et le règlement des arriérés dus aux différents créanciers publics et privés.

Ces prévisions restent soumises aux arbitrages de la présidence de la République avant la transmission du projet de loi de finances au Parlement. Louis Paul Motaze a également annoncé une hausse du budget de l’État en 2027, sans en dévoiler le montant global.

La projection de 600 milliards de FCFA intervient alors que les impayés continuent de peser sur les finances publiques. Selon la Caisse autonome d’amortissement (CAA), les restes à payer du Trésor s’établissaient à 703,5 milliards de FCFA à fin juin 2026, dans l’attente de la consolidation des données de paiement. Sur ce montant, 588,4 milliards, soit 83,6 %, correspondaient à des dépenses en attente de règlement depuis plus de trois mois.

Ces restes à payer ne couvrent cependant pas l’ensemble de la dette intérieure. Ils ne peuvent donc être directement rapprochés des 600 milliards projetés pour 2027, dont le périmètre exact reste à préciser.

Un reliquat de 288,8 milliards sur la dette flottante auditée

Le gouvernement doit également poursuivre le règlement des créances validées dans le cadre de l’audit de la dette flottante accumulée entre 2000 et 2019. Selon le bilan présenté par le ministère des Finances le 29 mai 2026, ces créances totalisaient 752,1 milliards de FCFA, dont 463,3 milliards avaient été réglés. Le reliquat arithmétique atteignait ainsi 288,8 milliards de FCFA, sans préjuger des paiements effectués depuis.

Un nouvel audit porte sur les créances accumulées entre 2020 et 2025, dont le montant définitif reste à établir. Les différents stocks d’impayés ne peuvent être additionnés sans vérification de leurs périmètres et des éventuels chevauchements.

Pour les entreprises créancières de l’État, la principale inconnue concerne désormais la part des 600 milliards de FCFA qui sera effectivement consacrée à l’apurement des factures commerciales. La programmation détaillée des paiements devra notamment préciser les montants alloués à ces créances et leur calendrier de règlement.

Ludovic Amara

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02-09-2026-Dette flottante : le Cameroun audite les arriérés 2020-2025, avec 288,8 milliards FCFA du précédent stock encore à apurer

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Cameroun : le MRC alerte sur un risque d’implosion et réclame la vacance du pouvoir

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Dans une déclaration publiée le 28 octobre 2026 à Yaoundé, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) tire la sonnette d’alarme sur la situation […]

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