Le Niger, déjà fragilisé par des années de violences, a une nouvelle fois été secoué par une attaque d’une brutalité inouïe, revendiquée par l’État islamique au Sahara. Ce vendredi 21 mars, le village de Fambita, situé dans la région de Tillabéri, a été le théâtre d’un carnage alors que des fidèles accomplissaient leur prière du vendredi. Les assaillants, lourdement armés, ont encerclé la mosquée et massacré les civils d’une rare cruauté.
Selon le ministère de l’Intérieur, ces terroristes ont également mis le feu au marché local et aux habitations lors de leur fuite, exacerbant la souffrance des habitants. Le bilan provisoire de l’attaque fait état de quarante-quatre victimes, toutes des civils, et treize blessés, dont quatre dans un état grave. Le gouvernement nigérien a déclaré un deuil national de soixante-douze heures en hommage aux martyrs.
Cette attaque survient alors que le Niger, gouverné par une junte militaire depuis le coup d’État de juillet 2023, peine à endiguer l’escalade de la violence. Le pays est devenu un terrain de combat pour les djihadistes liés à l’État islamique et à Al-Qaïda, particulièrement dans la zone des « trois frontières », où les attaques se multiplient malgré les promesses de la junte.
Depuis la prise du pouvoir par les militaires, le Niger a connu une intensification des violences, avec plus de 2 400 morts recensés depuis juillet 2023. La junte a promis d’agir contre l’insécurité, mais la situation ne cesse de se détériorer, marquée par des atrocités de plus en plus insupportables. L’attaque de Fambita témoigne de l’impasse sécuritaire dans laquelle se trouve le pays, pris au piège d’une guerre contre des forces djihadistes toujours plus organisées.















