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Présidentielle 2025 : pourquoi Cabral Libii doit envisager une alliance avec Maurice Kamto

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Présidentielle 2025 : pourquoi Cabral Libii doit envisager une alliance avec Maurice Kamto
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Dans une lettre ouverte empreinte de sincérité et de réflexion stratégique, Christian Emvolo Emvolo interpelle Cabral Libii, figure politique montante et président du PCRN, sur les enjeux d’un renouveau politique au Cameroun. Avec une admiration certaine pour l’ambition de Cabral Libii, il lui propose un chemin audacieux : une collaboration avec Maurice Kamto, leader du MRC, pour bâtir une opposition unie et efficace face au pouvoir en place.

« Cher Cabral Libii,

Votre ambition de susciter un changement significatif à la tête du Cameroun est non seulement admirable, mais elle résonne également profondément auprès d’un grand nombre de concitoyens. L’espoir que vous éveillez témoigne d’un désir collectif de renouveau politique.

Néanmoins, il est crucial d’analyser avec soin les subtilités de votre parcours et les dynamiques complexes qui influencent l’opposition camerounaise. Dans ce contexte, envisager une collaboration stratégique avec Maurice Kamto pourrait constituer une voie prometteuse, car l’avenir politique de notre nation pourrait en dépendre.

Bien que votre chemin soit jalonné de succès notables en tant que député et président du PCRN, il est également entaché par des controverses qui pourraient éroder votre légitimité. Les soupçons d’un lien étroit avec le RDPC soulèvent des inquiétudes légitimes. Ces allégations, qui persistent dans l’esprit des électeurs, risquent d’affaiblir les fondements de votre soutien populaire.

La mémoire collective, en particulier celle des jeunes qui ont partagé avec vous les bancs de l’université, semble davantage se souvenir des critiques qui vous ont été adressées que des promesses de changement que vous défendez. Plutôt que de vous décourager, ces réalités devraient vous inciter à adopter une approche pragmatique et à envisager les avantages d’une coopération avec Maurice Kamto.

Maurice Kamto, en tant qu’avocat de réputation internationale et personnalité respectée dans le paysage politique, représente une alternative sérieuse et rassembleuse. Son parcours, bien que semé de défis, est marqué par une légitimité que vous ne pouvez ignorer. Ses compétences éprouvées dans la gestion de conflits, notamment celui de Bakassi, lui ont conféré une stature qui transcende les clivages partisans.

Une alliance avec lui ne devrait pas être perçue comme un acte de soumission, mais plutôt comme une opportunité stratégique visant à renforcer votre position et à offrir une vision cohérente et unie à l’opposition. En combinant vos forces, vous pourriez non seulement attirer l’attention des électeurs, mais également constituer une coalition robuste, capable de s’opposer efficacement au RDPC.

La division au sein de l’opposition ne peut que favoriser ceux qui aspirent à maintenir le statu quo. En tant qu’homme de conviction, il vous incombe de dépasser les rivalités personnelles et de vous engager en faveur d’une cause commune qui transcende les intérêts individuels.

Ce n’est qu’en agissant avec détermination et en cultivant une vision d’ensemble que vous pourrez espérer mobiliser un électorat avide de changement. Les défis sociopolitiques auxquels fait face le Cameroun exigent des dirigeants une cohérence et une intégrité qui dépassent leurs ambitions personnelles.

Il est temps de réévaluer votre position dans le paysage politique actuel. Un rapprochement avec Maurice Kamto ne serait pas un signe de faiblesse, mais plutôt un acte audacieux et visionnaire, illustrant votre capacité à penser en termes de solidarité et de stratégie.

En unissant vos efforts, vous aurez la possibilité de redéfinir le paysage politique camerounais, d’assumer le rôle d’architecte d’une nouvelle ère où la voix du peuple se fait entendre avec force et clarté. En vous associant à Kamto, vous ne vous engagez pas seulement dans une quête de victoire électorale ; vous participez à une démarche sincère visant à restaurer la confiance des citoyens envers le processus politique.

Le moment est propice pour montrer votre aptitude à transcender les clivages et à rassembler autour de vous un éventail d’acteurs désireux de changement. Si le véritable changement vous préoccupe, saisissez cette opportunité qui s’offre à vous. Le peuple camerounais mérite une opposition forte, unie et déterminée, capable de faire face aux dérives d’un pouvoir en place depuis trop longtemps et de redonner espoir à une population en quête de justice et de bonne gouvernance.»

