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Présidentielle 2025 : Babissakana demande à Paul Biya de quitter le pouvoir

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Présidentielle 2025 : Babissakana demande à Paul Biya de quitter le pouvoir
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Lebledparle.com vous propose un extrait de la Lettre ouverte de Babissakana

» Monsieur le Président National du RDPC Moi, Babissakana, né le 4 mars 1965 à Bongando, village mythique du Canton Elip, Arrondissement de Bokito, Département du Mbam et Inoubou, Ingénieur Financier, Laïc Spiritain Associé, j’ai l’honneur de vous adresser la présente lettre de réforme en ma qualité de modeste citoyen camerounais, pauvre serviteur du Créateur du ciel et de la terre. En cette matinée du 6 novembre 2024, lors de la prière matinale de ma famille, l’Esprit Saint de Dieu m’interpelle en m’indiquant de vous écrire sur l’avenir du peuple de Dieu établi au Cameroun. J’ai donc investi 17 jours de travail pour écrire la présente lettre.

En cette veille de l’élection présidentielle au Cameroun en 2025, la question de l’avenir du pays est au centre des préoccupations des citoyens et des autres parties prenantes nationales, continentales et internationales. Quelles innovations, quels programmes, quelles performances et quelle place pour le Cameroun dans le contexte de la vision de l’Union Africaine qui est de devenir à l’horizon 2063 une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique dans l’arène internationale ?

Dans ce contexte, la présente lettre de réforme est un appel au Patriarche Politique Senior que vous êtes à passer la main, le plus tôt possible, à une autre Signature du RDPC pour porter l’offre de gouvernement de cette entreprise politique en position dominante, mais qui a un grand besoin de renouvellement de son leadership. Cette réforme peut désenclaver, décloisonner et dynamiser le marché politique national pour une concurrence saine et loyale à même de faciliter l’accès à cette haute charge publique visant la satisfaction des besoins et des attentes politiques, économiques, sociales et environnementales des camerounais.

La lettre est structurée en trois points : (i) le constat d’échec de la vision du Cameroun à l’horizon 2035 ; (ii) l’urgence d’une nouvelle vision à l’horizon de l’agenda de l’Union Africaine et (iii) l’impérieuse nécessité d’un nouveau leadership politique fort, innovant et réformateur.

1. CONSTAT D’ÉCHEC D’UN CAMEROUN, NOUVEAU PAYS INDUSTRIALISÉ À L’HORIZON 2035

La trajectoire des performances économiques et sociales du Cameroun pour les quinze dernières années et les perspectives à moyen terme au rythme actuel, nous indiquent l’impossibilité mathématique et statistique de réaliser l’ambition de devenir un nouveau pays industrialisé (un pays à revenue intermédiaire) à l’horizon de 2035. En utilisant les données publiées par la Banque Mondiale, en 2008, notre PIB par habitant était de 1 476 $US courants. En 2023, le PIB/habitant n’était que de 1 674 $US soit une hausse minable de 198$US ou 13,41% en 15 ans, c’est-à-dire une croissance moyenne annuelle de 0,9% qui est largement inférieure à la croissance de démographique annuelle pas loin de 3%. En 2023, le PIB/habitant des pays à revenu intermédiaire était de 6 267 $US avec 2 414 $US pour la tranche inférieure. Il est donc clair qu’au rythme actuel et prévisible, l’écart de croissance du PIB par rapport à la tranche intérieure étant de 740 $US, il faut une cinquantaine d’années pour y parvenir. Quatre (4) principaux facteurs peuvent justifier ce cercle vicieux auto-entretenu de contre-performances économiques structurelles.

