Actualités locales
ELECAM appelle à l’union pour des élections réussies en 2025
Le président du Conseil électoral d’ELECAM (Elections Cameroon), le Dr Enow Abrams Egbe, a appelé toutes les parties prenantes du processus électoral à unir leurs efforts pour assurer le succès du processus électoral dans le pays.
Il a lancé cet appel jeudi à Yaoundé, lors de l’ouverture de la première session ordinaire du Conseil électoral.
Les délibérations de la session ont porté sur la présentation générale des comptes de l’exercice 2024 ainsi que sur l’approbation finale du budget de l’exercice 2025. L’inscription des électeurs, les innovations électorales et les partenariats institutionnels ont également été abordés.
Dans son allocution, le Dr Abrams Egbe a également souligné l’importance d’une préparation minutieuse pour éviter tout contretemps lors des prochaines élections.
« L’absence de préparation est synonyme d’échec», a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour toutes les parties prenantes d’affiner leurs stratégies pour un environnement apaisé tout au long de la période électorale.
Tout en reconnaissant les progrès réalisés, il a appelé à l’intensification des efforts visant à dynamiser l’inscription des électeurs, la distribution des cartes d’électeurs et le renforcement des capacités du personnel d’ELECAM.
« Nous devons redoubler d’efforts pour que cette année électorale 2025 soit marquée par des progrès et une amélioration des performances », a-t-il insisté.
Il a déclaré que le niveau élevé de mobilisation, les négociations politiques en cours et le dynamisme des partis politiques et des acteurs de la société civile sont autant d’indicateurs qui laissent présager une intensification sans précédent de l’activité électorale cette année.
« Nous devons donc être prêts, car il n’y a pas de temps à perdre. Chaque jour, chaque heure, vaut désormais son pesant d’or, car le cycle électoral 2025-2026 est déjà lancé », a-t-il déclaré. Salue l’encouragement à l’inscription des électeurs
Le Dr Abrams Egbe a également salué la Direction générale des élections d’ELECAM pour le taux impressionnant d’inscription des électeurs, les nouveaux chiffres portant le nombre d’inscrits à 210 000, soit une augmentation de 45 % par rapport à la même période l’année dernière.
Malgré ces progrès, il a déclaré que l’écart entre l’enthousiasme en ligne pour la participation électorale et les chiffres réels d’inscription sur le terrain restait préoccupant.
Il a encouragé les membres du conseil d’administration d’ELECAM à poursuivre l’intensification des campagnes de sensibilisation, en ciblant particulièrement les femmes, les jeunes, les personnes handicapées et les autres groupes vulnérables.
«Nos efforts doivent se concentrer sur l’augmentation de la participation électorale des plus larges segments de l’électorat, tout en garantissant l’inclusion de tous les citoyens», a-t-il déclaré.
Le Dr Abrams Egbe a également salué le dévouement des équipes de terrain d’ELECAM, des partis politiques, des organisations de la société civile et des autorités administratives pour leur collaboration à la mobilisation des électeurs.
Annonce d’une innovation numérique pour la transparence électorale
Le Dr Abrams a profité de la séance pour annoncer le lancement d’une plateforme numérique sécurisée, intégrée au site web officiel d’ELECAM, permettant aux citoyens de vérifier facilement leur statut d’inscription électorale. Cette plateforme, a-t-il ajouté, améliorera également l’accessibilité et la transparence du processus électoral.
« Notre engagement en faveur de l’innovation demeure une priorité », a-t-il déclaré, expliquant que la plateforme permettra aux Camerounais de vérifier leur statut d’inscription depuis leur smartphone.
Il a reconnu que les premiers tests utilisateurs ont donné des résultats positifs et qu’ELECAM s’efforce de renforcer les mesures de sécurité des données afin de protéger les informations des électeurs.
Examen des partenariats institutionnels
Il a également évoqué les partenariats en cours d’ELECAM avec des organisations internationales, qui, selon lui, visent à renforcer l’intégrité et la crédibilité des élections.
Il a souligné qu’une récente réunion avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a réaffirmé l’engagement d’ELECAM à améliorer le processus électoral.