Présidentielle 2025 : pourquoi Cabral Libii doit envisager une alliance avec Maurice Kamto
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la chercheuse camerounaise de Johns Hopkins, Fatima Ameaka, arrêtée puis libérée aux États-Unis

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la chercheuse camerounaise de Johns Hopkins, Fatima Ameaka, arrêtée puis libérée aux États-Unis
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Une chercheuse camerounaise en santé publique, Fatima Ameaka, travaillant à l’Université Johns Hopkins, a été libérée après avoir passé plusieurs jours en détention aux États-Unis suite à son arrestation alors qu’elle tentait d’embarquer sur un vol intérieur.

Fatima Ameaka a été arrêtée mardi par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à l’aéroport international Thurgood Marshall de Baltimore-Washington. L’ICE a indiqué qu’elle était en situation irrégulière. Vendredi matin, elle a été transférée d’un centre de détention en Virginie à un autre en Louisiane avant d’être libérée.

Selon son avocat, Benjamin Osorio, l’arrestation de Mme Ameaka est intervenue alors qu’elle avait une demande d’asile en cours auprès des Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS), une agence du Département de la Sécurité intérieure.

Maître Osorio a précisé que Mme Ameaka possède une autorisation de travail valide, que les demandeurs d’asile peuvent obtenir après un délai de traitement d’au moins 180 jours. Il a ajouté qu’elle avait déjà bénéficié du statut de protection temporaire (TPS).

Les circonstances de sa détention ont mis en lumière le traitement des dossiers d’immigration concernant les personnes ayant des demandes d’asile en cours et une autorisation de travail valide.

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Julie Ngue quitte définitivement Equinoxe Tv

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La présentatrice vedette de l’émission « Paroles de Femmes » a fait une annonce ce jeudi 6 août 2026 sur son compte Facebook, où, elle dit merci […]

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comment la locomotive économique est devenue le wagon de queue (OPINION)

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comment la locomotive économique est devenue le wagon de queue (OPINION)
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On va se le dire sans détour, comme on sait le faire au pays : les statistiques douanières chinoises du premier semestre 2026 viennent nous rappeler une vérité que le Cameroun refuse de regarder en face depuis bientôt dix ans.

Le pays qui aime se présenter comme la locomotive de l’Afrique centrale, le grand frère, le carrefour, le poumon économique de la sous-région est aujourd’hui le seul État de la zone CEMAC dont la balance commerciale avec Pékin est en déficit permanent. Pendant que le Congo-Brazzaville, le Gabon, le Tchad et la Guinée équatoriale vendent leur pétrole et engrangent des excédents, Yaoundé, lui, importe à tour de bras : machines, véhicules, riz, biens de consommation. Et rien ne change, année après année.

Voilà étalé sous nos yeux le symptôme d’une désindustrialisation lente, documentée, connue de tous, et jusqu’ici sans réponse politique digne de ce nom. Honte sur nous.

I. NOS CHIFFRES DU PREMIER SEMESTRE 2026

Regardons les chiffres en face, comme il se doit. Selon l’Administration générale des douanes de la République populaire de Chine, les six pays de la CEMAC ont échangé pour 10,18 milliards de dollars avec Pékin entre janvier et juin 2026 à peine 5 % des 203,5 milliards de dollars que la Chine échange avec tout le continent africain sur la même période. Autant dire que notre sous-région, malgré les discours, pèse encore très peu dans la balance.

Sur ce total, voici la hiérarchie qu’on ne nous dit pas assez fort :
» Le Congo-Brazzaville s’impose comme le premier partenaire commercial de la zone, avec 3,69 milliards de dollars d’échanges (36,3 %) ;
» Le Cameroun suit, avec 2,51 milliards de dollars (24,6 %) ;
» Le Gabon complète le podium, avec 2,02 milliards de dollars (19,8 %).

Mais le vrai scandale n’est pas dans ce classement en volume. Il est ailleurs : le Cameroun est le seul pays de toute la zone CEMAC à afficher un déficit commercial structurel avec la Chine. Contrairement à ses voisins pétroliers, il n’a aucune rente d’exportation capable de compenser le flot de marchandises manufacturées (machines, appareils électriques, véhicules, riz, textiles) qui débarque chaque mois au port de Douala.

