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Électricité : Globeleq Cameroun dément sa cessation d’activité et redémarre ses centrales

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Électricité : Globeleq Cameroun dément sa cessation d’activité et redémarre ses centrales
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(Investir au Cameroun) – Les centrales à gaz de Kribi (216 MW) et à fioul de Dibamba (88 MW), situées près de Douala, ont repris du service après une brève interruption, selon des informations d’Investir au Cameroun. Leur redémarrage a été ordonné dans la soirée du 5 mars 2025 par la direction générale de Globeleq Cameroun, filiale du groupe britannique éponyme, propriétaire de ces installations. Les unités de production avaient été mises à l’arrêt le lundi 3 mars au soir, en raison d’impayés s’élevant à 137 milliards de FCFA au mois de février, réclamés à Eneo, le distributeur exclusif d’électricité au Cameroun, par Globeleq.

Selon des sources internes à Globeleq, la décision de reprendre les activités a été prise lors d’une réunion du Conseil d’administration de Globeleq Cameroun, tenue ce mercredi 5 mars à Yaoundé.

Avec une capacité combinée de 304 MW, ces centrales jouent un rôle important dans l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité au Cameroun. Leur production alimente le Réseau interconnecté Sud (RIN), qui dessert sept des dix régions du pays, notamment le Littoral, le Centre, le Sud, l’Ouest, le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Est. Cette dépendance explique l’inquiétude palpable des autorités gouvernementales suite à la décision initiale de Globeleq de suspendre les opérations.

« L’arrêt des machines par la Kribi Power Development Company (KPDC) et la Dibamba Power Development Company (DPDC) est prévu dans le contrat liant Globeleq à Eneo et à l’État du Cameroun. Il ne s’agit pas d’un choix délibéré ni d’un chantage. Globeleq applique simplement les dispositions du contrat lorsque les engagements ne sont pas respectés », déclare une source proche du dossier en faveur de Globeleq.

Dans un communiqué rendu public hier, l’énergéticien britannique a réaffirmé que la question de la dette due par Eneo reste d’actualité. « La viabilité de nos opérations repose sur le respect des engagements financiers des différentes parties prenantes », a déclaré Frédéric Mvondo.

Le patron de Globeleq Cameroun a également tenu à démentir fermement les rumeurs d’un arrêt définitif des activités du groupe au Cameroun. « Contrairement aux allégations circulant actuellement, les entités Globeleq au Cameroun n’ont pas l’intention d’arrêter définitivement leurs centrales thermiques », précise le communiqué. L’entreprise réaffirme son engagement à « soutenir le secteur énergétique du pays et à travailler avec toutes les parties prenantes pour assurer une fourniture d’électricité stable et fiable ».

Cependant, Globeleq reconnaît que l’épineux dossier de la dette que Eneo lui doit reste d’actualité. Le directeur général de Globeleq Cameroun précise que « la viabilité de nos opérations repose sur le respect des engagements financiers des différentes parties prenantes ». Dans cette optique, des discussions seraient en cours avec les autorités compétentes afin de parvenir à une solution qui garantisse la continuité des services, laisse entendre Globeleq.

Baudouin Enama

Lire aussi :

27-02-25 : Globeleq remet en service la centrale à gaz de Kribi, après cinq mois d’arrêt pour des impayés de 137 milliards FCFA

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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »

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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »
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Les incidents survenus au Lycée Technique Bilingue de Nsam, à Yaoundé, et les précédents troubles enregistrés au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe illustrent, selon l’observateur politique Jean-Paul Ntsengue, la capacité d’un incident ponctuel à déclencher une mobilisation collective lorsque les frustrations sociales se sont accumulées.

Dans une tribune intitulée « De la frustration collective à la contestation de l’ordre établi : il suffit d’une étincelle ! », Jean Paul Ntsengue estime que ces événements doivent être considérés comme des signaux d’alerte sur les tensions qui traversent la société camerounaise.

L’auteur rappelle que, dans le cas du Lycée Technique Bilingue de Nsam, des sanctions disciplinaires liées à la coiffure des élèves auraient précédé les violences. À Etoug-Ebe, il évoque une décision de fermeture du portail à 7 heures, qui aurait provoqué la colère d’élèves arrivés en retard avant de s’étendre à une partie plus large de l’établissement.

Lire la tribune de Jean Paul Ntsengue :

DE LA FRUSTRATION COLLECTIVE À LA CONTESTATION DE L’ORDRE ÉTABLI : IL SUFFIT D’UNE ÉTINCELLE !

La plus grande leçon que nous devons retenir des incidents récents au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé et, il y a quelques années, au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, c’est la rapidité avec laquelle une étincelle peut entraîner un embrasement général de la société. Dans le premier cas, le renvoi disciplinaire des élèves pour coiffure non conforme a abouti à un drame.

Dans le deuxième cas, la fermeture du portail à 7 h du matin sur ordre du proviseur a déclenché la colère des élèves retardataires puis de l’ensemble des élèves du lycée. Dans les deux cas, les deux proviseures (des dames) ont été prises pour cible, leurs véhicules et d’importantes infrastructures de ces établissements ont été vandalisés.

Ces exemples, auxquels j’ajoute la grande émeute estudiantine de décembre 1987 suite au retard dans le paiement de certaines bourses aux étudiants, sont des indicateurs sérieux qui renseignent sur la fragilité de l’ordre lorsque des frustrations accumulées au sein d’un corps social explosent à l’occasion d’un incident mineur. Car en réalité, tout part inévitablement d’un contexte de frustrations accumulées, d’injustices ressenties, de perte de confiance envers les autorités et d’événements déclencheurs qui transforment le mécontentement latent en mobilisation collective.

Depuis la Révolution française de 1789 aux soulèvements populaires contemporains, notamment la grève actuelle des lycéens en France, l’histoire montre que des événements parfois limités et anodins peuvent provoquer des mouvements d’une ampleur inattendue lorsqu’ils cristallisent des frustrations préexistantes.

Dans le contexte camerounais actuel, de nombreux ingrédients sont disponibles pour nous plonger tous dans « une sauce bien pimentée ». En effet, des scandales touchant la gouvernance, la sécurité nationale et la sûreté de l’État se multiplient devant nos yeux indifférents ou impuissants.

Il est urgent de soigner et de sauver la République car la répétition des émeutes de février 2008, « émeutes de la faim » selon le président Paul Biya lui-même, pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables dans un contexte de repli identitaire et de contestations politiques.

Jean-Paul Ntsengue
Observateur neutre et indépendant de la scène politique

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Construction de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi : les activités se poursuivent sur le terrain

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Alors que toutes les assurances ont été données par les bailleurs de fonds du projet, en ce qui concerne la mise en vigueur de l’accord […]

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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