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Fitch Solutions anticipe une demande intérieure des biens et services plus vigoureuse au Cameroun en 2025

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Fitch Solutions anticipe une demande intérieure des biens et services plus vigoureuse au Cameroun en 2025
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(Investir au Cameroun) – Selon le prévisionniste Fitch Solutions, filiale de Fitch Group, qui détient également l’agence de notation financière Fitch Ratings, la demande intérieure des biens et services au Cameroun devrait être «plus forte» au cours de l’année 2025. Cette projection s’appuie sur une consommation privée plus vigoureuse, par rapport à l’année précédente.

«Nous prévoyons que la consommation privée au Cameroun augmentera de 4,2% en 2025, contre 4% en 2024, en raison de l’amélioration du pouvoir d’achat.Les revenus des agriculteurs devraient s’améliorer, les prix élevés du cacao stimulant la consommation privée, étant donné que plus de 40% de la population camerounaise est employée dans le secteur agricole. Nous prévoyons également que la croissance des prix du transport ralentira en 2025», analyse Fitch Solutions dans une note sur l’économie camerounaise publiée en février dernier.

En d’autres termes, les effets combinés de l’embellie observée dans la filière cacao, avec des prix aux producteurs dépassant parfois 5000 FCFA le kilogramme, ainsi que la non-augmentation des prix des carburants à la pompe, avec des effets induits sur les coûts des transports, devraient renforcer le pouvoir d’achat des populations. Ce qui, au final, devrait permettre de doper la consommation privée.

En revanche, il est prévu une limitation de la consommation dans le secteur public, en raison de la tenue de l’élection présidentielle. «Bien que nous anticipions un léger creusement du déficit budgétaire en 2025 (à 0,8% du PIB contre un excédent de 0,1% en 2024), compte tenu des dépenses liées aux élections, la consommation publique devrait rester modérée. Car, le gouvernement vise à rationaliser ses dépenses, ce qui limitera les achats publics de biens et services publics en 2025», apprend-on.

BRM

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le Tchad saura-t-il tirer les leçons de cette rupture ?

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Le différend entre le Burkina Faso et la France n’est plus une simple crise diplomatique. Il s’est transformé en une rupture totale, après que Ouagadougou ait annoncé la fin de ses relations diplomatiques avec Paris à compter du 26 juin 2026. Selon Le Monde, les autorités burkinabè ont accordé à la France un délai de sept jours pour fermer son ambassade à Ouagadougou, illustrant l’ampleur de la dégradation des relations entre les deux pays, analyse Ibrahim Nabolsigue.

Le gouvernement burkinabè justifie cette décision en accusant la France de poursuivre un « nouvel agenda colonial » et de soutenir des réseaux subversifs et terroristes visant à déstabiliser le Burkina Faso et l’ensemble du Sahel. La rupture intervient également après la vive réaction de Ouagadougou à une résolution du Parlement européen critiquant la situation des libertés dans le pays, une initiative que les autorités burkinabè associent notamment au rôle joué par Christophe Gomart, ancien directeur du renseignement militaire français, aujourd’hui député au Parlement européen et vice-président de la commission de la sécurité et de la défense.

Ouagadougou continue par ailleurs d’accuser Paris d’apporter son soutien à l’ancien président de la transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, qu’elle soupçonne de préparer des activités visant à déstabiliser le régime actuel. En rejoignant le Mali et le Niger, qui formulent depuis plusieurs années des accusations similaires contre Paris, le Burkina Faso renforce, selon l’expert et l’analyste politique Mohammad N’golo, l’impression que les trois États de l’Alliance des États du Sahel partagent désormais une même lecture stratégique : la présence française est perçue comme une atteinte à leur souveraineté nationale.

