Dernières actualités
Secteur minier: L’Etat redoute un flop du fer camerounais sur les marchés internationaux

À la fin du mois de janvier, le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry a dressé un état des lieux des projets miniers de fer en cours dans le pays. Parmi les plus importants figure l’exploitation du gisement transfrontalier de Mbalam-Nabeba, partagé entre le Cameroun et le Congo. La Cameroon Mining Company (CMC), en charge du volet camerounais, « a déjà sélectionné six transporteurs, dont deux entreprises locales, tandis que cent camions destinés au transport du minerai sont en route vers le pays. Par ailleurs, les travaux de bitumage de 40 kilomètres de route reliant Sangmélima, Ebolowa, Mengueme et Kribi avancent, en attendant la construction des voies ferrées nécessaires pour acheminer le minerai vers le Port Autonome de Kribi (PAK) », a révélé le membre du gouvernement.
Autre projet clé, celui de Bipindi-Grand Zambi, piloté par la société G-stones. « L’entreprise a récemment assemblé un concasseur principal d’une capacité de 1 000 tonnes par heure, en complément d’un concasseur mobile de 300 tonnes par heure déjà opérationnel », a indiqué le ministre. Avec un objectif de production de 6 millions de tonnes de minerai de fer à 30 %, enrichies en 2 millions de tonnes de concentré à 65 %, ce projet devrait voir ses premières exportations dès juin 2025, selon une annonce faite lors d’une visite du PAK sur le site en janvier dernier.
Quant au projet Kribi-Lobé, « la société chinoise Sinosteel a déjà reçu l’ensemble des autorisations requises, y compris le certificat de conformité environnementale. À ce jour, 60 % des équipements miniers et des infrastructures énergétiques (dont une centrale de 60 MW) sont en place, et l’arrivée des unités d’enrichissement est imminente » a déclaré Fuh Calistus Gentry. Avec des réserves prouvées de 632 millions de tonnes, Sinosteel prévoit une production annuelle de 10 millions de tonnes de minerai à 33 %, enrichies en 4 millions de tonnes de concentré à 65 %.
Enfin, des études avancées sur le gisement de Ngovayang ont permis d’estimer des ressources exploitables à 111,42 millions de tonnes. Ces chiffres, issus du rapport de la quatrième édition de la Convention internationale des mines et exposition du Cameroun (CIMEC) tenue en mai 2024, soulignent le potentiel minier du pays. Mais derrière ces perspectives prometteuses, des menaces pèsent sur la rentabilité de ces projets. C’est ce qu’a révélé le rapport gouvernemental sur la situation et les perspectives économiques, sociales et financières du Cameroun, publié en novembre 2024.
DES RISQUES MAJEURS SUR LA RENTABILITÉ DES PROJETS DE FER
Si la montée en puissance de l’industrie du fer au Cameroun est indéniable, elle intervient dans un contexte mondial particulièrement fragile. Le rapport évoqué supra, alerte sur plusieurs risques pesant sur l’écoulement du minerai. Le premier obstacle est la chute des cours du fer. Après un pic à 158,2 dollars la tonne en 2021, le prix du minerai est passé sous la barre des 100 dollars en 2024, atteignant son plus bas niveau en trois ans. Et la tendance ne semble pas près de s’inverser. Selon des projections du ministère des Finances et du Fonds monétaire international, le prix moyen devrait se stabiliser à 95,5 dollars en 2025, puis descendre à 90,6 dollars en 2027. « Cette baisse pourrait affecter directement la rentabilité des nouveaux projets camerounais, dont les modèles économiques reposaient sur des prévisions plus optimistes », souligne les deux institutions
D’après le gouvernement camerounais et le FMI, ce recul des prix s’explique en grande partie par la crise du secteur de la construction en Chine, premier consommateur mondial de fer. L’effondrement du géant immobilier Evergrande, placé en liquidation judiciaire en janvier 2024, avec une dette abyssale de 260 milliards d’euros, a entraîné dans sa chute tout le secteur de la construction en Chine, premier consommateur mondial de minerai de fer. « Pékin tente de stabiliser la situation, mais les sidérurgistes chinois peinent à absorber les chocs successifs. En plus d’un ralentissement de la demande, la surproduction d’acier en Chine accentue la pression sur les prix et réduit les marges des industriels, tandis que de nouvelles réglementations environnementales favorisent une production d’acier à faible empreinte carbone, moins gourmande en minerai de fer », peut-on lire dans le rapport susmentionné.
