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L’Église presbytérienne du Cameroun adopte l’alternance pour favoriser l’inclusion

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L’Église presbytérienne du Cameroun adopte l’alternance pour favoriser l’inclusion
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La rotation de la direction de l’Église presbytérienne du Cameroun (EPC) entre le Nord-Ouest et le Sud-Ouest a été saluée par beaucoup pour sa volonté de favoriser l’inclusion. Cette règle n’est entrée en vigueur qu’après une tempête post-électorale qui aurait failli diviser l’Église.

Le modérateur Henry Anye Awasom et le secrétaire du synode Jonas N. Dah, issus du 28e synode de l’EPC, qui s’est tenu du 15 au 18 avril 1985, étaient tous deux originaires du Nord-Ouest.

La presse de l’époque aurait été submergée par les inquiétudes de nombreux membres quant à la politique de l’Église concernant l’inclusion des deux unités administratives qui constituent sa principale communauté.

Dans une lettre de remerciements adressée aux membres du synode après les élections, le révérend Awasom avait estimé que l’option d’annuler les résultats du scrutin suite à l’explosion de violence était immature.

« Ce serait dommage, un grand désastre et une catastrophe si ces décisions étaient prises, ou étaient considérées comme telles, de manière irresponsable ; « Ou si nous, qui avons pris ces mêmes décisions, devions les renier ou nous dissocier de ces décisions ou de certaines d’entre elles », a écrit le modérateur Awasom.

Comme le rapporte Jonas Dah dans son livre « Très Révérend Henry Anye Awasom ; L’homme et ses pensées », quatre positions gagnaient du terrain. La première consistait à révoquer la décision du Synode.

La deuxième, à la maintenir et à amender la constitution. La troisième, à convoquer un synode d’urgence, principalement pour la réélection, et enfin, à reporter d’un an la passation des pouvoirs.

Par résolution, le Comité du Synode, lors d’une session extraordinaire tenue à Kumba le 4 septembre 1985, a décidé que les dirigeants dûment élus exerceraient leur mandat jusqu’à la fin. Une révision constitutionnelle sera entreprise à cet effet. Il a été décidé que les deux principaux dirigeants de l’Église ne soient pas originaires de la même région.

Lors d’une retraite pastorale en 1970, abordant le thème du tribalisme et du sectarisme, le révérend Awasom aurait déclaré : « Tout ce que nous avons fait, c’est faire semblant d’aimer. Aimons vraiment, prêchons vraiment et montrons par notre vie et nos paroles que nous sommes un en Christ ».

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Cadiz CF mise sur le talent camerounais Junior Ngono jusqu’en 2030

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Cadiz CF mise sur le talent camerounais Junior Ngono jusqu’en 2030
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Le Cadiz CF a décidé de passer à l’action. Le club andalou, pensionnaire de la deuxième division espagnole, a officiellement levé l’option d’achat de l’attaquant camerounais Junior Ngono, récompensant ainsi une saison prometteuse sous les couleurs du club.

Arrivé en prêt avec option d’achat lors de l’exercice écoulé, le jeune avant-centre, formé à Voges Academy, s’est définitivement engagé avec le club espagnol. Il est désormais lié à Cadiz jusqu’en 2030, preuve de la confiance que lui accordent les dirigeants andalous.

Évoluant principalement avec l’équipe réserve, le protégé d’Africa Sport Fusion, l’agence dirigée par Pierre Tonnang, a su se distinguer par son efficacité offensive. Auteur de 8 buts et de 3 passes décisives, Junior Ngono a largement contribué aux bonnes performances de son équipe, confirmant son potentiel et sa capacité à franchir un nouveau palier.

Cette signature constitue une étape majeure dans la carrière du jeune international camerounais. En s’inscrivant sur le long terme avec Cadiz CF, Junior Ngono bénéficie désormais d’un cadre idéal pour poursuivre sa progression et nourrir l’ambition de s’imposer, à terme, avec l’équipe première du club andalou.

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Zlecaf : le Cameroun veut lever le verrou des règles d’origine pour doper ses exportations africaines

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Zlecaf : le Cameroun veut lever le verrou des règles d’origine pour doper ses exportations africaines
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(Investir au Cameroun) – Une quinzaine d’entreprises camerounaises prennent part, du 29 juin au 2 juillet 2026 à Douala, à un atelier consacré aux règles d’origine dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Organisée conjointement par l’Organisation mondiale des douanes (OMD), l’Union européenne (UE) et le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC), cette formation vise à aider les opérateurs économiques à mieux utiliser les préférences tarifaires offertes par les accords commerciaux, en particulier ceux de la Zlecaf.