Le Tchad, le seul maillon dont la position demeure incertaine

Pour N’golo, l’évolution la plus importante ne concerne toutefois pas uniquement le Burkina Faso, mais également le Tchad. Alors qu’un des principaux États du Sahel rompt définitivement avec Paris, plusieurs médias français et tchadiens évoquent des négociations en cours entre Paris et N’Djamena concernant un éventuel retour des forces françaises sur le territoire tchadien, dans le cadre d’un nouveau dispositif reposant sur une présence limitée, axée principalement sur le renseignement, la formation et l’assistance technique.

Des informations de presse ont également fait état de l’arrivée d’un nombre restreint d’officiers français au Tchad à la mi-avril dernier, ce que certains observateurs considèrent comme le début de la mise en œuvre de cette nouvelle orientation, en l’absence toutefois d’une confirmation officielle. L’analyste estime que la véritable question n’est pas tant celle du retour de militaires français que celle de l’évolution de la stratégie de Paris : la politique française a-t-elle réellement changé, ou seuls les modes d’action ont-ils évolué ?

Ce qu’a vécu le Burkina Faso, le Tchad l’a déjà connu

Selon le même expert, plusieurs des moyens de pression dénoncés aujourd’hui par le Burkina Faso avaient déjà été observés au Tchad ces dernières années. A ses yeux, les dossiers concernant certains opposants tchadiens, notamment ceux de Succès Masra et de l’affaire de la mort de Yaya Dillo, ont été utilisés à plusieurs reprises comme leviers de pression contre le régime du président Déby, aussi bien par des organisations internationales de défense des droits humains que lors de débats au Parlement européen auxquels ont participé des députés français.

Il considère également que les attaques terroristes ayant frappé le Mali le 25 avril dernier, et que les autorités maliennes ont imputées à un soutien français, montrent qu’un scénario similaire pourrait théoriquement se reproduire au Tchad si des conditions comparables, notamment un appui logistique ou de renseignement extérieur, venaient à être réunies.

Il convient également de rappeler que, le 25 octobre dernier, la France a accueilli à Nantes une série de réunions réunissant l’opposition tchadienne, avec la participation de plus d’une vingtaine d’organisations politiques et militaires, dans le but de coordonner leurs efforts en vue de renverser le régime.

Le rapport de Jeune Afrique, des éléments qui méritent attention

Ces interrogations prennent une dimension supplémentaire à la lumière d’un récent rapport publié par ‘’Jeune Afrique’’. Celui-ci évoque des témoignages et des documents faisant état de l’implication de personnalités françaises se présentant comme proches des services de renseignement dans la coordination entre des opposants maliens installés à Paris et des responsables sécuritaires et militaires ukrainiens.

L’objectif aurait été de faciliter la fourniture de drones militaires ukrainiens, la mise en place de formations en Ukraine, le déploiement d’instructeurs militaires ainsi que la recherche de financements européens destinés à l’acquisition de nouveaux drones.

Commentant enfin les révélations publiées par ‘’Jeune Afrique’’, l’analyste estime que, elles étaient confirmées, elles illustreraient l’émergence d’un mode d’action privilégiant le soutien indirect aux interventions militaires classiques. Cette évolution, selon lui, soulève inévitablement la question du rôle que pourrait jouer la France si elle retrouvait une implantation militaire ou de renseignement au Tchad.

Mali, du Niger et du Burkina Faso…

Cette interrogation prend une résonance particulière au regard des informations publiées par le média français ‘’Le diplomate’’, selon lesquelles Paris envisagerait de faire du Tchad le principal centre de ses opérations de renseignement au Sahel et en Afrique de l’Ouest, en raison de sa position géostratégique, après son retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Dans une telle hypothèse, l’analyste Mohammad N’golo ajoute que les conséquences pourraient dépasser le seul cadre intérieur tchadien. Les États de l’Alliance des États du Sahel, qui accusent depuis plusieurs années la France de chercher à déstabiliser leurs régimes et à soutenir leurs adversaires, pourraient considérer toute présence française dans le domaine du renseignement au Tchad comme une plateforme susceptible d’être utilisée contre leurs intérêts sécuritaires. Une telle perception risquerait d’alimenter une nouvelle phase de tensions entre N’Djamena et ses voisins, à un moment où la région a plus que jamais besoin de coopération et de confiance mutuelle pour faire face aux défis sécuritaires communs.