« Nous continuons de consolider nos acquis grâce à des partenariats avec les Nations Unies, le Commonwealth, la Francophonie, l’Union africaine et des accords bilatéraux avec des organismes électoraux homologues », a-t-il déclaré.
Ces collaborations, a-t-il déclaré, sont cruciales pour renforcer la gouvernance électorale, garantir le respect des normes internationales et renforcer la confiance des électeurs dans le processus.
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Travaux d’entretien sur la Route Nationale 1 à Bertoua

Les travaux d’entretien confortatif de la Route Nationale 1 se poursuivent à Bertoua. Le 22 août 2026, l’entreprise ENTREBATT SARL a engagé le traitement des nids-de-poule isolés sur la section urbaine, avant un redéploiement de ses équipes vers l’axe Gado-Badzéré–Garoua-Boulaï, où les dégradations sont plus importantes.
Sur la section comprise entre le PK 1+200 et le PK 05 à Bertoua, deux équipes d’ENTREBATT SARL sont mobilisées pour résorber les dégradations ponctuelles de la chaussée. L’intervention vise notamment les nids-de-poule et les zones présentant des dégradations en bandes.
La méthode mise en œuvre comprend plusieurs étapes : sciage de la chaussée endommagée, décaissement des parties dégradées, rechargement à la grave concassée 0/31,5, puis application du béton bitumineux. Cette technique doit permettre de restaurer localement la structure et la surface de roulement.
Une fois les travaux achevés sur cette section urbaine, les équipes seront redéployées en rase campagne, sur la section Gado-Badzéré–Garoua-Boulaï. Les interventions y seront davantage concentrées, compte tenu de l’ampleur plus importante des dégradations constatées sur cet axe de la Nationale 1.
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Actualités locales
Une mère ligotée par son mari jaloux

Oscar T., commerçant de 54 ans, s’est irrité samedi de ce que Dorcas reçoive seule de l’argent de leurs rejetons, aujourd’hui à l’étranger grâce à lui, relate Alliance Nyobia de Cameroon Tribune
Lire ici son texte :
Dorcas T., 44 ans, ménagère, a été secourue dimanche par une équipe des Esir (police). La dame était sur son lit, en sueur et en pleurs, ligotée comme un saucisson sec. La scène se passe au quartier Nkomba à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV.
Selon les informations obtenues par CT, tout part d’un problème d’argent au sein de ce couple dont le premier enfant naît quand Dorcas a à peine 18 ans. Après ce garçon, Oscar et son épouse en ont eu deux autres. Deux vivent et travaillent en Europe, la dernière finit ses études de médecine en Afrique du Sud, et gagne déjà des sous grâce à des jobs.
Mercredi dernier, un papier attire l’attention d’Oscar dans sa chambre : un bordereau de réception d’argent. Cinq mille euros (environ 3 277 000 F) envoyés d’Europe par un des enfants. Oscar est étonné. Dorcas ne lui en a rien dit. Sa curiosité piquée, il fouille le sac sur lequel il a trouvé le bordereau. Bingo ! Il en contient beaucoup d’autres. Le commerçant constate que son épouse reçoit de l’argent de leurs enfants – on ignore depuis quand. L’homme se fait une copie des documents.
Deux jours plus tard, il demande de l’argent à sa femme pour un voyage d’affaires à l’Est. Cinq cent mille F. « Je vais prendre où ? », dit Dorcas, qui assure qu’elle n’a que le reste d’argent de ration. « Sauf si tu veux que je te donne ça, et on reste sans manger », ajoute-t-elle.
Le lendemain samedi, Oscar remet ça : « Pourquoi tu ne me donnes pas l’argent ? ». Dorcas persiste : elle n’en a pas. « Sauf si je vais emprunter à notre réunion », dit la dame, en référence à l’association F2, soit « Femmes fidèles », dont elle est membre. Oscar ne dit rien.
