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La SFI et la BVMAC s’engagent pour l’inclusion des femmes dans le secteur financier

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La SFI et la BVMAC s’engagent pour l’inclusion des femmes dans le secteur financier
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(Investir au Cameroun) – La Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, et la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) ont réaffirmé leur engagement à promouvoir l’inclusion des femmes dans le secteur financier. Cet engagement a été au cœur des discussions lors de la 11ᵉ édition de l’événement « Ring the Bell for Gender Equality », organisé conjointement par les deux institutions. L’objectif est de sensibiliser à la nécessité d’une participation accrue des femmes dans un secteur où elles restent largement sous-représentées, notamment au Cameroun et dans la région de la CEMAC.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, les femmes demeurent minoritaires dans le secteur financier. Selon les données de la BVMAC, seulement 40 % des investisseurs sur le marché financier unifié de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, République centrafricaine et Guinée équatoriale) sont des femmes. Plusieurs obstacles entravent leur accès à l’écosystème financier, notamment les stéréotypes sociaux, les barrières culturelles, la méconnaissance des services financiers et des réglementations.

Pour inverser cette tendance, la SFI et la BVMAC misent sur l’éducation et la sensibilisation. « Il est de notre responsabilité collective de restructurer les environnements financiers et économiques afin d’assurer une participation équitable des femmes et des filles au sein des secteurs porteurs de croissance », a déclaré Charlotte Ndaw Sako, représentante pour l’Afrique centrale de la SFI.

La BVMAC montre l’exemple

La BVMAC, de son côté, montre l’exemple en interne, où plusieurs femmes occupent des postes stratégiques. « Nous ne faisons pas de discrimination. Les produits financiers sont ouverts à tous les genres, et nous encourageons les femmes à y participer activement », a souligné Louis Banga Ntolo, directeur général de la BVMAC.

Pour stimuler davantage la participation des femmes au marché financier, la BVMAC mise sur le fractionnement des actions, un processus en cours depuis deux ans. Cette initiative vise à augmenter le volume des transactions et à rendre l’accès au marché plus facile, notamment via le mobile money. Avec le fractionnement, la BVMAC espère augmenter considérablement le nombre de comptes titres, actuellement estimé à peine à 10 000. « Lors de notre prise de fonction en 2022, la présidente de l’association des femmes Bayam Sallam du Cameroun nous a promis que si le fractionnement des titres à la BVMAC était effectué, les 3 millions d’adhérents de l’association achèteraient des titres », a indiqué Louis Banga Ntolo.

La cérémonie « Ring the Bell for Gender Equality », créée en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies (ONU) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), symbolise cet engagement. Depuis sa première édition en 2013, cet événement est devenu un rendez-vous annuel pour promouvoir l’égalité des genres dans le secteur financier.

SG

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MTN Cameroon : la data franchit 120 milliards FCFA et pèse 51 % des revenus de services au premier semestre 2026

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MTN Cameroon : la data franchit 120 milliards FCFA et pèse 51 % des revenus de services au premier semestre 2026
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(Investir au Cameroun) – Les revenus tirés de la data ont représenté 50,8 % des revenus de services de MTN Cameroon au premier semestre 2026, contre 45,3 % un an auparavant. Selon les résultats semestriels publiés le 24 août par le groupe, cette activité a généré 3,45 milliards de rands, soit environ 120,3 milliards de FCFA au taux de change moyen retenu par MTN sur la période.

Ce ratio, calculé en rapportant les revenus data aux 6,79 milliards de rands de revenus de services enregistrés au Cameroun, confirme la transformation du modèle économique de l’opérateur. Les revenus data ont progressé de 25,5 % à change constant, soit plus de deux fois plus vite que l’ensemble des revenus de services, en hausse de 11,8 %.

Cette performance s’est accompagnée d’une augmentation de 5,8 % du nombre d’abonnés, à 13,4 millions au 30 juin 2026. MTN attribue cette dynamique à la poursuite des investissements dans son réseau et à ses efforts pour stimuler la consommation de données. Le document ne précise toutefois ni le nombre d’utilisateurs actifs de la data au Cameroun, ni l’évolution de la consommation moyenne par abonné. Il ne permet donc pas d’isoler la contribution respective de l’élargissement de la clientèle, de l’intensification des usages et des prix.

