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L’Union Africaine déplore le retrait des États-Unis de l’OMS

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L’Union Africaine déplore le retrait des États-Unis de l’OMS
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L’Union africaine (UA) a désapprouvé la décision des États-Unis de se retirer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une décision annoncée par le président Donald Trump dès son premier jour de mandat.

Cette décision a suscité des critiques de la part des experts de la santé et de l’UA, l’un des principaux bénéficiaires de l’OMS.

Dans un communiqué, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, s’est dit « consterné » par la décision de Trump. Il a exhorté les États-Unis à reconsidérer leur retrait, étant donné qu’ils sont le principal bailleur de fonds de l’organisation et l’un de ses membres fondateurs en 1948.

« Aujourd’hui, plus que jamais, le monde dépend de l’OMS pour s’acquitter de son mandat visant à assurer la sécurité sanitaire publique mondiale en tant que bien commun partagé », a déclaré M. Mahamat.

« Le président espère donc que le gouvernement américain reconsidérera sa décision de se retirer de cette organisation mondiale clé dont il est membre fondateur », a-t-il ajouté.

Les États-Unis, principal contributeur à l’OMS

Selon le magazine Time, les États-Unis sont le plus grand donateur de l’OMS, avec une contribution d’environ 1,3 milliard de dollars en financement volontaire entre 2022 et 2023. Cela s’ajoute aux cotisations annuelles des membres, qui varient entre 100 et 122 millions de dollars au cours de la dernière décennie.

Le financement américain a joué un rôle essentiel dans le soutien des efforts de l’OMS pour lutter contre les pandémies telles que la COVID-19 et les épidémies de longue date comme le paludisme, le choléra et la variole. Ces efforts ont été particulièrement bénéfiques pour les pays dotés de systèmes de santé fragiles, dont beaucoup se trouvent en Afrique.

Le président de l’UA a déclaré que le financement américain à l’OMS a été « crucial pour façonner les instruments et les normes mondiaux de l’OMS en matière de sécurité de la santé publique et de bien-être au cours des sept dernières décennies ».

Implications mondiales et locales

Les experts de la santé avertissent que le retrait des États-Unis de l’OMS pourrait compromettre les efforts mondiaux de contrôle des maladies infectieuses. Ces maladies pourraient éventuellement affecter les États-Unis eux-mêmes.

« Financer l’OMS, c’est investir dans notre propre santé ici dans ce pays », a déclaré le Dr Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche et de politique sur les maladies infectieuses de l’Université du Minnesota.

La capacité de l’OMS à prévenir et à gérer les épidémies dans les pays à faible revenu protège indirectement les pays plus riches en réduisant le risque d’infections transfrontalières.

Un signal d’alarme pour l’Afrique

Le retrait des États-Unis met également en évidence la dépendance importante des pays africains à l’égard de l’OMS pour le financement des initiatives de santé.

L’OMS a largement soutenu la lutte contre des maladies comme le paludisme, le choléra, la fièvre jaune, la variole et Ebola en Afrique par le biais d’institutions comme le CDC Afrique. Les observateurs voient cela comme un signal d’alarme pour que les pays africains deviennent plus autonomes dans la résolution des problèmes de santé.

L’incapacité de l’Afrique à financer ses propres systèmes de santé l’a rendue vulnérable aux épidémies, dépendant fortement d’institutions financées par l’Occident comme l’OMS. Les critiques soutiennent que des institutions comme l’OMS privilégient les intérêts de leurs donateurs par rapport à ceux des pays bénéficiaires.

L’OMS a montré son indifférence aux efforts déployés par les Africains pour produire un vaccin contre la COVID-19. La lutte contre le paludisme, l’une des maladies les plus meurtrières en Afrique, traîne depuis des années, probablement parce que la maladie ne touche pas les pays riches.

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la chercheuse camerounaise de Johns Hopkins, Fatima Ameaka, arrêtée puis libérée aux États-Unis

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la chercheuse camerounaise de Johns Hopkins, Fatima Ameaka, arrêtée puis libérée aux États-Unis
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Une chercheuse camerounaise en santé publique, Fatima Ameaka, travaillant à l’Université Johns Hopkins, a été libérée après avoir passé plusieurs jours en détention aux États-Unis suite à son arrestation alors qu’elle tentait d’embarquer sur un vol intérieur.

