Ce mercredi 22 janvier, l’annonce officielle a été faite : l’élection présidentielle visant à rétablir un régime civil au Gabon est fixée au 12 avril 2025. Ce scrutin intervient près de deux ans après le coup d’État militaire du 30 août 2023, orchestré par le général Oligui Nguema. Cette échéance électorale suscite d’importantes interrogations, notamment sur la participation éventuelle du général Nguema. Compte-t-il se porter candidat ? Et, dans ce cas, quelles figures de l’opposition pourraient se positionner face à lui ? Ces questions restent, pour l’heure, sans réponses claires.
Pour apporter un éclairage sur cette transition politique cruciale, Christophe Boisbouvier a interviewé Bergès Mietté, enseignant-chercheur à l’Université Internationale de Libreville et chercheur associé au laboratoire « Les Afriques dans le monde » de Sciences Po Bordeaux. L’expert analyse les enjeux de ce scrutin à venir, qui pourrait redessiner l’avenir institutionnel et démocratique du pays.
Alors que le Gabon amorce ce tournant décisif, le climat politique reste marqué par des incertitudes. La composition des candidats et la possibilité d’un réel pluralisme politique seront des éléments déterminants dans la crédibilité et l’acceptabilité de cette élection. Ce retour à un régime civil, s’il est mené avec transparence et inclusion, pourrait permettre au Gabon de tourner définitivement la page des instabilités récentes.