La fintech perd du terrain dans le mix de revenus

La progression de la data contraste avec celle de la fintech. Les revenus camerounais de cette activité, qui comprend Mobile Money et les services d’avance de crédit, se sont établis à 1,19 milliard de rands, soit environ 41,4 milliards de FCFA. Ils affichent une hausse limitée à 4,3 % à change constant et même un recul de 0,3 % une fois convertis dans la monnaie de présentation du groupe.

La fintech ne représente ainsi plus que 17,5 % des revenus de services de MTN Cameroon, contre 18,8 % un an plus tôt. À elles seules, la data et la fintech concentrent néanmoins 68,3 % des revenus de services de l’opérateur.

MTN fait état d’une croissance plus modérée des retraits et des transferts entre particuliers au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Ghana et en Ouganda. Le groupe attribue cette évolution à l’intensification de la concurrence et aux pressions réglementaires sur les prix. Il ne chiffre cependant pas l’incidence propre de ces facteurs sur les résultats de sa filiale camerounaise.

Une intensité d’investissement proche de 27 %

Pour soutenir cette montée en puissance de la data, MTN Cameroon a engagé 1,85 milliard de rands d’investissements hors contrats de location, l’équivalent d’environ 64,4 milliards de FCFA. Ces dépenses augmentent de 26,9 % à change constant. En intégrant les contrats de location conformément à la norme IFRS 16, elles atteignent près de 66,5 milliards de FCFA.

Rapportés arithmétiquement au chiffre d’affaires de la filiale, les investissements hors locations correspondent à une intensité capitalistique d’environ 27 %, contre 16,6 % pour l’ensemble du groupe. Le Cameroun a ainsi concentré 9,3 % des investissements consolidés de MTN, alors qu’il ne représente que 5,9 % de ses revenus de services.

Ces proportions témoignent d’un effort d’investissement supérieur au poids du marché camerounais dans le portefeuille du groupe. Mais MTN ne fournit pas la ventilation locale de cette enveloppe entre extension de la couverture, densification du réseau, fibre optique, capacités data, systèmes informatiques ou autres équipements.

Plus de 104 milliards FCFA d’Ebitda

La rentabilité a continué de progresser. L’Ebitda de MTN Cameroon s’est établi à 2,99 milliards de rands, soit environ 104,4 milliards de FCFA, en hausse de 12,5 % à change constant. La marge d’Ebitda ressort à 43,7 %, presque stable par rapport aux 43,6 % enregistrés sur l’ensemble de l’exercice 2025.

La croissance montre néanmoins des signes de modération. Les revenus de services progressaient encore de 14,4 % au premier trimestre, selon la présentation trimestrielle de MTN, contre 11,8 % en cumul à fin juin. Le taux semestriel demeure également inférieur aux 19,5 % enregistrés sur l’ensemble de 2025 dans les résultats annuels du groupe. Cette comparaison signale un ralentissement au deuxième trimestre, sans permettre de le quantifier précisément.

Au 30 juin, MTN Cameroon conservait par ailleurs une position de trésorerie nette positive de 1,46 milliard de rands, soit environ 51,3 milliards de FCFA. Ce matelas était toutefois inférieur aux 2,29 milliards de rands affichés à fin décembre 2025. Le groupe n’établit pas de lien direct entre cette contraction et l’accélération des investissements.

À l’échelle consolidée, MTN Group a vu ses revenus de services progresser de 17,5 % à change constant et son Ebitda de 24,4 %, avec une marge record de 47,6 %. Ces résultats ont conduit le groupe à lancer un programme de rachat d’actions pouvant atteindre 6 milliards de rands.« Notre performance traduit la dynamique commerciale en croissance des bénéfices, des flux de trésorerie et des rendements », a déclaré Ralph Mupita, président-directeur général de MTN Group, dans le communiqué du 24 août.

