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Crise anglophone au Cameroun : l’APJ propose un référendum sur l’indépendance d’ici 2030

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Crise anglophone au Cameroun : l’APJ propose un référendum sur l’indépendance d’ici 2030
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Un groupe qui milite pour la paix et la justice dans les régions anglophones du Cameroun touchées par la crise a proposé un référendum sur l’indépendance. Cette proposition a été formulée lors de la 17e session du Forum des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités à Genève, en Suisse.

L’Alliance pour la paix et la justice (APJ) de l’ancien Cameroun méridional britannique a saisi l’occasion pour exprimer ses griefs et plaider en faveur d’un modèle de gouvernance autonome.

L’Organisation des communautés internationales (ICO) a facilité cette démarche. L’ICO favorise la paix, la réconciliation et la participation des groupes minoritaires à la résolution des conflits à l’échelle mondiale.

Appel à une autonomie limitée et à l’indépendance d’ici 2030

Au cours du forum, l’APJ a exposé sa vision d’une résolution pacifique de la crise anglophone. « L’exclusion de nos voix dans ce pays à prédominance française a donné lieu à une guerre insensée qui continue de faire des ravages alors même que je parle », a déclaré Januarus Asongu, représentant du groupe.

L’APJ a également proposé un cadre accordant une autonomie limitée aux régions anglophones, aboutissant à un référendum sur l’indépendance d’ici 2030. Le groupe a souligné que le forum de l’ONU était une « plateforme essentielle, nous offrant l’occasion de partager ces griefs et notre vision de la paix ».

Vision de la gouvernance et de l’autonomie locale

L’Alliance envisage cependant une région autonome. Ainsi, les régions anglophones du Cameroun géreraient la gouvernance locale, l’éducation, le développement économique, les soins de santé et la police.

Ils ont appelé les Nations Unies à soutenir leur vision d’une résolution pacifique et inclusive qui respecte l’identité et les droits de la population anglophone.

« L’Alliance pour la paix et la justice propose un modèle d’autonomie qui répondrait à nos griefs, protégerait les anciens combattants et fournirait un cadre pour un référendum sur l’indépendance d’ici 2030 », ont déclaré les représentants de l’APJ.

Mettre en lumière la crise anglophone

La crise anglophone a commencé en 2016, initialement sous la forme de manifestations pacifiques contre la marginalisation perçue dans la sphère publique camerounaise.

Selon l’APJ, l’incapacité du gouvernement à répondre à ces préoccupations a encore aggravé la situation et a dégénéré en conflit armé, désormais décrit comme une « guerre fratricide ».

L’organisation a critiqué l’introduction par le gouvernement d’un « statut spécial » pour les régions anglophones, affirmant qu’il n’a pas réussi à résoudre les griefs. « Des milliers de personnes continuent de périr et les mesures prises n’ont pas vraiment répondu aux revendications de la population », ont-ils ajouté.

Le conflit armé entre les groupes séparatistes et les forces gouvernementales a dévasté les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Les organisations de défense des droits de l’homme rapportent que le conflit a déplacé plus de 700 000 personnes à l’intérieur du pays et que des milliers d’autres ont fui le pays en tant que réfugiés.

Les dégâts aux infrastructures ont été graves, avec des écoles et des établissements de santé détruits, privant les enfants d’éducation et limitant l’accès aux services essentiels. La population continue de souffrir dans un contexte de violence et d’instabilité permanentes.

L’appel de l’APJ

L’appel de l’APJ à l’ONU reflète la nécessité d’un soutien international pour résoudre la crise anglophone de longue date. Leur feuille de route proposée vise à favoriser la paix, à protéger les populations vulnérables et à ouvrir la voie à l’autodétermination d’ici 2030.

L’Alliance pour la paix et la justice amplifie la voix de la population anglophone du Cameroun à travers ses efforts au sein du Forum des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités, en veillant à ce que leurs doléances reçoivent l’attention qu’elles méritent.

Cependant, la question qui se pose est de savoir si nous pouvons attendre beaucoup de cet appel. Récemment, certains ont conseillé aux anglophones de cesser de compter sur la communauté internationale.

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Fraude pétrolière : le MINEE saisit 36 000 litres de gasoil à Boumnyebel

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Dans le cadre des opérations coup de poing menées contre la fraude des produits pétroliers, le Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) a saisi […]

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L’OAPI déboute l’AFP de son opposition contre la marque « AFO + Logo » du journaliste camerounais Alain Foka

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L’OAPI déboute l’AFP de son opposition contre la marque « AFO + Logo » du journaliste camerounais Alain Foka
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(Investir au Cameroun) – L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) a rejeté l’opposition de l’Agence France-Presse (AFP) contre la demande d’enregistrement de la marque « AFO + Logo » déposée par le journaliste camerounais Alain Gueo Foka. Dans sa décision n° 2059 du 19 mai 2026, l’office estime que les deux signes peuvent coexister sans risque de confusion.

La décision concerne la demande n° 32024002148, déposée le 19 juin 2024 dans les classes 35, 38 et 41, couvrant notamment la publicité, la gestion commerciale, les télécommunications, la formation, le divertissement et les activités culturelles.