Alors que nous achetons tout en Chine que deviennent nos usines de production, nos terres arables ? Et ce n’est pas nouveau. Dès 2023, l’Institut national de la statistique indiquait déjà que la Chine détenait environ 19 % des parts de marché à l’importation au Cameroun, loin devant tout autre partenaire.
On savait. On n’a rien fait.
Ils savaient et ils n’ont rien fait.

II. COMMENT LA LOCOMOTIVE EST-ELLE DEVENUE WAGON ?

Il faut le dire tel : le Cameroun a longtemps porté, non sans raison historique, le titre de « locomotive » de l’Afrique centrale.
– La population la plus nombreuse,
– l’économie la plus diversifiée,
– le port le plus fréquenté,
– le carrefour logistique vers le Tchad et la Centrafrique.

Mais une locomotive, ça se juge à sa capacité de tirer le convoi, pas à la taille de sa carcasse. Et les chiffres du premier semestre 2026 disent l’inverse : les petites économies pétrolières de la sous-région, moins peuplées, en apparence moins diversifiées, dégagent des excédents avec la Chine.

Le Cameroun, lui, accumule les déficits. Cette inversion, on ne va pas se mentir, n’est pas tombée du ciel. C’est le résultat cumulé de choix ou plutôt de non-choix répétés sur près de deux décennies :

– une base industrielle jamais sortie du stade de la transformation primaire ;
– une agro-industrie exportatrice (cacao, café, bois, banane) restée dépendante des cours mondiaux au lieu de miser sur la valeur ajoutée ;
– des infrastructures de transport et d’énergie qui ne tiennent pas la route face à une vraie production manufacturière ;
– une politique commerciale qui a laissé le marché intérieur grand ouvert aux produits finis chinois, sans aucune contrepartie de transfert industriel sérieux.

Le port de Douala, qu’on présente comme notre grand atout logistique, est devenu la principale porte d’entrée d’une désindustrialisation silencieuse.

Le paradoxe fait mal : le Cameroun échange trois fois plus avec la Chine qu’avec l’ensemble de ses voisins de la CEMAC réunis alors que ceux-ci sont pourtant juste à côté.

Dangote, lors d’une rencontre avec le chef de l’État camerounais, avait sollicité la mise ensemble des opérateurs économiques des pays de la sous-région pour booster l’économie et attaquer les marchés internationaux.

Mais hélas…
Ce seul chiffre résume l’échec de l’intégration régionale promise depuis plus de trente ans dans les textes communautaires. Une locomotive qui commerce davantage avec un partenaire situé à onze mille kilomètres qu’avec les wagons qu’elle est censée tirer, ce n’est plus une locomotive. C’est un train qui roule seul, déconnecté de son propre convoi.

L’entrée en vigueur, au 1er mai 2026, du tarif zéro chinois pour nos exportations pourrait, en théorie, corriger un peu la trajectoire à condition que le pays soit capable de mobiliser une offre exportable diversifiée dans le délai de deux ans qui lui est donné.

Mais soyons clairs : un accès tarifaire préférentiel ne fabrique pas une industrie tout seul. Sans politique volontariste de transformation locale de nos matières premières, sans investissement massif dans l’énergie et les infrastructures portuaires, sans lutte réelle contre la lenteur administrative et la corruption qui plombent le climat des affaires, cette fenêtre s’ouvrira et se refermera comme les précédentes sans que rien ne change vraiment pour nous.

III. CE QUE CELA DIT DE NOS PRIORITÉS

On ne redevient pas locomotive par décret, encore moins par nostalgie. On le redevient en construisant ce qui manque :

– une industrie de transformation qui capte la valeur ajoutée du cacao, du bois et du coton avant leur exportation ;
– une politique énergétique qui arrête de brider notre production manufacturière ;
– une gouvernance douanière et portuaire assainie, condition minimale d’un climat des affaires crédible ;
– une intégration régionale enfin vécue, et non plus simplement écrite dans les textes de la CEMAC.
– Continuer d’importer ce qu’on pourrait produire chez nous, année après année, statistique après statistique, ce n’est pas une fatalité géographique. C’est un choix politique. Et il est temps d’en assumer, publiquement, le bilan.

Le Cameroun a les hommes, les terres et la position géographique pour se relever. Il lui manque, pour l’instant, une seule chose : la volonté d’en faire une vraie priorité d’État, et non un simple slogan de circonstance.

Par Charles Armel Mbatchou
Journaliste, analyste politique et chroniqueur, Historien de l’art
La Colère de Charles Armel Mbatchou
Bruxelles, le 7 août 2026

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