Actualités locales
Le RDPC fête ses 40 ans, mais l’élection présidentielle s’annonce difficile pour Paul Biya

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), au pouvoir, fêtera ses 40 ans le 24 mars 2025. En 1985, lors d’un congrès à Bamenda, le parti avait changé de nom, passant de l’Union nationale camerounaise (UNC) à RDPC. Le parti a manifesté un certain malaise après qu’un récent sondage d’opinion ait révélé que son candidat n’était pas favori.
Cette année, les célébrations ont lieu à l’approche des élections présidentielles, prévues pour octobre. Selon le RDPC, le président Paul Biya, âgé de 92 ans, est son candidat statutaire à la grande consultation électorale.
Le secrétaire général mobilise les soutiens
Dans une circulaire adressée aux militants du parti à l’approche de l’anniversaire du parti, Jean Nkuete, secrétaire général du Comité central du RDPC, a appelé militants, sympathisants et sympathisants à se rallier à leur candidat, Paul Biya.
L’appel au ralliement du secrétaire général du RDPC intervient alors que de récents sondages d’opinion montrent une baisse du soutien au doyen des dirigeants du monde auprès des électeurs camerounais.
Le thème des célébrations de cette année, selon le secrétaire du parti, est le suivant : « Soyons tous prêts, derrière le président Paul Biya, à relever le défi d’une victoire claire, transparente et sans ambiguïté du candidat du RDPC à l’élection présidentielle. »
Avec de grandes promesses pour les jeunes et les femmes, le parti, au pouvoir depuis sa création il y a 40 ans, a appelé les leaders de la base à assurer ce qu’il qualifie de « optimal » la célébration.
Il a également indiqué que l’objectif principal des célébrations est la mobilisation pour les prochaines élections.
«Par ailleurs, il est nécessaire d’organiser des manifestations populaires afin de rassembler les militants de tous bords ainsi que le grand public, avec pour objectif principal de préparer la grande mobilisation pour l’élection présidentielle, à laquelle la participation de tous les sympathisants du RDPC sera impérative», a-t-il déclaré, exposant les messages qui devraient caractériser l’événement.
Le candidat du RDPC en baisse dans les sondages
Un sondage d’opinion récemment réalisé auprès des électeurs camerounais par la plateforme AllPo révèle que le candidat du RDPC est le favori indésirable pour prolonger son règne de plus de quatre décennies.
Selon les sondages, Cabral Libii, député de l’opposition et chef du PCRN, apparaît comme le favori pour l’élection présidentielle de 2025.
Les sondages placent Cabral Libi favori avec 27 % des voix, suivi de Paul Biya avec 23,5 %. Maurice Kamto, autre favori pour le poste de Premier ministre, arrive en troisième position avec 20,4 %.
D’autres candidats comme Akere Muna, Osih Joshua, Tomaino Ndam Njoya et Joseph Biyong ont obtenu moins de 15 % des voix.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Maïs : le Cameroun cible une production de 6 millions de tonnes (+150%) dès 2030, grâce au FIDA et la Banque mondiale

(Investir au Cameroun) – La production du maïs au Cameroun est projetée à environ 6 millions de tonnes en 2030, selon les prévisions d’Agriconnect, initiative lancée le 21 octobre 2026 à Yaoundé par le gouvernement camerounais, en partenariat avec la Banque mondiale. Ce chiffre est contenu dans un communiqué publié par le Fonds international de développement agricole (FIDA), également partie prenante d’Agriconnect aux côtés du gouvernement et de l’institution de Bretton Woods.
Portée par la Banque mondiale, Agriconnect vise «à aider les petits producteurs et productrices agricoles à passer d’une agriculture de subsistance à une production générant des surplus commercialisables, notamment en renforçant les organisations de producteurs, l’accès aux marchés et au financement, les solutions numériques et la participation du secteur privé dans les systèmes alimentaires», explique le FIDA. L’initiative cible huit chaînes de valeur au total : le riz, le maïs, le manioc, le palmier à huile, le cacao, le soja, l’élevage laitier et l’aquaculture.
Avec un objectif de production annoncé à 6 millions de tonnes en 2030, le Cameroun vise une augmentation de sa production de maïs de 150% en cinq ans. En effet, selon les données du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, la production de cette céréale a atteint 2,4 millions de tonnes dans le pays, en hausse de près de 3,5% en glissement annuel.