Ibrahim Nabolsigue

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Issa Tchiroma Bakary dément de faux communiqués diffusés en son nom

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Issa Tchiroma Bakary dément de faux communiqués diffusés en son nom
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Issa Tchiroma Bakary dénonce la circulation sur les réseaux sociaux de faux documents présentés comme des actes officiels émanant de lui. Il appelle les Camerounais à la vigilance et invite le public à ne se fier qu’aux canaux de communication officiellement reconnus.

La Coordination générale auprès de Issa Tchiroma Bakary a publié lundi 29 juin 2026, un démenti formel à la suite de la diffusion de documents qu’elle qualifie de faux sur les réseaux sociaux.

Selon le communiqué, un prétendu décret de nomination daté du 29 juin 2026 et présenté comme signé par Issa Tchiroma circule actuellement, de même qu’un faux communiqué attribué à sa porte-parole, Maître Alice Nkom, relatif à une action de la BAS Belgique. La Coordination affirme que ces documents sont entièrement fabriqués et ne proviennent d’aucune instance officielle.

Le camp d’Issa Tchiroma Bakary estime que cette diffusion relève d’une campagne de désinformation orchestrée par des « officines et cabinets noirs », qu’il accuse d’agir notamment pour le compte du « régime de Yaoundé ». Selon les auteurs du communiqué, cette stratégie viserait à porter atteinte à l’image de Tchiroma Bakary, à semer la confusion au sein de l’opinion publique et à détourner l’attention des citoyens.

Face à cette situation, la Coordination générale appelle les Camerounais, ainsi que les observateurs nationaux et internationaux, à faire preuve de la plus grande vigilance face aux informations relayées sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques.

Elle rappelle que les seuls décrets, communiqués et autres actes officiels du président élu sont ceux diffusés sur les pages Facebook officielles de Issa Tchiroma Bakary et de sa porte-parole, Maître Alice Nkom.

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Pascal Tsala Bina condamné à 15 ans de prison ferme pour viol incestueux sur sa fille de 10 ans

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Pascal Tsala Bina condamné à 15 ans de prison ferme pour viol incestueux sur sa fille de 10 ans
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Le Tribunal de Grande Instance de Yaoundé a, par décision définitive, condamné Monsieur Pascal Tsala Bina, tradipraticien de profession, à une peine de quinze années de réclusion criminelle, informe Polycarpe Xavier Atangana.

Les faits qui lui sont reprochés portent sur des actes de viol incestueux commis sur sa fille mineure, âgée de huit ans au moment desdits faits.

L’affaire, portée à la connaissance de l’opinion publique il y a deux années, avait suscité une légitime émotion. À la suite d’une première mise en liberté intervenue nonobstant l’existence d’un certificat médical accablant, une mobilisation d’acteurs médiatiques et de la société civile a permis son interpellation et son placement sous mandat de dépôt en mai 2024.

Il ressort de l’instruction que le condamné avait, dans un premier temps, délaissé l’enfant avant sa naissance, avant d’en solliciter la garde à l’âge de huit ans, sous le prétexte fallacieux d’en assurer la scolarisation. Une fois la mineure sous sa responsabilité, celle-ci a été soumise à l’exposition de contenus pornographiques et a été victime d’agressions sexuelles à répétition de la part de son père biologique.

Par ce jugement, l’autorité judiciaire réaffirme son engagement à sanctionner avec la plus grande rigueur les atteintes à l’intégrité physique et morale des mineurs, et clôt ainsi une procédure d’une particulière gravité, conclut Polycarpe Xavier Atangana.

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