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Un pasteur nigérian accusé d’avoir séquestré son épouse : l’affaire qui scandalise le pays

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Un pasteur nigérian accusé d’avoir séquestré son épouse : l’affaire qui scandalise le pays
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Les autorités de l’État de Rivers, au Nigeria, ont convoqué le pasteur Umueke Miracle, leader de l’église Dynamic Flame of Fire and Miracle Ministries, pour l’interroger sur des accusations selon lesquelles il aurait séquestré son épouse, Success Miracle, pendant cinq jours. L’incident, qui s’est déroulé dans le quartier résidentiel de Port Harcourt (GRA), a provoqué l’indignation du public, soulevant des questions sur les violences conjugales et le contrôle financier au sein du couple.

Selon des médias locaux, cette affaire s’inscrit dans un schéma récurrent de contrôle et d’abus financiers qui persiste depuis le début de leur mariage en 2017. Ce cas met en lumière les problèmes de violence au Nigeria, où les leaders religieux jouissent d’une influence considérable, souvent bien au-delà de leur rôle spirituel. Cependant, des allégations de mauvaise conduite et d’abus entachent parfois cette position privilégiée.

Accusations de contrôle financier et de violences

D’après des sources médiatiques nigérianes, le pasteur aurait imposé à son épouse des règles strictes, lui interdisant d’ouvrir un compte bancaire ou d’avoir une indépendance financière, tout en ne lui fournissant pas d’argent pour ses dépenses personnelles.

« Nous sommes mariés depuis 2017. Dès que nous avons des problèmes, il me place en résidence surveillée. Il a clairement dit que je ne devais pas avoir mon propre argent ni même ouvrir un compte bancaire, mais il ne me donnait pas d’argent non plus », a déclaré Success à SaharaReporters.

Elle a également accusé son mari d’accumuler des propriétés à son nom tout en ayant des relations extraconjugales. Elle a plusieurs fois demandé un règlement financier, mais il aurait refusé, affirmant que les fonds de l’église ne pouvaient pas être utilisés pour régler leurs problèmes conjugaux.

Face à ces difficultés financières, Success a ouvert en secret un compte bancaire chez Access Bank et a lancé une petite entreprise de vente d’eau et d’autres fournitures nécessaires au ministère. Certains membres du ministère l’auraient aidée à réaliser des ventes et à déposer les bénéfices sur son compte.

Cependant, le pasteur Miracle a fini par découvrir le compte après avoir apparemment trompé les employés de la banque en leur faisant croire qu’il voulait y déposer 500 millions de nairas (₦). La banque lui a alors révélé que Success détenait 5 millions de nairas sur son compte.

« Chaque fois que je lui demande de me régler (de me donner de l’argent) pour que je puisse partir, il dit qu’il n’a pas d’argent. Je lui rappelle tout ce que j’ai fait pour lui et les sacrifices que j’ai consentis, mais il refuse de me donner quoi que ce soit », a-t-elle expliqué.

Lorsqu’il a découvert le compte, Success affirme que son mari l’a accusée d’« avoir volé son argent et d’avoir monté une entreprise sous son ministère sans sa permission ».

Séquestration dans le quartier résidentiel de Port Harcourt

Mardi soir, le pasteur Miracle aurait forcé son épouse à monter dans sa voiture et l’aurait emmenée dans une maison du GRA, derrière Casablanca, en face de l’ancien Rita Gate. Il lui aurait confisqué ses téléphones pour l’empêcher de contacter qui que ce soit.

« Il m’a dit qu’il allait me poursuivre en justice et m’a gardée ici depuis mardi soir. Ce n’est pas une prison, c’est une maison normale qu’il a probablement louée », a-t-elle raconté.

Intervention de la police et enquête

Suite à ces allégations, le pasteur Miracle a été convoqué par la police pour interrogatoire. Des craintes ont été exprimées quant à une éventuelle influence du pasteur sur les forces de l’ordre locales, poussant SaharaReporters à contacter le commissaire de police de l’État de Rivers, CP Olugbenga Adepoju.

En réponse, le commissaire a rapidement dépêché une équipe de police, dirigée par le DPO Abacha, sur les lieux où Success était retenue.