Fatima Ameaka a été arrêtée mardi par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à l’aéroport international Thurgood Marshall de Baltimore-Washington. L’ICE a indiqué qu’elle était en situation irrégulière. Vendredi matin, elle a été transférée d’un centre de détention en Virginie à un autre en Louisiane avant d’être libérée.

Selon son avocat, Benjamin Osorio, l’arrestation de Mme Ameaka est intervenue alors qu’elle avait une demande d’asile en cours auprès des Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS), une agence du Département de la Sécurité intérieure.

Maître Osorio a précisé que Mme Ameaka possède une autorisation de travail valide, que les demandeurs d’asile peuvent obtenir après un délai de traitement d’au moins 180 jours. Il a ajouté qu’elle avait déjà bénéficié du statut de protection temporaire (TPS).

Les circonstances de sa détention ont mis en lumière le traitement des dossiers d’immigration concernant les personnes ayant des demandes d’asile en cours et une autorisation de travail valide.

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Julie Ngue quitte définitivement Equinoxe Tv

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La présentatrice vedette de l’émission « Paroles de Femmes » a fait une annonce ce jeudi 6 août 2026 sur son compte Facebook, où, elle dit merci […]

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comment la locomotive économique est devenue le wagon de queue (OPINION)

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On va se le dire sans détour, comme on sait le faire au pays : les statistiques douanières chinoises du premier semestre 2026 viennent nous rappeler une vérité que le Cameroun refuse de regarder en face depuis bientôt dix ans.

Le pays qui aime se présenter comme la locomotive de l’Afrique centrale, le grand frère, le carrefour, le poumon économique de la sous-région est aujourd’hui le seul État de la zone CEMAC dont la balance commerciale avec Pékin est en déficit permanent. Pendant que le Congo-Brazzaville, le Gabon, le Tchad et la Guinée équatoriale vendent leur pétrole et engrangent des excédents, Yaoundé, lui, importe à tour de bras : machines, véhicules, riz, biens de consommation. Et rien ne change, année après année.

Voilà étalé sous nos yeux le symptôme d’une désindustrialisation lente, documentée, connue de tous, et jusqu’ici sans réponse politique digne de ce nom. Honte sur nous.

I. NOS CHIFFRES DU PREMIER SEMESTRE 2026

Regardons les chiffres en face, comme il se doit. Selon l’Administration générale des douanes de la République populaire de Chine, les six pays de la CEMAC ont échangé pour 10,18 milliards de dollars avec Pékin entre janvier et juin 2026 à peine 5 % des 203,5 milliards de dollars que la Chine échange avec tout le continent africain sur la même période. Autant dire que notre sous-région, malgré les discours, pèse encore très peu dans la balance.

Sur ce total, voici la hiérarchie qu’on ne nous dit pas assez fort :
» Le Congo-Brazzaville s’impose comme le premier partenaire commercial de la zone, avec 3,69 milliards de dollars d’échanges (36,3 %) ;
» Le Cameroun suit, avec 2,51 milliards de dollars (24,6 %) ;
» Le Gabon complète le podium, avec 2,02 milliards de dollars (19,8 %).

Mais le vrai scandale n’est pas dans ce classement en volume. Il est ailleurs : le Cameroun est le seul pays de toute la zone CEMAC à afficher un déficit commercial structurel avec la Chine. Contrairement à ses voisins pétroliers, il n’a aucune rente d’exportation capable de compenser le flot de marchandises manufacturées (machines, appareils électriques, véhicules, riz, textiles) qui débarque chaque mois au port de Douala.

Alors que nous achetons tout en Chine que deviennent nos usines de production, nos terres arables ? Et ce n’est pas nouveau. Dès 2023, l’Institut national de la statistique indiquait déjà que la Chine détenait environ 19 % des parts de marché à l’importation au Cameroun, loin devant tout autre partenaire.
On savait. On n’a rien fait.
Ils savaient et ils n’ont rien fait.