Le Cameroun, dont les projets miniers s’appuient largement sur des investisseurs chinois, pourrait subir de plein fouet ces turbulences, prédit Yaoundé. En effet, la Chine représentait plus de 70 % des importations mondiales de fer. Si l’appétit de l’Empire du Milieu diminue, la diversification des débouchés devient un impératif stratégique. Le Cameroun, en phase de lancement de sa production, arrive dans un contexte déjà saturé où les alternatives à la Chine restent limitées. Certes, d’autres pays comme le Japon (7,3 %), la Corée du Sud (4,9 %), l’Allemagne (2,8 %), Taïwan (1,7 %) et la France (1 %) – importent du fer, mais leurs volumes restent marginaux aux besoins chinois. QUELLES
ALTERNATIVES POUR SÉCURISER L’AVENIR DU SECTEUR ?
Toutefois, face à ces risques, le gouvernement camerounais explore plusieurs pistes pour sécuriser l’avenir de ses projets de fer. Il encourage les entreprises minières à investir dans des technologies d’enrichissement du minerai pour augmenter sa valeur ajoutée. Cette stratégie permettrait de compenser partiellement la baisse des cours mondiaux en produisant des concentrés de fer de haute qualité, plus demandés sur le marché international. Enfin, Yaoundé mise sur la construction d’infrastructures locales pour réduire les coûts de production et de transport. Le bitumage des routes et la construction de voies ferrées entre Kribi, Ebolowa et le Congo sont des étapes clés pour optimiser la logistique et rendre les projets plus compétitifs.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Conseil régional du Nord : Les ressources financières mobilisées multipliées par 5 en 4 ans

Le département de la Bénoué concentre à lui seul 49 % des interventions du premier mandat. Une situation qui amène l’institution à envisager une meilleure répartition des investissements entre les quatre départements qua compte la région.
Les ressources financières mobilisées par le Conseil régional du Nord ont été multipliées par 5, passant de 2,25 milliards FCFA en 2021 à 11,89 milliards FCFA en 2025. Sur le plan des réalisations, 165 projets ont déjà été réceptionnés sur les 203 programmés, pour un volume de marché évalué à 11,16 milliards FCFA. 13 739 personnes ont bénéficié du Programme d’appui à l’autonomisation des femmes et des jeunes (Pafeje), soit 70% des femmes.
Tous ces chiffres ont été publiés lors des travaux de la troisième session ordinaire de l’institution tenus du 28 au 30 octobre 2026, consacrés au débat d’orientation budgétaire pour l’exercice 2027. Le Conseil régional du Nord entend désormais privilégier une démarche participative davantage centrée sur les attentes réelles des populations.
Fort de plus de 190 projets entièrement réalisés durant son premier mandat, le Conseil régional du Nord entend consolider ses acquis, mieux répartir les investissements entre les quatre départements et renforcer les actions en faveur des femmes et des jeunes.
Des travaux de cette troisième session ordinaire, l’on a appris que le département de la Bénoué à lui seul concentre 49 % des interventions du premier mandat. Une situation qui amène l’institution à envisager une meilleure répartition des investissements entre les quatre départements qua compte la région.
Il sera donc question de mettre l’accent entre autres sur l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes, des secteurs constituant des leviers essentiels pour valoriser le potentiel humain, favoriser l’insertion socioéconomique et réduire les inégalités d’accès aux opportunités de développement avec une population majoritairement âgée de moins de 20 ans.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
DÉPÔTS ET CONSIGNATIONS : 162,3 milliards de FCFA encaissés, 30,5 milliards restitués en quatre ans par la CDEC au Cameroun

Au cours d’une rencontre avec la presse à Yaoundé, le 30 octobre dernier, la Caisse des Dépôts et Consignations a présenté le bilan de l’institution depuis janvier 2023 et ses objectifs à fin 2028.
Ce 30 octobre 2026, au Concord International Hôtel, Richard Evina Obam, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC), a réuni les hommes de médias et les influenceurs autour d’un déjeuner de presse pour dresser le bilan de près de quatre ans d’activité. Il en ressort, en quelques chiffres, que depuis la nomination des dirigeants, le 20 janvier 2023, et jusqu’au 30 septembre 2026, l’institution a encaissé 162,3 milliards de FCFA, dont 114,3 milliards de transferts historiques et 48,0 milliards de consignations nouvelles. Elle en a restitué 30,5 milliards aux bénéficiaires, soit 18,8 % des encaissements cumulés. L’écart laisse un encours de 131,8 milliards de FCFA.