Démentant toute affiliation avec le pasteur, CP Adepoju a déclaré à SaharaReporters : « Je ne connais aucun pasteur. Comment pourrais-je permettre à quelqu’un d’être enfermé dans une maison ? Suis-je un animal ? Même un DPO ne permettrait pas cela. Les gens exagèrent beaucoup. »

Contacté par téléphone, le pasteur Miracle a nié avoir séquestré son épouse. Cependant, lorsque le commissaire a demandé à parler directement à Success, le pasteur a insisté pour qu’on s’adresse d’abord à lui.

Malgré cette résistance initiale, la police a veillé à ce que Mme Miracle soit libérée et emmenée au poste pour faire une déclaration.

Sur place, Success a confirmé que son mari l’avait systématiquement isolée de sa famille et restreint ses communications.

« Pour un rien, il me confisque mon téléphone. Personne dans la maison n’a de téléphone à cause de moi, pour que je ne puisse pas appeler qui que ce soit », a-t-elle expliqué à la police.

Un schéma de comportement abusif

Face aux spéculations selon lesquelles le pasteur Miracle aurait la police dans sa poche, le DPO Abacha a balayé ces allégations : « Je ne connais pas cet homme. Ils disent que nous sommes à sa solde – mais je ne le connais même pas. Nous avons dû localiser la maison pour intervenir ; nous ne le connaissons pas. »

La police a confirmé que l’enquête était en cours et que des mesures supplémentaires seraient prises en fonction des conclusions.

Ces dénégations ne suffisent pas à dissiper les doutes, d’autant que le pasteur Umueke Miracle a un passé qui interroge. En 2022, le religieux, également administrateur de Dynamic Flame of Fire Miracle Ministries, aurait fait irruption dans les locaux de la télévision de l’État de Rivers (RSTV) avec ses gardes du corps. Le directeur de la production, Glorious Abel, aurait été enlevé et brutalisé après avoir interrompu l’un des programmes sponsorisés par le pasteur, selon le Syndicat nigérian des journalistes (NUJ).

Les autorités n’ont pris aucune mesure concernant ces allégations, et rien ne laisse penser que cela pourrait changer.

Des cas d’abus récurrents au nom de la religion

Cette affaire n’est pas un cas isolé. Les abus au nom de la religion sont malheureusement courants au Nigeria. Un exemple notable est celui de feu T.B. Joshua, fondateur de la Synagogue Church of All Nations (SCOAN). En 2024, une enquête de la BBC a révélé que Joshua aurait abusé de ses fidèles pendant plus de 15 ans, avec des accusations de viol, de torture et d’avortements forcés. Le rapport décrivait SCOAN comme un environnement sectaire où au moins 150 personnes vivaient comme des disciples, parfois pendant des décennies. SCOAN a nié ces allégations, et le rapport a suscité une controverse généralisée, certains médias africains critiquant les conclusions de la BBC.

Un autre cas implique Anthony Odiong, un prêtre catholique lié au Texas et à la Louisiane, accusé en 2024 de multiples agressions sexuelles. Les allégations incluent la paternité d’au moins deux enfants avec ses victimes et une tentative de fuite vers le Nigeria pour échapper à la justice. Des tests ADN ont confirmé sa paternité, mettant en lumière un schéma de mauvaise conduite et d’abus de pouvoir.

L’influence religieuse dans la société nigériane

L’influence omniprésente de la religion au Nigeria s’étend à la politique, à l’éducation et aux normes sociales. Les institutions religieuses comblent souvent les lacunes de l’État, fournissant des services essentiels et jouant un rôle d’arbitre dans les affaires communautaires. Cette imbrication profonde peut poser des défis, surtout lorsque des allégations de mauvaise conduite émergent au sein de ces institutions.

Des groupes extrémistes comme Boko Haram exploitent les sentiments religieux pour justifier la violence, notamment en ciblant l’éducation des femmes. Leur position anti-éducation vise à empêcher le progrès sociétal en opprimant les femmes. Pour contrer ces récits extrémistes et favoriser le développement, une stratégie globale incluant la promotion de l’éducation des femmes est essentielle.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun, Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet. Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025, Adelphe Wenceslas Evaga prend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey, Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri, Adelphe Wenceslas Evaga exerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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