I.1. Le renoncement à bâtir un Etat-Industriel et créateur de prospérité partagée

Le niveau d’industrialisation du Cameroun reste en quasi-stagnation depuis plus de 12 ans en référence notamment à l’année 2010. Quatre (4) indicateurs usuels de la performance industrielle élaborés par l’ONUDI peuvent être utilisés pour confirmer ce constat amer. (i) La part de la valeur ajoutée manufacturière dans le PIB du Cameroun est passée de 15,1% en 2010 à 14,08% en 2015 et à 15,7% en 2021. (ii) La valeur ajoutée manufacturière par habitant est passée de 172 $US en 2010 à 184 $US en 2015 et à 213$US en 2021. (iii) La part des exportations manufacturées dans les exportations totales est passée de 32,80% en 2010 à 26,25% en 2015 et à 24,70% en 2020. (iv) Les exportations manufacturées par habitant sont passées de 62$US en 2010 à 46$US en 2015. Cette contreperformance industrielle du Cameroun peut, en l’occurrence, être illustrée par quatre (4) entreprises industrielles publiques pour lesquelles l’Etat du Cameroun s’illustre comme un actionnaire majoritaire défaillant : (i) l’ALUCAM contrôlée à 94% par l’Etat n’arrive pas à déployer son plan d’investissement avec son projet d’extension de 100 000 à 300 000 tonnes ; (ii) le CNIC contrôlé à 99,51% par l’Etat n’arrive pas à mettre en œuvre son plan stratégique d’investissement et à achever le projet de Yard Pétrolier de Limbé ; (iii) la CICAM contrôlée à 100% par l’Etat s’illustre par un plan de restructuration devenu un serpent de mer et (iv) la SONARA contrôlée à 96% par l’Etat dont l’outil industriel s’est effondré en 2019, est devenue à ce jour un simple marketeur de produits pétroliers.

L’industrie reste le principal levier de compétitivité et de prospérité des pays. La compétitivité d’un pays étant définie comme son aptitude à atteindre durablement un niveau élevé de PIB par habitant, celle-ci reste déterminée principalement par les progrès réalisés par son secteur industriel. Les Etats industrialisés de la planète ne le sont principalement que par leur capacité à offrir aux populations ou ménages des biens et services de plus en plus élaborés, c’est-à-dire à fort contenu d’intelligence ou de science pour satisfaire leurs besoins. Au regard des faibles performances constatées, vous avez de fait renoncé à bâtir un Etat-industriel, seul capable de porter et de stimuler la prospérité et de la partager entre ses citoyens.

I.2. La préférence pour un Etat dépensier et protecteur de scandales financiers

Comme le retrace le tableau ci-après tiré des lois de finances, le choix de la préférence des dépenses courantes en comparaison aux dépenses d’investissement est le reflet de la prédominance d’un Etat dépensier, non-économe, ayant un train de vie anormalement élevé, et offrant paradoxalement des services publics à un grand nombre de citoyens pauvres (10,1 millions en 2022). Ainsi, le budget d’investissement public est passé de 25,9% du budget total en 2009 à seulement 18% en 2022 et à l’inverse, le budget des dépenses de fonctionnement est passé de 74,1% en 2009 à 81,95% en 2022.

Ces dernières années, le fonctionnement de l’Etat du Cameroun s’illustre par une forte propension à générer les scandales financiers (Fonds du COVID-19, Fonds de la CAN, Fonds du pétrole avec Glencore, Fonds des lignes 65 et 94, etc.) dans un contexte de corruption rampante confirmée par les rapports successifs de la CONAC. Le comble tant que ces scandales financiers s’accumulent et les structures de l’Etat s’illustrent par l’incapacité d’assainissement et de sanctions, bref une sorte de protection et d’encouragement des acteurs impliqués qui se pavanent allègrement en se moquant des auditeurs juridictionnels et des inspecteurs d’Etat.

I.3. L’entretien du cercle vicieux de pauvreté et démission à construire un modèle social basé sur l’unité et la solidité des familles

L’Etat s’illustre par une sorte de maintenance et d’entretien du cercle vicieux de pauvreté au Cameroun. Le taux de pauvreté selon les statistiques de l’INS, est passé de 39,9% de la population en 2007 à 37,5% en 2014 et à 37,7% en 2022 soit environ quatre personnes sur dix. La population camerounaise étant estimée à 26,7 millions d’habitants en 2022, il est établi que 10,1 millions de citoyens sont pauvres et vivent avec moins de 813 FCFA par jour, soit 24 724 FCFA par mois. Pour ces 10,1 millions de camerounais, un bon nombre n’a pas d’emploi et donc de revenus. Ils ne vivent que de l’assistance sociale fournie essentiellement par leurs familles.