En soirée le même samedi, il tente une dernière fois sa chance. Là, Dorcas s’irrite : « Tu commences à me déranger ! » Oscar fait son sac et attend l’heure pour son voyage de nuit. La dame dira plus tard à la police avoir le sommeil lourd. Elle n’a donc rien senti… Réveillée en pleine nuit, elle amorce un mouvement qu’elle sent entravé. Puis réalise la situation : elle est pieds et poings liés. Avec le genre d’élastique servant à fixer les bagages sur une moto. La dame appelle René, le neveu qu’elle héberge. Mais apparemment, le sommeil lourd est de famille. Dorcas se met alors à crier dans la nuit.
Lucien, un voisin, réveillé par les cris, appelle Oscar vers 4 h. Apprenant que ce dernier est en déplacement, il conclut : « On est en train d’agresser ta femme ». Réponse : « Elle n’est pas agressée, c’est une punition ». À son tour, Marguerite, épouse de Lucien, est réveillée. Elle appelle sa voisine. Dorcas voit l’appel, et hurle : « Je suis ligotée ! Je ne peux pas décrocher ! ». Marguerite, en service aux Affaires sociales, appelle la police.
La patrouille arrive, enfonce la porte centrale, ce qui réveille enfin René. Dorcas est hydratée, puis conduite dans une formation sanitaire. Joint au téléphone par l’inspecteur, Oscar ne nie rien. Et se dit scandalisé que les enfants pour lesquels il s’est battu n’envoient de l’argent qu’à leur mère, qu’il a par ailleurs accusée de « manger » cet argent « avec quelqu’un d’autre », sans toutefois prouver cette accusation contre une membre de l’association F2. Oscar est attendu mercredi à Douala.
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un collectif appelle à démanteler le réseau de recrutements de Camerounais envoyés combattre en Ukraine

Des acteurs de la société civile camerounaise ont lancé lundi à Yaoundé le mouvement « Ramenez Nos Fils Et Nos Frères » pour dénoncer le recrutement présumé de jeunes Camerounais envoyés combattre aux côtés des forces russes en Ukraine et demander des réponses sur le sort de plusieurs d’entre eux.
Le collectif affirme être en contact avec une dizaine de familles dont les proches auraient été recrutés, parfois sur la base de promesses d’emploi, de formation ou de rémunération, avant d’être envoyés sur le front russo-ukrainien.
« Certaines sont sans nouvelles de leurs proches depuis des mois. D’autres ont appris leur décès (…) sans informations précises sur les circonstances de la mort ni sur le rapatriement des dépouilles », affirme le mouvement dans un communiqué transmis à la presse.
Les témoignages recueillis par le collectif soulèvent, selon ses promoteurs, des interrogations sur les conditions de recrutement et le niveau d’information des personnes concernées sur la nature des engagements proposés et les risques liés à leur participation au conflit.
« Notre démarche vise à attirer l’attention de l’opinion publique sur un phénomène préoccupant et encore insuffisamment documenté », a déclaré Yannick Elessa, juriste et cofondateur du mouvement. Il appelle les pouvoirs publics à « exercer pleinement leur mission de protection de la jeunesse ».
Le collectif dit vouloir documenter les cas signalés, identifier les éventuelles responsabilités et prévenir de nouveaux recrutements qu’il qualifie de frauduleux. Il demande également un accompagnement des familles ainsi que le rapatriement des dépouilles des Camerounais décédés.
« Nous sommes déjà en contact avec une dizaine de familles éprouvées qui souhaitent s’organiser et obtenir des réponses », a indiqué Paul Silver Yede, autre cofondateur du mouvement.
Le phénomène du recrutement d’étrangers pour combattre aux côtés des forces russes en Ukraine a fait l’objet de plusieurs signalements internationaux. Les circonstances précises dans lesquelles des Camerounais auraient été recrutés et envoyés sur le front, ainsi que leur nombre, restent toutefois à établir.
Créé en août 2026, le mouvement « Ramenez Nos Fils Et Nos Frères » entend notamment obtenir des informations sur les personnes portées disparues ou décédées, accompagner leurs familles et plaider pour le démantèlement des réseaux de recrutement opérant, selon lui, depuis le Cameroun.
Le collectif appelle enfin les autorités camerounaises à enquêter sur ces recrutements et à prendre des mesures afin d’éviter que d’autres jeunes ne soient exposés au conflit en Ukraine.
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