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Loi de finances: 10 ministères se partagent plus de 50% du budget 2025

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Loi de finances: 10 ministères se partagent plus de 50% du budget 2025
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Le budget 2025 de l’État du Cameroun est équilibré en ressources et en emplois à hauteur de 7 317,7 milliards de FCFA, enregistrant une progression modeste de 39,6 milliards (+0,5 %) par rapport à 2024. Une part importante de cette enveloppe est allouée à dix ministères, qui cumulent à eux seuls 3 764,9 milliards de FCFA, soit 51,4 % du budget global. En pole position, le ministère des Travaux Publics (Mintp) avec un budget de 638,5 milliards de FCFA en 2025, contre 535,3 milliards l’année précédente, soit une augmentation de 103,2 milliards (+19,3 %). D’après le projet de loi de finances, ce budget colossal est destiné principalement à la construction de nouvelles routes et à la réhabilitation du réseau existant.

Le ministère des Enseignements Secondaire occupe la deuxième place avec un budget de 584,1 milliards de FCFA, soit une augmentation de 27,4 milliards (+4,9 %). Avec cet argent, ce département ministériel ambitionne d’améliorer l’accès à l’enseignement secondaire et de répondre aux défis liés à une population scolaire croissante. 493,3 milliards de FCFA, c’est le budget du ministère de l’Eau et de l’Énergie en 2025. Ce dernier enregistre une augmentation significative de 142,1 milliards (+40,4 %), la plus importante en valeur absolue. Ce budget permettra, selon le programme de performance de ce ministère, «d’accroître l’accès des ménages à l’eau potable, de développer les infrastructures d’assainissement et de produire une énergie abondante pour soutenir l’industrialisation et répondre aux besoins croissants de la population».

En quatrième position, le ministère de la Défense bénéficie d’un budget de 364,8 milliards de FCFA, soit une hausse de 29,4 milliards (+8,8 %). Cette enveloppe va être mise à contribution pour soutenir les efforts de l’armée dans la défense de l’intégrité territoriale, la lutte contre l’insécurité et les initiatives pour la reconversion des anciens combattants. Le ministère de l’Éducation de Base table sur un budget de 313,6 milliards de FCFA en 2025. Ce qui correspond à une augmentation de 16,3 milliards (+5,5 %).

En 2025, ce ministère a pour objectifs principaux, d’accroître le taux de préscolarisation et d’améliorer l’accès à une éducation primaire inclusive et de qualité. De son côté, le ministère de l’Enseignement Supérieur enregistre une hausse remarquable de 54,9 milliards (+67,2 %), portant son budget à 136,6 milliards de FCFA. Ce financement est «destiné à dynamiser la recherche universitaire, à renforcer les formations technologiques et professionnelles et à améliorer l’employabilité des diplômés», renseigne le projet de loi de finances comptant pour l’exercice 2025.

Le ministère de la Santé Publique figure également dans le classement avec 297,1 milliards de FCFA, en hausse de 39,4 milliards (+15,3 %). Tout comme le ministère de la Décentralisation et du Développement Local, avec 126,1 milliards de FCFA (+30,2 milliards, soit +31,5 %). Le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain bénéficie de 157,7 milliards de FCFA (+18,5 milliards, soit +13,3 %). Pour finir, le budget du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire connaît une progression exceptionnelle de 88,8 milliards (+140,3 %), atteignant 152,1 milliards de FCFA.

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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas

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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas
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Plus de 30,4 milliards FCFA ont déjà été approuvés par le collectif de l’opération de collecte des données.

Les chiffres ne sont pas rassurant du côté du 4ème recensement général de la population (RGPH) qui arrive à son terme le 31 juillet 2026. Le processus rencontre encore plusieurs difficultés dans certaines zones, à l’instar de la région du Sud-Ouest et les arrondissements de Douala 3ème Douala 5ème et Yaoundé 6. Malgré leur forte concentration humaine, ces zones affichent des contreperformances au niveau de la collecte des données de moins de 50%.

Selon l’évaluation faite vendredi 17 juillet 2026 à Yaoundé au cours de la 14ème session du comité technique du RGPH couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage (REGAE), il en ressort que le processus connait un déficit des chefs d’équipes qui se pose dans certaines zones, outre la réticence des populations à adhérer à cette initiative gouvernementale.

Le collectif budgétaire de l’opération de collecte des données a été approuvé par les autorités compétentes. Il s’élève désormais à 30,429 milliards FCFA, a-t-on appris au cours des travaux de la 14ème session du comité technique du RGPH et du REGAE. L’on apprend aussi que le gouvernement a pris des dispositions visant à accorder une priorité à la prise en charge des activités des recenseurs par le Trésor publics.

Dans un document publié le 17 juillet 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administre territoriale (Minat) demande aux sous-préfets, sous couvert des gouverneurs et préfets, de mobiliser chefs traditionnels, responsables politiques, religieux, élus et forces vives pour appuyer les agents recenseurs. Il leur ordonne aussi de se rendre personnellement sur le terrain, et ce quotidiennement, jusqu’à la clôture des opérations.

Lors des travaux de la 14ème session du comité technique tenu le 17 juillet dernier, il a été demandé de répartir la charge de travail entre les chefs d’équipe pour plus d’efficacité et de mettre l’accent sur le volet agropastoral qui enregistre un léger retard par rapport au RGPH. Il est également demandé de communiquer davantage sur les dates de clôture de l’opération par région et sur les avantages attendus par les agents recenseurs et les chefs d’équipe encore mobilisés.

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires
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Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.

Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.

Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités
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Au sein de ces espaces, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destinés à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Le Programme d’appui au développement de la filière bois (PAD-Bois) va ouvrir des SMEs Wood’s Park dans les localités de Edéa (région du Littoral) ; Sangmélima (région du Sud) ; Meyomessala (région du Sud) et Lomié (région de l’Est). Ces structures en gestation sont des parcs industriels spécialement conçus pour accueillir les PME, les Unités de production artisanales (UPA) et les Organisations de l’économie sociale (OES) intervenant dans la transformation du bois.

A travers le choix de ces sites, le gouvernement envisage tout d’abord, la sécurisation de l’approvisionnement en matière première. Sur place, il est prévu la conclusion des conventions entre les communes locales et les exploitants forestiers légalement établis afin de garantir aux entreprises installées dans les parcs un accès durable au bois légal.

Le Minpmeesa va assurer l’encadrement technique et industriel, tandis que les partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale, vont accompagner les investissements structurants destinés aux incubateurs, aux centres techniques et aux équipements collectifs.

«Cette organisation permettra de transformer localement des essences de grande valeur telles que le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé ou encore le moabi, aujourd’hui largement exportées à l’état brut, pour produire au Cameroun du mobilier, des panneaux, des charpentes, des menuiseries, des objets décoratifs et d’autres produits à forte valeur ajoutée» informe le Minpmeesa.

Au sein de ces SMEs Wood’s Park, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destiné à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Sous l’impulsion du ministère en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), le gouvernement entend faire de la transformation locale du bois, le moteur d’une nouvelle croissance industrielle, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de prospérité pour les territoires.

Selon les prévisions du Minpmeesa, sur un même site seront regroupés des ateliers modernes, des hangars mutualisés, des équipements industriels collectifs, des espaces de stockage, des centres techniques d’incubation et d’accélération des entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique de formalisation, des mécanismes de commercialisation, des infrastructures sociales ainsi qu’une unité de production d’énergie garantissant l’autonomie électrique du parc.

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