Dans chaque pays moderne, le choix d’un modèle social ou de société se traduit par l’adoption d’un système d’imposition et de redistribution des revenus marqué par la définition de l’unité pertinente pour évaluer les besoins et le pouvoir d’achat en vue de prendre les mesures correctrices ou préventives nécessaires. Il y a donc une alternative entre l’individu (individualisation) ou la famille (familiarisation) comme unité de référence pour le système fiscal et redistributif. Par la promulgation de la loi n°2002/014 du 30 décembre 2002 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2003, vous avez adopté l’individualisation de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et ses implications nocives pour les familles (une famille = deux déclarations annuelles de revenus) en supprimant l’article 26 de la loi n° 2002/003 du 19 avril 2002 portant code général des impôts qui disposait : « Chaque chef de famille est soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, tant à raison de ses revenus personnels que ceux de sa femme et de ses enfants considérés comme étant à sa charge au sens de l’article 99 ci-après ». L’article 99 qui a été aussi supprimé disposait : « Sont considérés comme étant à la charge du contribuable, à condition de n’avoir pas de revenus distincts de ceux qui servent de base à l’imposition de ce dernier, ses enfants légitimes, adoptifs ou légalement reconnus, inscrits à l’état civil et âgés de moins de dix-huit ans, ou infirmes ou élèves d’un établissement public ou privé d’enseignement ». L’article 100 a également été supprimé : « La situation et les charges de la famille dont il doit être tenu compte sont celles existant au 1er janvier de l’année d’imposition. »

Pourtant, l’unité de référence constitutive de la société est bel et bien la famille au sens large. La famille correspond bien au concept de foyer familial ou alors de foyer fiscal ou de ménage au sens économique. Dans la mesure où la famille est la cellule de base de la société dans laquelle se partage ses ressources, c’est bien sa situation globale qui doit être à la base non seulement de la détermination des impôts qu’elle doit payer, mais aussi des transferts redistributifs (allocations sociales) auxquels elle peut avoir droit. Le respect de l’autonomie de chaque membre de la famille doit pouvoir être compatible et aligné avec la reconnaissance et la valorisation des solidarités familiales. D’où l’importance d’un code de la famille comme instrument juridique clé consacrant le choix du modèle social ou de société dans un pays. En 42 ans de règne, vous n’avez pas pu promulguer la loi sur le code de la famille.

I.4. Essoufflement et déclin de votre leadership en tant que Président de la République et Président National du RDPC

La courbe d’évolution de l’expertise, la compétence et l’expérience d’un dirigeant a la forme d’un « U » inversé. En bout de cycle, il y a obligatoirement une phase d’essoufflement et de déclin traduisant l’incapacité et l’impossibilité du dirigeant d’exercer de manière effective et efficiente son rôle de direction, de pilotage et de leader. Pour le leader politique de premier plan que vous êtes, nous sommes en plein depuis quelques années à cette phase d’essoufflement et de déclin. Pour chaque année qui s’ajoute, le déclin s’alourdi. Ce déclin se constate en l’occurrence par quelques faits saillants d’exercice de votre leadership. Le dernier congrès de votre entreprise politique le RDPC date de septembre 2011, il y a presque 13 ans. Son bureau politique composé de 23 membres et dont les réunions sont rares, compte au moins 5 membres décédés et un membre prisonnier. Son comité central, organe chargé de diriger l’entreprise, composé de 326 membres dont plusieurs décédés et prisonniers, ne se réuni presque pas. Une entreprise dont les organes de direction et de gouvernance ne se réunissent pas régulièrement est de fait en léthargie et ne peut se targuer de bonnes performances. Au niveau de l’Etat, le dernier réaménagement du gouvernement date du 4 janvier 2019 et le dernier conseil ministériel date du 16 janvier 2019, ces actes de leadership datent de plus de cinq ans déjà. Le dernier conseil supérieur de la magistrature date du 10 août 2020.