MTN précise cependant que ses tableaux opérationnels par pays et ses variations à change constant constituent des informations pro forma non auditées. Les états financiers consolidés semestriels ont, eux, fait l’objet d’un examen limité.

Baudouin Enama

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Carlos Baleba à Manchester United : trois raisons d’y croire

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Manchester United veut rapidement tourner la page après un début de saison qui a déjà fait naître de sérieux doutes. Battus 2-0 à Hull City, les Red Devils ont vécu une première journée particulièrement décevante, alors que Youri Tielemans et Andrey Santos peinent encore à trouver leur rythme. Dans ce contexte, l’arrivée de Carlos Baleba apparaît comme une recrue particulièrement attendue. Le milieu camerounais devrait rejoindre United pour un montant total de 70 millions de livres sterling, soit environ 81,8 millions d’euros, selon le taux GBP/EUR actuel.

Brighton devrait percevoir environ 75,9 millions d’euros immédiatement, correspondant aux 65 millions de livres prévus dans l’accord, auxquels pourront s’ajouter jusqu’à 5,8 millions d’euros de bonus. Une clause de revente figure également dans le contrat. Après avoir passé sa visite médicale, Baleba n’est plus qu’à quelques détails de son arrivée à Old Trafford.

#1 Un milieu capable de donner plus d’impact

La première raison de croire en cette opération tient au profil de Baleba. Le Camerounais apporte une présence physique et une capacité à gagner des duels qui peuvent faire défaut à United dans l’entrejeu. Son activité permet également de protéger davantage la défense tout en offrant une solution pour faire progresser le ballon.

Dans une équipe qui cherche encore son équilibre, disposer d’un milieu capable de récupérer, de résister au pressing et de couvrir de grandes zones pourrait changer beaucoup de choses. Baleba n’est donc pas seulement une recrue supplémentaire : il peut devenir une pièce importante du système de Michael Carrick.

#2 Il connaît déjà la Premier League

À seulement 22 ans, Baleba n’arrive pas en Angleterre comme un joueur à qui il faudra tout apprendre. Son passage à Brighton lui a permis de découvrir les exigences du championnat anglais, son intensité et son rythme particulier.

Cette expérience constitue un avantage considérable pour Manchester United. Là où certaines recrues étrangères ont besoin de plusieurs mois pour s’adapter, Baleba connaît déjà l’environnement dans lequel il devra performer. Dans un club où la pression est immédiate, cette familiarité peut peser lourd.

#3 Un investissement pour aujourd’hui… et pour demain

Enfin, United mise sur un joueur dont la marge de progression reste importante. Baleba est encore jeune et possède déjà une expérience significative du haut niveau. Son recrutement représente donc un pari sur le présent, mais aussi sur les prochaines années.

Le montant de l’opération est conséquent, mais Manchester United semble considérer Baleba comme un joueur capable de s’installer durablement dans son milieu de terrain. S’il confirme les qualités montrées à Brighton et continue de progresser, les 81,8 millions d’euros investis pourraient rapidement apparaître comme le prix d’une pièce maîtresse plutôt que comme une simple dépense estivale.

Dans une équipe qui cherche désespérément à retrouver de la solidité et du caractère, Carlos Baleba arrive donc avec un profil qui coche plusieurs cases. Il reste à savoir s’il pourra rapidement transformer les attentes en performances, mais sur le papier, le Camerounais ressemble à une recrue particulièrement cohérente pour Manchester United.

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Stéphane Menounga dévoile les 5 ruptures pour sortir du sous-développement

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Stéphane Menounga dévoile les 5 ruptures pour sortir du sous-développement
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Repenser la monnaie, transformer les matières premières sur place, réformer l’éducation, renforcer les institutions et accélérer l’intégration régionale : Paul Stéphane Menounga propose cinq grandes ruptures pour permettre à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) de mieux convertir ses ressources en développement.

Dans une tribune intitulée « De la souveraineté juridique à la souveraineté réelle : les 5 ruptures qui peuvent sauver la CEMAC », Paul Stéphane Menounga estime que le problème de l’Afrique centrale ne réside plus dans le manque de ressources, mais dans la capacité à les transformer en richesses, en emplois et en amélioration des conditions de vie.

