La localité de Meluf, dans le département du Bui, région du Nord-Ouest du Cameroun, a été le théâtre d’une violente attaque dimanche, menée par des séparatistes ambazoniens. Selon nos informations, ces derniers ont encerclé un poste militaire tenu par l’armée camerounaise, causant d’importants dégâts et semant la panique dans la zone en conflit depuis des années.
Selon des sources locales, l’attaque aurait fait plusieurs victimes dans les rangs des forces de défense. Bien que le bilan exact reste encore flou, on dénombre au moins un mort confirmé. Le gendarme Mouassom Ulrich est décédé peu de temps après l’assaut. Les informations font état de quatre soldats tués, mais pour l’instant, seule l’identité du gendarme a pu être formellement établie.
Une escalade de violence dans une guerre qui s’enlise
L’attaque de Meluf s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les forces gouvernementales et les séparatistes ambazoniens, qui réclament l’indépendance des régions anglophones du Cameroun. Depuis le début du conflit, le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Selon les dernières estimations, 1 533 soldats auraient perdu la vie dans cette guerre qui semble s’enliser, sans perspective de résolution à court terme.
Les habitants de Meluf, comme ceux de nombreuses autres localités des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, vivent dans la peur constante des affrontements et des représailles. Les attaques éclairs, comme celle d’hier, rappellent la vulnérabilité des populations civiles, prises en étau entre les deux camps.