2. URGENCE D’UNE NOUVELLE VISION À L’HORIZON 2050 : LE CAMEROUN, USINE DE LA NOUVELLE AFRIQUE INDUSTRIELLE ?

La prospective et la planification stratégique sont des technologies de gouvernance et de management à la disposition du leader et ses équipes pour toute organisation moderne en l’occurrence un Etat. Ces technologies sont mobilisées pour formater les trajectoires délibérément choisies et des futurs possibles, souhaités et partagés. Les visions et les plans stratégiques sont ainsi des instruments dont se dotent les Etats modernes pour créer des futurs possibles et meilleurs pour leurs citoyens. Lorsque la vision qu’un Etat a adopté pour créer un futur ou un avenir meilleur devient non pertinente et totalement irréaliste, il est impératif pour le leader visionnaire et son équipe de la reformater.

Au regard de la déviation importante des réalisations et performances par rapport à la trajectoire de référence retenue en 2009, la vision du Cameroun à l’horizon 2035 est devenue de fait le brouillard du Cameroun à l’horizon 2035. Le futur possible du Cameroun et devenu le futur impossible du Cameroun. Il y a donc urgence pour tout leader politique robuste qui envisage de diriger le pays dans les prochaines années, de proposer d’une nouvelle vision plus pertinente, partagée et mobilisatrice pour bâtir un Cameroun de prospérité partagée avec la grande majorité de ses populations.

Malgré la pertinence de l’alinéa (e) de l’article 26 de la constitution du 18 janvier 1996 qui dispose que : « La loi est votée par le Parlement. Sont du domaine de la loi : (e) La programmation des objectifs de l’action économique et sociale », vous n’avez pas pu promulguer une loi fixant le régime de planification stratégique de l’Etat au Cameroun, en cohérence avec les bonnes pratiques internationales. Dans le contexte de la préparation de l’élection présidentielle au Cameroun en 2025, en alignement avec la vision de l’Union Africaine définie dans le Document Cadre de l’Agenda 2063, il nous semble plus indiquer de cibler l’horizon 2050 pour définir une nouvelle vision pour le Cameroun, c’est-à-dire treize (13) ans avant celui de l’Union Africaine. Les offres politiques de gouvernement attenues des camerounais pour l’élection présidentielle de 2025 doivent comporter la proposition d’une nouvelle vision pertinente, ambitieuse et réaliste pour l’avenir du pays. Par exemple : Cameroun 2050 : Usine de la Nouvelle Afrique Industrielle ?

3. IMPÉRIEUSE NÉCESSITÉ D’UN NOUVEAU LEADERSHIP POLITIQUE FORT, INNOVANT ET RÉFORMATEUR

Au regard de la phase actuelle de votre cycle d’expertise, de compétence, d’expérience et de leadership, vous avez sincèrement déjà tout donné. Vous êtes un Patriarche Dirigeant d’Etat hors pair du marché politique camerounais et Africain. Tous ceux qui souhaitent ou attendent encore de vous des efforts additionnels de leadership de premier plan pour assurer les fonctions de Président de la République du Cameroun pour le prochain septennat 2025-2032, vous attribuent des capacités surhumaines et honnêtement hors de votre portée réelle. Sur ces faits, en toute humilité, nous avons l’honneur de vous adresser par la présente lettre un vibrant appel à passer la main à une autre Personnalité du RDPC pour porter une nouvelle offre de gouvernement de votre parti pour la prochaine élection présidentielle. Du point de vue de l’analyse du marché politique camerounais actuel et son évolution prévisible, l’on note une très forte demande politique des citoyens de voir le Patriarche Paul BIYA battre campagne pour un nouveau Leader du RDPC, candidat à l’élection présidentielle de 2025.