Selon lui, la sous-région dispose des atouts nécessaires pour construire son propre modèle de développement, mais souffre d’un déficit de stratégie, de leadership et d’efficacité institutionnelle.

Lire la tribune de Paul Stéphane Menounga :

DE LA SOUVERAINETÉ JURIDIQUE À LA SOUVERAINETÉ RÉELLE : LES 5 RUPTURES QUI PEUVENT SAUVER LA CEMAC

La question du développement de la CEMAC ne peut plus être posée en termes de manque de ressources.

Le vrai enjeu réside dans notre capacité à transformer nos potentialités en richesses, nos richesses en emplois, et nos emplois en amélioration concrète des conditions de vie.

L’Afrique centrale a les ressources pour construire son propre modèle. Ce qui lui manque, c’est une stratégie cohérente, un leadership capable de la porter et des institutions capables de l’exécuter.

La sortie du sous-développement passera par les axes ci-après :

RECONSTRUIRE UNE VÉRITABLE SOUVERAINETÉ POLITICO-ÉCONOMIQUE

Sur la monnaie : la CEMAC doit soulever le débat franc sur le franc CFA. Soit on le réforme en profondeur avec contrôle total de nos réserves et politique monétaire autonome, soit on prépare une monnaie CEMAC souveraine.

Sur les accords : faire l’inventaire de tous les accords de coopération, commerciaux et de défense puis les réformer ou annuler simplement.

Sur l’économie : passer de l’économie d’extraction à l’économie de transformation. Pétrole, bois, cacao, coton, gaz, minerais doivent être transformés sur place. Une sous-région qui exporte brut et réimporte fini, exporte ses emplois et importe son chômage.

RÉFORMER PROFONDÉMENT NOS SYSTÈMES ÉDUCATIFS

L’école africaine doit cesser de produire des demandeurs d’emploi. Elle doit produire des créateurs de valeur comme des ingénieurs, des techniciens, des entrepreneurs, des chercheurs, des innovateurs.

Il faut inverser la logique et passer de « former pour chercher un emploi » à « former pour créer de la valeur ». La formation professionnelle, les sciences, les technologies et l’entrepreneuriat doivent devenir le cœur du système.

CONSTRUIRE DES INSTITUTIONS PLUS FORTES QUE LES INDIVIDUS

Le développement ne peut dépendre de la volonté d’un seul homme.
Il faut des institutions capables de planifier sur 20 ans, d’exécuter, de contrôler et d’évaluer.
La lutte contre la corruption n’est pas une question morale, c’est une politique de développement car chaque franc détourné, est une route non construite, une école non équipée, un hôpital sans médicaments.

RENFORCER L’INTÉGRATION ÉCONOMIQUE RÉELLE DE LA CEMAC

Pris séparément, nos marchés sont faibles. Intégrés, nous sommes 51 millions de consommateurs et producteurs.
La libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des compétences doit cesser d’être un slogan pour devenir une réalité. Pourquoi importer de l’extérieur ce que la CEMAC peut produire ensemble ?

REVOIR NOTRE RAPPORT AVEC L’EXTÉRIEUR

La coopération ne doit pas être rejetée, mais renégociée sur la base de l’intérêt mutuel.
La CEMAC ne doit plus être seulement un espace d’extraction, de consommation et d’influence. Elle doit devenir un espace de production, d’innovation et de décision.

In fine

Il faut changer de culture politique. Le patriotisme, ce n’est pas seulement chanter l’hymne ou brandir le drapeau. C’est construire des institutions efficaces, protéger les ressources publiques et produire des politiques qui changent la vie des gens.

La CEMAC n’est pas pauvre parce qu’elle manque de ressources. Elle est pauvre parce qu’elle transforme encore insuffisamment ses ressources en développement.

Le défi n’est plus de savoir qui possède nos ressources, mais qui décide de leur utilisation, comment elles sont transformées et au profit de qui.

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