II. COMMENT LA LOCOMOTIVE EST-ELLE DEVENUE WAGON ?

Il faut le dire tel : le Cameroun a longtemps porté, non sans raison historique, le titre de « locomotive » de l’Afrique centrale.
– La population la plus nombreuse,
– l’économie la plus diversifiée,
– le port le plus fréquenté,
– le carrefour logistique vers le Tchad et la Centrafrique.

Mais une locomotive, ça se juge à sa capacité de tirer le convoi, pas à la taille de sa carcasse. Et les chiffres du premier semestre 2026 disent l’inverse : les petites économies pétrolières de la sous-région, moins peuplées, en apparence moins diversifiées, dégagent des excédents avec la Chine.

Le Cameroun, lui, accumule les déficits. Cette inversion, on ne va pas se mentir, n’est pas tombée du ciel. C’est le résultat cumulé de choix ou plutôt de non-choix répétés sur près de deux décennies :

– une base industrielle jamais sortie du stade de la transformation primaire ;
– une agro-industrie exportatrice (cacao, café, bois, banane) restée dépendante des cours mondiaux au lieu de miser sur la valeur ajoutée ;
– des infrastructures de transport et d’énergie qui ne tiennent pas la route face à une vraie production manufacturière ;
– une politique commerciale qui a laissé le marché intérieur grand ouvert aux produits finis chinois, sans aucune contrepartie de transfert industriel sérieux.

Le port de Douala, qu’on présente comme notre grand atout logistique, est devenu la principale porte d’entrée d’une désindustrialisation silencieuse.

Le paradoxe fait mal : le Cameroun échange trois fois plus avec la Chine qu’avec l’ensemble de ses voisins de la CEMAC réunis alors que ceux-ci sont pourtant juste à côté.

Dangote, lors d’une rencontre avec le chef de l’État camerounais, avait sollicité la mise ensemble des opérateurs économiques des pays de la sous-région pour booster l’économie et attaquer les marchés internationaux.

Mais hélas…
Ce seul chiffre résume l’échec de l’intégration régionale promise depuis plus de trente ans dans les textes communautaires. Une locomotive qui commerce davantage avec un partenaire situé à onze mille kilomètres qu’avec les wagons qu’elle est censée tirer, ce n’est plus une locomotive. C’est un train qui roule seul, déconnecté de son propre convoi.

L’entrée en vigueur, au 1er mai 2026, du tarif zéro chinois pour nos exportations pourrait, en théorie, corriger un peu la trajectoire à condition que le pays soit capable de mobiliser une offre exportable diversifiée dans le délai de deux ans qui lui est donné.

Mais soyons clairs : un accès tarifaire préférentiel ne fabrique pas une industrie tout seul. Sans politique volontariste de transformation locale de nos matières premières, sans investissement massif dans l’énergie et les infrastructures portuaires, sans lutte réelle contre la lenteur administrative et la corruption qui plombent le climat des affaires, cette fenêtre s’ouvrira et se refermera comme les précédentes sans que rien ne change vraiment pour nous.

III. CE QUE CELA DIT DE NOS PRIORITÉS

On ne redevient pas locomotive par décret, encore moins par nostalgie. On le redevient en construisant ce qui manque :

– une industrie de transformation qui capte la valeur ajoutée du cacao, du bois et du coton avant leur exportation ;
– une politique énergétique qui arrête de brider notre production manufacturière ;
– une gouvernance douanière et portuaire assainie, condition minimale d’un climat des affaires crédible ;
– une intégration régionale enfin vécue, et non plus simplement écrite dans les textes de la CEMAC.
– Continuer d’importer ce qu’on pourrait produire chez nous, année après année, statistique après statistique, ce n’est pas une fatalité géographique. C’est un choix politique. Et il est temps d’en assumer, publiquement, le bilan.

Le Cameroun a les hommes, les terres et la position géographique pour se relever. Il lui manque, pour l’instant, une seule chose : la volonté d’en faire une vraie priorité d’État, et non un simple slogan de circonstance.

Par Charles Armel Mbatchou
Journaliste, analyste politique et chroniqueur, Historien de l’art
La Colère de Charles Armel Mbatchou
Bruxelles, le 7 août 2026

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