Publiée le 27 septembre 2024 dans le Bulletin officiel de la propriété industrielle, la demande a fait l’objet d’une opposition de l’AFP le 9 décembre suivant. L’agence invoquait sa marque antérieure « AFP + Logo » n° 122013, déposée le 10 décembre 2020 dans les classes 9, 16, 35, 38 et 41.

L’AFP était représentée par le cabinet Alphinoor & Co, sans mention des avocats intervenus individuellement. Alain Foka était assisté par Me Christian Dudieu Djomga, du cabinet Dudieu Avocats, et Me Nicole Mbella Gom.

L’AFP invoquait la proximité des services et des signes

L’AFP soutenait que les deux marques couvraient des services identiques ou similaires dans la communication, les télécommunications, la publicité, l’éducation, la formation, la gestion commerciale et le divertissement. Elle estimait aussi que les signes AFP et AFO présentaient des ressemblances visuelles, phonétiques et conceptuelles susceptibles d’induire le public en erreur.

L’agence mettait en avant les lettres communes « A » et « F », des majuscules stylisées et une construction graphique comparable. Elle a également indiqué que le directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle en France avait rejeté une demande d’enregistrement de « AFO + Logo » dans une procédure opposant les mêmes parties. La référence, le contenu et la portée de cette décision française ne figurent toutefois pas dans les pièces consultées.

Me Christian Dudieu Djomga et Me Nicole Mbella Gom ont soutenu que la marque AFO renvoyait au nom d’Alain Foka et à ses activités médiatiques.« Ces marques constituent la reprise, de bonne foi et sans intention de créer une association avec l’opposante, des initiales et du patronyme de Monsieur Alain Foka, personnalité identifiée et célèbre du paysage audiovisuel des États membres de l’Organisation », affirment-ils dans un communiqué.

Les conseils ont ajouté que « AFO + Logo » associe des lettres stylisées à un élément figuratif propre et ne partage avec AFP que ses deux premières lettres. Sur les plans phonétique et conceptuel, AFO renverrait à Alain Foka et à ses activités médiatiques, AFP à une agence internationale de presse.« Ces deux signes véhiculent donc des évocations conceptuelles distinctes, ce qui réduit d’autant le risque d’association dans l’esprit du consommateur moyen », soutiennent-ils.

Ils avaient aussi contesté la recevabilité de l’opposition, estimant que les marques citées dans leur communiqué avaient déjà été enregistrées et que le directeur général de l’OAPI n’était plus compétent. Cet argument n’a pas été retenu.

L’OAPI écarte le risque de confusion

L’OAPI considère que, sur le plan conceptuel, AFP renvoie à l’Agence France-Presse, tandis qu’AFO désigne une plateforme numérique consacrée à la documentation et à l’actualité africaines. Elle relève que le consommateur des services concernés fera preuve d’« une attention élevée ».

Pour l’office,« les ressemblances autour des lettres “A” et “F” ne sauraient créer un risque de confusion ». Il en conclut que« les marques peuvent coexister sans risque de confusion dans l’espace OAPI ».

La décision distingue néanmoins la recevabilité de la procédure de son examen au fond. Son article premier indique que l’opposition est « reçue en la forme », tandis que l’article 2 la rejette au fond. L’OAPI ne s’est donc ni déclarée incompétente ni fondée sur une irrégularité formelle : elle a comparé les services et les signes avant d’écarter le risque de confusion.

La décision porte uniquement sur « AFO + Logo » et la demande n° 32024002148. Elle ne permet pas d’étendre automatiquement cette conclusion aux autres marques citées par les conseils d’Alain Foka, notamment « AFO Media », qui peuvent relever de procédures distinctes.

Le communiqué de Dudieu Avocats présente par ailleurs Alain Foka comme un ancien employé de l’AFP. Cette affirmation ne figure pas dans la décision de l’OAPI et n’est étayée par aucune pièce communiquée. Les informations publiques disponibles documentent surtout sa longue carrière à Radio France internationale, quittée en 2023. Une ancienne relation de travail avec l’AFP ne peut donc être tenue pour établie sur cette seule base.

Un enjeu commercial, mais un recours reste possible

La décision présente aussi un enjeu commercial pour AFO. Les classes concernées couvrent plusieurs revenus potentiels d’un média numérique : publicité, services numériques, télécommunications, contenus, formation, divertissement et activités culturelles.

Le rejet de l’opposition réduit, à ce stade, le risque d’un changement contraint de marque dans les États membres de l’OAPI. Il ne signifie toutefois pas que le contentieux est définitivement clos ni que toutes les formalités d’enregistrement sont achevées.

L’article 3 accorde à l’AFP un délai de 60 jours à compter de la notification pour saisir la Commission supérieure de recours de l’OAPI. La date de notification n’apparaissant pas dans les documents consultés, il n’est pas possible d’établir si ce délai a expiré ni si l’agence a introduit un recours.

Approchés, Me Christian Dudieu Djomga et Me Nicole Mbella Gom ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas commenter davantage l’affaire tant qu’elle restait susceptible de contestation. La position de l’AFP sur la décision et sur un éventuel recours n’a pas été communiquée.

Baudouin Enama

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Hugo Broos justifie son départ de l’Afrique du Sud !

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Après cinq années à la tête de la sélection sud-africaine, Hugo Broos a décidé de mettre un terme à son mandat. Le technicien belge justifie […]

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