La courbe s’est dessinée par paliers : 1,5 milliard de FCFA en 2023, 67,7 milliards en 2024 sous l’effet des transferts historiques, 51,7 milliards en 2025, puis 41,5 milliards sur les neuf premiers mois de 2026. Les restitutions suivent : 0,7 milliard en 2024, 15,9 milliards en 2025 et déjà 13,9 milliards à fin septembre 2026. La CDEC précise que ces encaissements sont bruts des restitutions et que le chiffre de 2026 n’est pas extrapolé à l’année pleine.
Le cadre juridique a été posé en deux temps. En décembre 2023, un décret du Premier ministre et deux arrêtés du ministre des Finances ont organisé les déclarations, les transferts et les circuits comptables, tandis qu’une convention du 15 décembre a confié aux comptables du Trésor, comme préposés de la CDEC, les opérations de dépôt, de retrait, de consignation et de déconsignation. En novembre 2024, un décret a prévu la prescription au profit de l’État des fonds non réclamés après trente ans, et un arrêté a ouvert à la CDEC les titres de créance et de capital.
Sur le terrain, les résultats varient selon les secteurs. Le premier transfert de masse, en octobre 2023, est venu d’une compagnie d’assurance. MTN et Orange ont transféré leurs stocks historiques de cautions et signé des conventions. Dans l’eau et l’électricité, CAMWATER et ENEO contestent la qualification des cautions versées par les abonnés, qu’ils décrivent comme des avances sur consommation, et un arbitrage a été sollicité.
Les placements ont pris le relais à partir de décembre 2024. Les volumes nominaux transigés sont passés de 9 milliards de FCFA ce mois-là à 60 milliards en 2025, puis 61,2 milliards en 2026 à date. Plus de 80 % de ce volume concerne des titres de l’État du Cameroun, bons et obligations du Trésor assimilables et emprunts obligataires, avec une ouverture en 2026 à d’autres États de la CEMAC. Le rendement indicatif ressort à environ 6 % en 2025 et 6,5 % en 2026. La CDEC a ainsi reçu du ministère des Finances, en 2025, le prix du meilleur investisseur institutionnel du marché des titres publics.
Reste la question des transferts, que la CDEC désigne comme le principal frein à la mobilisation : selon elle, certains détenteurs sont réticents à se dessaisir des fonds. Elle recense plus d’une centaine de dossiers pendants devant les juridictions, dont 101 où elle est défenderesse. Certaines banques et plusieurs compagnies d’assurance y contestent des mesures de transfert ou de recouvrement. De son côté, l’institution a engagé 16 procédures devant la Cour de justice de la CEMAC, le TGI du Mfoundi et le Tribunal criminel spécial. Selon elle, ces procédures ne préjugent pas des décisions à intervenir et la concertation se poursuit avec quatorze banques sur dix-huit. En 2025, les banques poursuivies ont transféré 11,7 milliards de FCFA.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
L’horizon est fixé à fin 2028 : un stock de ressources de 525 milliards de FCFA, contre une base stratégique d’environ 100 milliards à fin 2025, avec des étapes de 150 milliards en 2026 et 262,5 milliards en 2027. La CDEC vise plus de 20 % de placements hors titres publics camerounais, un rendement moyen supérieur à 3 % sur l’ensemble des ressources et 30 milliards de FCFA cumulés pour le développement économique, dont 5 milliards pour un projet pilote en faveur des PME portées par des jeunes et des femmes.
Elle annonce aussi un délai de restitution de dix jours ouvrables au plus, tenu dans tous les cas dès janvier 2027. Le projet DIASDEV, conduit avec l’AFD et Expertise France, prépare une épargne réglementée pour la diaspora et les résidents. Plaidoyer de haut niveau, partenariats structurés avec les détenteurs, recouvrement renforcé et au moins trois nouvelles catégories de ressources : tels sont les moyens annoncés.
Richard Evina Obam a indiqué que cette responsabilité impose à l’institution « une exigence permanente de rigueur, de bonne gouvernance et de transparence ». Évoquant les interrogations suscitées par certaines questions institutionnelles et réglementaires, « notamment dans le contexte des échanges avec la BEAC et la COBAC », il a dit vouloir « favoriser un dialogue constructif, dans lequel chacun peut exercer pleinement ses responsabilités ».
