C’est une descente aux enfers pour Wilson Daniel Freita Da Costa. L’ancien PDG de l’hôtel DACOSTA à Buea a écopé, le 26 février 2025, d’une lourde peine de 24 ans de prison aux États-Unis. En cause ? Son rôle central dans une escroquerie à 1,1 milliard de dollars qui mêle documents bidonnés, deals internationaux et faux en série.
Tout commence avec une opération baptisée Angola Fast Power Deal, une vente de turbines énergétiques censée fournir de l’électricité à l’Angola. Problème : pour décrocher un prêt colossal de 1,1 milliard de dollars, Da Costa aurait falsifié plusieurs lettres officielles, se faisant passer pour des responsables du gouvernement angolais. Le tout sur du papier à en-tête officiel, histoire de brouiller les pistes.
Résultat : 20 ans de prison pour fraude électronique, plus 4 ans pour usurpation d’identité aggravée. Une peine salée qui reflète l’ampleur de la supercherie.
Cette affaire éclabousse aussi General Electric (GE), le géant américain de l’énergie, qui a servi d’intermédiaire financier dans ce dossier explosif. GE, mastodonte historique né en 1892, s’est récemment scindé en trois entités distinctes : GE Aerospace, GE Vernova et GE Healthcare. Mais malgré sa puissance mondiale, même un géant peut se faire avoir par une fraude aussi bien ficelée.
Avec ce verdict, Daniel Da Costa devient l’un des symboles de la lutte contre la criminalité en col blanc dans les affaires internationales. Mais surtout, il rappelle que même les plus grosses arnaques finissent toujours par se faire rattraper.