Le maïs, une céréale stratégique au Cameroun
La demande nationale oscille officiellement tourne autour de 2,8 millions de tonnes chaque année. Le déficit est souvent comblé par les importations, effectuées généralement par les entreprises brassicoles et les unités agropastorales. Le maïs est une culture d’une importance stratégique au Cameroun : officiellement, six millions de personnes interviennent dans la chaîne de valeur, faisant de cette culture un gisement d’emplois. De plus, cette céréale est à la fois un produit de grande consommation, une matière première industrielle et agropastorale, ainsi qu’un produit d’exportation.
Dans une étude relative au positionnement stratégique de la filière fabrication des produits à base de céréales au Cameroun, le Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN) – dissout à la faveur de la réforme de la Société nationale d’investissements (SNI) – révèle que le maïs est la 3e denrée alimentaire produite au Cameroun, après le manioc et la banane plantain. Il est, en même temps, la céréale la plus consommée dans le pays, «loin devant le riz et le sorgho», apprend-on.
A en croire l’étude, les plus gros consommateurs de maïs se recrutent dans la partie septentrionale, où les céréales font partie des habitudes alimentaires. Dans le détail, chaque habitant des régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua consomme en moyenne 80 kg de maïs par an en zone rurale, contre 60 kg en moyenne en zone urbaine. Le volume de consommation dans la partie méridionale – exception faite des régions du Nord-Ouest et de l’Ouest où la consommation atteint 50 kg par an et par habitant – du Cameroun oscille entre 6 et 8 kg par an et par habitant, selon l’étude du BMN.
Environ 58% de la production destinée à la consommation humaine
En plus de la consommation humaine qui capte environ 58% de la production nationale, selon le BMN, le maïs est une matière première pour l’industrie brassicole et l’alimentation animale. Ces deux activités consommeraient respectivement 2% et 16% de la production nationale. Le maïs permet notamment de produire le gritz de maïs, un intrant de production de la bière, et constitue 80% de la provende, aliment fabriqué industriellement pour nourrir les animaux d’élevage – volailles, porcs, lapins, bétail.
Par ailleurs, soutient l’étude du BMN, 23% de la production du maïs du Cameroun est exporté. Ces ventes à l’international sont concentrées dans la Cemac, espace économique regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA. Les cinq autres pays de cette communauté captent jusqu’à 500 000 tonnes de maïs camerounais chaque année, apprend-on.
Au demeurant, alors qu’il exporte une bonne partie de sa production vers les pays voisins, le Cameroun – les agro-industries notamment – importe la même céréale à cause des coûts jugés plus attractifs. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les importations de maïs ont fortement progressé au Cameroun depuis l’année 2023. Cette année-là, les achats de cette céréale à l’international ont bondi de 229% en glissement annuel, s’établissant à 39 991 tonnes pour une dépense de 7,8 milliards de FCFA.
Les importations menacent la production locale
En 2024 et 2025, les achats de maïs à l’étranger ont été encore plus importants, selon le statisticien public : 81 233 tonnes pour une dépense d’un peu plus de 11 milliards de FCFA en 2024, avant un léger fléchissement à 72 586 tonnes pour des dépenses d’importation de 10,2 milliards de FCFA en 2025. Ce regain des importations survient dans un contexte marqué par le renforcement des initiatives gouvernementales de soutien à la production locale et la mise en service, en 2021, d’une maïserie de 18 milliards de FCFA construite par le groupe Castel. Cette unité de production de gritz de maïs est adossée à un programme d’encadrement des producteurs locaux visant à augmenter la production locale.
