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Touboro : Un chef traditionnel enlevé, la peur s’empare des habitants

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Touboro : Un chef traditionnel enlevé, la peur s’empare des habitants
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Imaginez cette scène glaçante : en pleine nuit, des hommes armés surgissent devant la maison d’un chef traditionnel et l’enlèvent sans qu’aucune aide ne puisse lui être apportée. C’est le drame qui a frappé Touboro, chef-lieu du département du Mayo-Rey, dans la région du Nord, entre le 19 et le 20 janvier 2025.

Emmanuel Ropala, chef de 3e degré du quartier Bitiou, a été kidnappé par des assaillants non identifiés. Selon le journal L’Œil du Sahel, ces hommes ont agi avec un sang-froid implacable. Ils ont pénétré sa propriété discrètement et attendu son retour, embusqués devant sa chambre pour frapper au moment parfait.

La patience des ravisseurs a fini par payer : le chef n’est rentré qu’aux alentours de 22 heures. Malgré leur avantage stratégique, les malfaiteurs ont attendu qu’il ouvre le portail et qu’il entre dans la cour. Ce n’est qu’au moment où il s’apprêtait à franchir le seuil de sa chambre qu’ils sont passés à l’action, le maîtrisant brutalement avant de l’emmener de force. Gilbert Waliang, le fils du chef, a relaté cette scène bouleversante.

L’enlèvement a brisé le cœur de l’épouse du chef, témoin impuissante du drame. En pleurs, elle a supplié les ravisseurs de laisser son mari. Désespérée, elle les a suivis jusqu’à la périphérie de la ville, les implorant de toutes ses forces. Mais ses supplications ont été accueillies par des menaces de mort. Les ravisseurs, implacables, l’ont contrainte à abandonner. Depuis, plus aucune trace du chef Emmanuel Ropala.

Un avertissement ignoré

Ce rapt aurait pu être évité. D’après des témoins, le chef avait déjà été menacé par ces mêmes hommes. Ils lui avaient exigé de l’argent, promettant de le kidnapper s’il refusait. « Ils l’ont appelé dans la journée pour le menacer, mais il n’a pas pris ces paroles au sérieux, raconte Djouldé Maïna, un voisin. Ce n’était pas la première fois. Ils l’ont souvent harcelé avec ce genre de menaces, mais ils n’étaient jamais passés à l’acte. Il a sûrement pensé qu’il s’agissait encore d’une arnaque. » Une erreur de jugement tragique.

Une vague d’enlèvements inquiétante

Cet incident n’est pas un cas isolé. Depuis le début de la saison sèche, les enlèvements se multiplient dans la région de l’Adamaoua et le département du Mayo-Rey, où des groupes armés sèment la terreur. Des témoignages parlent d’hommes lourdement armés rôdant dans les rues et les campagnes, pillant et prenant des otages pour exiger des rançons.

« Nous sommes abandonnés à notre sort », s’indigne Jacques Nguéléodi, habitant de Touboro. Il appelle le gouvernement à agir pour rassurer des populations terrorisées. L’ironie de cette tragédie ? Touboro avait accueilli le ministre de la Défense pour les célébrations du Nouvel An. Quelques semaines plus tard, la ville vit dans l’angoisse, exposant un contraste saisissant entre les promesses de sécurité et la réalité d’une insécurité galopante.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun, Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet. Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025, Adelphe Wenceslas Evaga prend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey, Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri, Adelphe Wenceslas Evaga exerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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