Actualités locales
des producteurs de cacao appellent Biya à se représenter
Certains producteurs de cacao et de café camerounais ont apporté leur soutien au président Paul Biya, l’exhortant à se porter candidat à l’élection présidentielle de cette année.
Le jeudi 3 avril, ils ont déposé une motion de soutien au ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, appelant le président Biya à se présenter à nouveau comme candidat aux prochaines élections.
Cet appel fait suite à des soutiens similaires de la part de quelques cyclistes de Douala, de chefs traditionnels et de sympathisants du RDPC au pouvoir. Tous souhaitent que le dirigeant de 92 ans prolonge son règne de quatre décennies.
Bien que Biya n’ait pas encore fait connaître ses intentions pour le scrutin d’octobre, les spéculations vont bon train quant à sa future candidature sous la bannière du RDPC, le parti qu’il préside depuis sa création.
Le RDPC a récemment attribué la hausse des prix du cacao au Cameroun – qui ont atteint un pic historique de 7 000 FCFA le kilogramme – au leadership du président Biya.
Mais les analystes affirment que c’est la dynamique du marché, et non les politiques gouvernementales, qui a fait grimper les prix du cacao.
Alors que le président reste silencieux sur sa candidature, son parti s’efforce d’obtenir le soutien de divers secteurs.
Lors de la célébration du 40e anniversaire du RDPC, le 24 mars, les militants du parti ont réaffirmé leur soutien indéfectible à Biya et exprimé l’espoir qu’il les mène à la prochaine élection présidentielle.
Si Biya décide de se représenter et de remporter une nouvelle victoire, il aura 99 ans à la fin de son prochain mandat en 2032.
Qui est réellement derrière les appels à la candidature de Biya ?
Les ministres du gouvernement, dont la plupart doivent leur poste au président Biya, ont joué un rôle déterminant dans l’élaboration de déclarations publiques de soutien à son maintien au pouvoir.
Lors de sa visite à Douala, Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre et secrétaire général de la présidence, a affirmé que des motards avaient soutenu Biya.
Peu de temps après, de nombreux motards ont publiquement pris leurs distances avec cette affirmation.
Le même phénomène s’est produit avec les chefs traditionnels, dont le soutien supposé, mené par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a ensuite été remis en question.
Le dernier groupe à s’être manifesté est une section de producteurs de cacao et de café qui a rencontré le ministre Mbarga Atangana.
Cependant, le ministre du Commerce n’a fourni aucun détail sur le nombre de producteurs ayant participé à cette approbation.
Parallèlement, le secteur compte des milliers d’agriculteurs, dont beaucoup n’ont été ni consultés ni représentés à la réunion.
Les agriculteurs camerounais ont souvent dénoncé le mauvais état des routes reliant les fermes aux marchés, les qualifiant de l’un de leurs plus grands défis.
Ils ont souvent reproché au gouvernement de ne pas accorder la priorité aux routes, en particulier dans les zones rurales, dont la plupart sont en très mauvais état.
Cela s’ajoute à la hausse des prix des intrants, qui n’a cessé de grimper sous la présidence de Biya, contribuant ainsi à la hausse des prix des denrées alimentaires.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Yango Ride lance un programme national de reconnaissance des chauffeurs pour récompenser l’excellence
Yango Ride, filiale du groupe technologique international Yango Group, a lancé son plus grand programme national de reconnaissance des chauffeurs à ce jour au Cameroun, […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – A fin juin 2026, l’encours des prêts extérieurs contractés par l’État camerounais puis rétrocédés à 11 entreprises et établissements publics s’établit à 845,2 milliards de FCFA, soit 2,4 % du PIB. Selon la dernière Conjoncture mensuelle de la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), ces financements couvrent 43 projets, principalement dans les télécommunications, l’eau, l’électricité, le logement et l’agro-industrie.
Cet encours recule de 3,7 % sur un an et de 2,9 % par rapport à fin mai 2026. Il augmente toutefois de 20,2 milliards de FCFA, soit 2,4 %, comparativement aux 825 milliards enregistrés à fin mars 2026.
CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % de l’encours
La dette rétrocédée demeure fortement concentrée. CAMTEL affiche le premier encours, avec 230,4 milliards de FCFA, notamment au titre des projets de déploiement du réseau national à haut débit et d’extension du backbone national. L’entreprise publique de télécommunications représente ainsi 27,3 % du portefeuille.
CAMWATER suit avec 194,9 milliards de FCFA, correspondant principalement à des programmes d’adduction d’eau potable, de réhabilitation des installations et d’extension des réseaux dans plusieurs villes. Sa part atteint 23,1 %.
Ensemble, CAMTEL et CAMWATER concentrent 425,3 milliards de FCFA, soit 50,3 % de l’encours total, selon les calculs effectués à partir des données de la CAA.
La Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL) arrive en troisième position avec 134,9 milliards de FCFA, notamment pour la remise à niveau du réseau de transport d’électricité. Elle est suivie par Electricity Development Corporation (EDC), qui affiche 112,1 milliards de FCFA liés, entre autres, au barrage de Lom Pangar et aux programmes de développement hydroélectrique sur la Sanaga.
Ces quatre opérateurs cumulent 672,3 milliards de FCFA, soit 79,5 % de l’ensemble de la dette rétrocédée. Des encours plus modestes sont portés par la Sodecoton, avec 27,4 milliards de FCFA, CAMPOST, avec 17,1 milliards, et la Société immobilière du Cameroun, avec 16,8 milliards.
Un passif de l’État distinct de la dette directe des entreprises
La rétrocession permet à une entreprise publique de bénéficier des conditions de financement négociées par l’État auprès d’un bailleur extérieur. Le gouvernement contracte le prêt en son nom, puis transfère les ressources à l’entité chargée de réaliser le projet, dans le cadre d’une convention de rétrocession.
Cette catégorie doit être distinguée de la dette directement contractée par les entreprises et établissements publics auprès de banques, de fournisseurs ou d’autres créanciers. Dans la nomenclature de la CAA, les 845,2 milliards de FCFA restent intégrés à la dette extérieure de l’administration centrale, puisque l’État demeure l’emprunteur vis-à-vis des bailleurs.
Les engagements cumulés correspondant aux 43 projets atteignent 1 574 milliards de FCFA. L’encours représente ainsi 53,7 % de cette enveloppe. Ce ratio ne peut toutefois pas être interprété comme la part exacte restant à rembourser sur des financements qui auraient tous été décaissés.
Les engagements peuvent intégrer des ressources non encore tirées. Par ailleurs, plusieurs prêts sont libellés en dollars, en euros, en yuans ou en droits de tirage spéciaux. Leur contre-valeur en FCFA peut donc évoluer sous l’effet des variations de change, indépendamment des remboursements effectués.
La baisse annuelle ne mesure pas uniquement les remboursements
L’encours a diminué de 32,8 milliards de FCFA par rapport à juin 2025, lorsqu’il atteignait environ 878 milliards. Cette contraction ne permet cependant pas d’affirmer que les bénéficiaires ont remboursé un montant équivalent au cours de la période.
L’évolution d’un encours résulte simultanément des amortissements, des nouveaux décaissements et des variations de change. La hausse de 20,2 milliards de FCFA observée entre mars et juin 2026, malgré la baisse enregistrée sur un an, illustre ces mouvements.
Une partie des prêts remonte par ailleurs à plusieurs années. Certaines conventions bénéficiant à CAMTEL ont été signées en 2007, 2009, 2012 et 2015, tandis que plusieurs financements de CAMWATER datent de la période 2007-2018. La persistance de ces encours traduit la longue maturité des prêts mobilisés pour les infrastructures publiques.
La publication de la CAA ne précise toutefois pas, pour chaque bénéficiaire, les remboursements effectués au premier semestre 2026, les éventuels arriérés envers l’État ou les sommes que le Trésor aurait dû prendre en charge à leur place. L’encours de 845,2 milliards de FCFA mesure donc le volume des financements encore comptabilisés, mais ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la qualité du remboursement de chaque entreprise publique.
Amina Malloum
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Nomination des adjoints préfectoraux : voici la liste de tous les promus !
Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute a procédé, jeudi 30 juillet, à la nomination d’adjoints préfectoraux dans plusieurs départements des dix régions du Cameroun. Des […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales5 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