La montée en puissance des importations est non seulement source d’évasion de devises et de détérioration du déficit commercial du pays, mais aussi un frein à la commercialisation de la production locale, en raison du prix très compétitif du maïs importé. Illustration : dans une correspondance adressée le 8 mai 2026 à son homologue du ministère de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, plaide pour une suspension des importations de maïs par le Cameroun. Cette requête fait suite, apprend-on, aux plaintes des producteurs locaux dénonçant la mévente de leurs produits.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
13-05-2026 – Maïs : Luc Magloire Mbarga Atangana plaide pour la suspension des importations face à la mévente de la production locale
25-11-2025 – La filière maïs sous pression, entre déficit structurel et coûts de production élevés
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Ebolowa–Akom 2–Kribi Road Construction: On-site Operations Ongoing
While the project’s donors have provided assurance regarding the entry into force of the loan agreement signed last May, teams from ICM are stepping up […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Ecobank Cameroun : le bilan se contracte de 25 milliards de FCFA en septembre, malgré la hausse des crédits

(Investir au Cameroun) – Ecobank Cameroun a enregistré une baisse de 25,121 milliards de FCFA de son total de bilan entre août et septembre 2026. Selon sa situation mensuelle provisoire arrêtée au 30 septembre, le total des actifs de la banque est passé de 622,710 milliards à 597,589 milliards de FCFA, soit un recul de 4 % en un mois. Cette contraction intervient alors que les crédits à la clientèle continuent de progresser légèrement.
Le mouvement le plus important concerne les titres de placement et valeurs assimilées. Leur encours recule de 271,423 milliards de FCFA à fin août à 249,447 milliards à fin septembre, soit une diminution de 21,976 milliards de FCFA (8,1 %). Ce poste regroupe les titres de placement ainsi que les valeurs reçues en pension ou achetées ferme.
Les opérations interbancaires et de trésorerie à vue reculent également. Leur encours passe de 76,447 milliards à 66,010 milliards de FCFA, soit une baisse de 10,437 milliards (13,7 %).
Les dépôts diminuent de 11,6 milliards de FCFA
Au passif, les dépôts de la clientèle s’établissent à 459,669 milliards de FCFA fin septembre, contre 471,229 milliards un mois auparavant. Le recul atteint 11,560 milliards, soit 2,5 %.
Cette évolution concerne principalement les comptes à vue, dont les encours diminuent de 22,356 milliards pour revenir à 320,618 milliards de FCFA.
À l’inverse, les dépôts à terme progressent de 17,975 milliards à 26,014 milliards de FCFA, soit une hausse de 44,7 %. Les comptes d’épargne augmentent également, passant de 110,280 milliards à 113,037 milliards. Ces progressions compensent partiellement la diminution des comptes à vue.
Les crédits progressent légèrement malgré le repli des dépôts
Les concours à la clientèle, calculés en additionnant les différentes catégories de crédits et les comptes débiteurs, atteignent 252,255 milliards de FCFA à fin septembre, contre 250,662 milliards un mois auparavant. L’augmentation est de 1,593 milliard de FCFA, soit 0,6 %.
Le rapport comptable entre les crédits et les dépôts passe ainsi de 53,2 % à fin août à 54,9 % à fin septembre. Cette évolution résulte de la progression modérée des crédits et de la diminution des dépôts. Cet indicateur ne doit toutefois pas être assimilé aux ratios prudentiels réglementaires de liquidité.
Autre évolution dans la structure du bilan : les crédits à la clientèle dépassent désormais légèrement le poste des titres de placement et valeurs assimilées, avec un écart de 2,808 milliards de FCFA. À fin août, les titres et valeurs assimilées excédaient encore les crédits de 20,761 milliards.
À fin septembre, le bilan d’Ecobank Cameroun se situe également 19,401 milliards de FCFA sous son niveau de fin décembre 2025, établi à 616,990 milliards.
Baudouin Enama
Lire aussi :
18-09-2026 – Ecobank Cameroun réalise 22,5 milliards de FCFA de bénéfice en huit mois, 82 % de son résultat de 2025
07-05-2026 – Ecobank Cameroun porte son dividende à 24,5 milliards FCFA au titre de 2025
03-05-2026 – Ecobank Cameroun affiche un bénéfice record de 27,29 milliards de FCFA, en hausse de 30 % en 2025
20-01-2026 – Infrastructures : Ecobank cible l’entretien routier et les grands chantiers via un partenariat avec le Fonds routier
12-12-2025 – Commerce intra-africain : Ecobank connecte 1 200 PME camerounaises via sa plateforme Single Market Trade Hub
13-11-2025 – Ecobank accompagne Cadyst Group dans la reprise des filiales de Somdia au Cameroun et au Congo
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales7 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