Derrière ce rendez-vous technique se joue un enjeu économique plus large : la capacité du Cameroun à accroître ses exportations vers le reste du continent. En 2023, l’Afrique ne représentait encore que 12,7 % des exportations camerounaises et 9,5 % de ses importations. Un niveau relativement faible au regard des ambitions affichées par la Zlecaf, qui promet aux pays membres un accès préférentiel à un marché continental de plus de 1,3 milliard de consommateurs.

L’atelier de Douala s’inscrit dans le cadre du programme UE-OMD pour les règles d’origine en Afrique, ou RoO Africa Programme. Il cible les exportateurs, les entreprises de transformation et les associations professionnelles, avec pour objectif de renforcer leur capacité à comprendre, appliquer et valoriser les règles d’origine dans leurs opérations commerciales.

Ces règles constituent l’un des mécanismes les plus déterminants de la Zlecaf. Elles permettent d’établir la nationalité économique d’un produit et de déterminer s’il peut bénéficier ou non des préférences tarifaires négociées entre les États parties. Autrement dit, une marchandise produite ou transformée au Cameroun ne peut profiter des avantages tarifaires de la Zlecaf que si elle répond aux critères d’origine prévus par l’accord.

Or, ces critères restent encore mal maîtrisés par une partie des opérateurs économiques. Cette faible appropriation peut priver les entreprises des préférences tarifaires auxquelles elles pourraient prétendre, rallonger les délais de traitement douanier, accroître les coûts et provoquer des litiges sur l’origine réelle des marchandises. Pour les exportateurs, l’enjeu est donc autant administratif que commercial.

Former un noyau national d’experts

Pour Guillaume Gerout, expert de l’OMD, l’objectif de la formation est de doter le Cameroun d’un noyau de formateurs qualifiés, capables de maîtriser les principes, les critères et les procédures relatifs aux règles d’origine définies par la Zlecaf. Ces formateurs devront ensuite relayer cette expertise auprès des agents des douanes, des opérateurs économiques, des transitaires et des autres acteurs de la chaîne logistique.

L’enjeu est de passer d’une connaissance théorique des accords commerciaux à une capacité pratique d’utilisation des préférences tarifaires. Pour les entreprises, cela suppose de mieux structurer leurs chaînes d’approvisionnement, de documenter l’origine des intrants utilisés, de sécuriser les certificats d’origine et d’adapter, lorsque cela est nécessaire, leurs procédés de production aux exigences du régime préférentiel.

L’implication conjointe de l’OMD, de l’UE et du CNCC traduit aussi la volonté de combiner expertise technique internationale, appui institutionnel européen et ancrage local dans la facilitation des échanges. Au niveau sous-régional, la CEMAC et la CEEAC suivent également ce processus, dans la perspective d’une harmonisation progressive des pratiques et de l’intégration de formateurs locaux dans une dynamique régionale.

Jacob Kotcho Bongkwaha, directeur du marché commun à la Commission de la CEEAC, rappelle que 400 produits de la sous-région sont déjà éligibles au régime préférentiel de la Zlecaf. Selon lui, l’objectif est désormais d’aller au-delà de ce seuil afin d’offrir davantage d’opportunités aux entreprises d’Afrique centrale.

Une utilisation encore limitée par les entreprises camerounaises

Depuis le démarrage des échanges dans le cadre de la Zlecaf, seules quelques entreprises camerounaises ont commencé à exporter sous ce régime préférentiel. Parmi elles figurent notamment le GIC Afatex, qui a expédié vers le Ghana des safous, de l’ananas séché et du gingembre ; Cameroon Tea Estate et Ndawara Tea Estate, également engagées sur le marché ghanéen avec le thé ; Inoda Industries Sarl, spécialisée dans la résine ; ainsi que la Compagnie camerounaise d’aluminium (Alucam), avec des lingots d’aluminium destinés à l’Algérie.

Ces premières opérations montrent que le dispositif est utilisable. Mais elles révèlent aussi que le nombre d’entreprises camerounaises réellement engagées dans le commerce sous Zlecaf reste encore limité. Pour franchir un cap, le pays devra augmenter le nombre d’exportateurs éligibles, renforcer la qualité des produits, améliorer la documentation commerciale et réduire les obstacles administratifs qui freinent encore les échanges transfrontaliers.