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
RICHARD EVINA OBAM, Directeur général de la CDEC
« Concilier la sécurité des ressources, la qualité de leur gestion et l’utilité économique et sociale de leur mobilisation »
« La Caisse des Dépôts et Consignations est une institution financière publique investie d’une mission d’intérêt général. Sa vocation est de recevoir, de sécuriser et de gérer les dépôts et consignations qui lui sont confiés, ainsi que de contribuer à la mobilisation des ressources susceptibles de soutenir le développement économique et social de notre pays, dans le respect de ses attributions et du cadre réglementaire applicable.
La particularité de notre institution réside notamment dans sa vocation de long terme. Dans un contexte où les besoins de développement exigent des ressources pérennes, une gestion prudente et une vision durable, la CDEC a vocation à apporter une contribution spécifique à l’architecture financière nationale.
Ses missions revêtent ainsi une importance particulière pour notre économie. La première concerne la réception et la conservation sécurisée des dépôts et consignations. Cette responsabilité repose sur une exigence fondamentale : préserver la confiance des déposants et assurer une gestion rigoureuse des ressources confiées à l’institution.
La deuxième porte sur la gestion de fonds pour le compte de tiers, dans le respect des principes de prudence, de sécurité et de transparence. Elle exige une gouvernance solide, des mécanismes de contrôle appropriés et une attention constante à la préservation des ressources.
La troisième mission concerne la contribution au financement du développement, notamment à travers l’accompagnement de projets d’intérêt général, dans les domaines relevant des attributions de la CDEC. Les infrastructures, l’habitat, le développement local et le soutien à l’activité économique constituent autant de secteurs dans lesquels des ressources financières judicieusement mobilisées et orientées peuvent contribuer à la transformation de notre pays.
Enfin, la CDEC a vocation à accompagner les politiques publiques, en complémentarité avec l’État, les collectivités territoriales et les autres acteurs du système financier.
Ces différentes missions traduisent une ambition essentielle : faire de la Caisse des Dépôts et Consignations un instrument au service de la mobilisation des ressources, de la confiance financière et du développement du Cameroun.
En assurant une gestion rigoureuse des fonds qui lui sont confiés, notre institution contribue à renforcer la confiance dans les mécanismes financiers publics. Par sa vocation d’investisseur de long terme, elle peut également participer, dans le cadre de ses missions, à la recherche de solutions de financement adaptées aux besoins de développement du pays.
L’enjeu est donc de concilier la sécurité des ressources, la qualité de leur gestion et l’utilité économique et sociale de leur mobilisation. »
Par Bonaventure TCHOUANGE
Défis Actuels du 03/11/2026
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Budget des CTD en 2027 : Ces secteurs qui vont tirer l’économie vers le haut

Une planification a été faite dans une lettre-circulaire conjointe du ministère des Finances et celui du Développement local.
Selon les prévisions de la lettre-circulaire conjointe du ministère en charge des Finances et celui du Développement local du 29 octobre 2026, en 2027, la croissance économique au Cameroun devrait être portée par les entreprises relevant de toutes les branches socio-économiques mais principalement celles du secteur primaire.
En ce qui concerne les entreprises des secteurs secondaires et tertiaires, elles favorisent généralement dans les Collectivités territoriales décentralisées (CTD) où elles sont impliquées, le développement d’activités économiques induites où elles sont implantées. Par secteur d’activités, les estimations et prévisions de croissance dans les différentes ranches concernées se présentent comme suit :
Secteur primaire
Dans le secteur sylviculture et exploitation forestière, le taux de croissance devrait passer de 2,5% en 2026 à 2,4% en 2027. Pour ce qui est de la pêche et de la pisciculture, l’on devrait passer de 3,4% à 3,6% sur la même période. Elevage et chasse (4,4% et 4,5%), agriculture des produits vivriers (3,7% et 4,0%) et agriculture industrielle et exportation (0,3% et 2,3%).
Secteur secondaire
Bâtiment et travaux publics (4,7% et 5,3%). Autres industries manufacturières (3,7% et 5,0%), production et distribution d’électricité (5,7% et 6,2%), industrie agro-alimentaires (4,2% et 4,5%), production et distribution d’eau et assainissement (3,2% et 4,6%).
Secteur tertiaire
Commerce et réparation de véhicules (2,8% et 3,2%), transport entrepôts et communications (4,9% et 4,9%), restauration et hôtels (6,3% et 5,4%), éducation (5,3% et 5,5%) et santé et action sociale (3,0% et 3,2%).
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