La formation aux règles d’origine devient ainsi un maillon essentiel de la stratégie camerounaise de conquête du marché africain. Pour les entreprises exportatrices, une bonne maîtrise de ces règles peut permettre de réduire les droits de douane, de gagner en compétitivité et de sécuriser l’accès aux marchés régionaux. Pour l’administration douanière, elle doit contribuer à améliorer la fiabilité des certificats d’origine et à limiter les contestations lors du passage des marchandises aux frontières.

Mais la réussite du programme dépendra moins de la tenue ponctuelle d’un atelier que de sa capacité à s’inscrire dans un écosystème plus large. La formation devra être suivie d’une meilleure coordination entre administrations, d’une harmonisation des pratiques dans la CEEAC, d’une digitalisation accrue des procédures, de mécanismes de recours accessibles aux opérateurs et d’une volonté politique partagée entre États pour faire de la Zlecaf un véritable outil de transformation commerciale.

Pour le Cameroun, qui cherche à diversifier ses débouchés au-delà de ses partenaires traditionnels, l’enjeu est clair : transformer la Zlecaf en opportunité concrète pour ses entreprises, et non en simple promesse continentale.

Frédéric Nonos

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L’Ambassadeur de l’Allemagne au Cameroun rend visite à Mgr Samuel Kleda

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Christian Sedat a rendu une visite de courtoisie à l’archevêque métropolitain de Douala ce lundi 30 juin 2026, les deux hommes ont échangé sur la dernière visite du Pape Léon XIV au Cameroun.

Un diplomate allemand à l’évêché de la cathédrale Saint Pierre et Paul de Douala. Actu Cameroun apprend que Christian Sedat, l’ambassadeur de l’Allemagne au Cameroun a rendu une visite de courtoisie ce lundi 30 juin 2026 à Mgr Samuel Kleda.

Le diplomate a été accueilli à l’évêché par l’archevêque métropolitain de Douala, s’en est suivie une visite des lieux. Sous la conduite du chancelier de l’archidiocèse de Douala, l’ambassadeur a aussi visité la cathédrale qui célèbre ses 70 ans cette année. Dans une sortie sur son compte Facebook, la représentation diplomatique au Cameroun revient sur le sens de cette visite de courtoisie.

Les liens forts qui unissent l’Allemagne, le Cameroun et l’Église catholique…

«En déplacement à Douala ! L’Ambassadeur Christian Sedat a eu le privilège de rencontrer Son Excellence Mr Samuel Kleda, Archevêque de Douala, pour un échange ouvert et enrichissant sur le rôle des acteurs religieux dans la société, en particulier tenant compte de la visite historique du Pape au Cameroun. Cette rencontre rappelle également les liens forts qui unissent l’Allemagne, le Cameroun et l’Église catholique. L’Allemagne est présente sur le terrain, à l’écoute et en dialogue à travers tout le pays», peut-on lire.

Christian Sedat est un diplomate allemand qui occupe actuellement le poste d’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun. Installé à Yaoundé, il a officiellement pris ses fonctions en juillet 2025. Il possède une riche expérience au sein des services centraux du ministère allemand des Affaires étrangères ainsi que dans plusieurs représentations diplomatiques à travers le monde, notamment, le Soudan du Sud (2023 – 2025).

Le soutien aux projets sociaux de proximité,

Avant sa nomination au Cameroun, il a servi comme Ambassadeur d’Allemagne à Djouba. États-Unis et Royaume-Uni (2009 – 2013). Il a travaillé à l’Ambassade d’Allemagne à Londres, puis à Washington DC. En Mauritanie (2005 – 2008), il a été Chef de mission adjoint à l’Ambassade d’Allemagne à Nouakchott.

Depuis son arrivée à l’Ambassade d’Allemagne à Yaoundé, Christian Sedat pilote activement les axes forts de la coopération germano-camerounaise. Son action se concentre notamment sur le renforcement des relations économiques et de la coopération au développement. Le suivi des dialogues culturels sensibles, notamment les questions liées aux biens culturels et patrimoniaux issus du contexte colonial. Le soutien aux projets sociaux de proximité, à l’instar des micro-projets de santé publique.

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