Pour le prochain septennat 2025-2032, au regard des enjeux et défis de la création d’un nouveau futur de prospérité partagée, dans la dynamique de construction de la nouvelle Afrique, il y a une impérieuse nécessité pour le Cameroun de se doter d’un nouveau leadership politique fort, innovant et réformateur. Le renouvellement du leadership politique du RDPC est un facteur déterminant pour impulser une nouvelle dynamique d’innovation, d’alliance, de restructuration et d’évolution du marché politique camerounais. Il est indispensable de créer les conditions d’une concurrence saine et loyale entre les entreprises politiques du pays (notamment le RDPC, le MRC, le PCRN, le SDF) pour l’accès à la haute fonction de Président de la République. Il en est de même pour les autres fonctions électives ».

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Projets routiers au Cameroun : le taux d’exécution atteint 61,7 % en octobre 2026

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Projets routiers au Cameroun : le taux d’exécution atteint 61,7 % en octobre 2026
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En hausse de 4,8 points par rapport au mois de juillet 2026, cette performance a été présentée, le 22 octobre 2026 à Yaoundé, au cours de la troisième session annuelle du Comité interministériel chargé du suivi de l’exécution physique, financière et comptable des projets du ministère des Travaux publics, présidée par le secrétaire d’État auprès du ministre des Travaux publics chargé des Routes, Armand Ndjodom.

L’exécution physique des projets du ministère des Travaux publics s’est donc améliorée au mois d’octobre 2026. Par rapport au mois de juillet dernier, elle est en hausse de 4,8 points. Cette performance a été présentée, le 22 octobre 2026 à Yaoundé, au cours de la troisième session annuelle du Comité interministériel chargé du suivi de l’exécution physique, financière et comptable des projets du ministère des Travaux publics.

L’évaluation de cette performance a permis d’apprécier l’avancement des projets routiers, les ressources mobilisées et les contraintes liées à leur exécution. À cette occasion, les participants ont examiné les mesures à prendre pour améliorer les résultats d’ici à la fin de l’année.

Sur le plan physique, 38 projets programmés pour achèvement en 2026 sont livrés au mois d’octobre, 29 autres doivent s’achever d’ici la fin de l’année en cours. Par ailleurs, 43 projets dont le démarrage était prévu au cours de l’exercice ont démarré.

Parmi les infrastructures achevées, on peut citer le pont sur le fleuve Nyong à Malombo, la route Awae-Esse-Soa, la route Ndu-Binka-Nkambe, la route Bogo-Guirvidig, y compris le bitumage des voiries de Bogo et Maroua, les berges du Mayo Limani, les ponts en structures métalliques Acrow sur le Mayo Taram et sur la rivière Ngoum à Kékem et la section reconstruite de la route régionale R0606, entre autres.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

ENCORE DES CONTRAINTES QUI RALENTISSENT LA PERFORMANCE DU MINTP

Pour ce qui est de la contractualisation, apprend-on, 13 marchés ont déjà été signés, 47 autres sont en cours de contractualisation, soit 60 marchés.

Les retards dans la passation des marchés, la mobilisation insuffisante de certaines entreprises, les difficultés de paiement et les lenteurs dans la libération des emprises continuent de ralentir la performance.

Pour lever ces contraintes, les membres du Comité, constitué des administrations et structures impliquées dans la mise en œuvre des projets routiers relevant du ministère des Travaux publics, ont insisté sur le besoin d’accélérer les procédures, de compléter les dossiers administratifs et techniques et de renforcer la synergie entre les intervenants.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Sur le plan financier, il a été relevé que 157,957 milliards de FCFA ont été engagés, liquidés et ordonnancés sur une dotation de 259,61 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 60,84 %. À ce montant s’ajoutent 57,544 milliards de FCFA de décomptes en cours de traitement. Leur prise en compte pourrait porter le taux d’engagement à environ 83 %, avec une perspective de dépassement de 90 % d’ici le 31 décembre 2026, pour ce qui est des ressources internes ordinaires.

Toutefois, le traitement des dossiers financiers reste confronté aux limites de l’application informatique utilisée pour l’exécution du budget et aux dossiers incomplets. Toutes choses qui ralentissent certaines opérations et retardent les paiements.

Les échanges se sont achevés par les recommandations du SETAT-MINTP, qui ont mis l’accent sur la synergie des actions et l’amélioration du rythme d’exécution des projets.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 27/10/2026

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AgriConnect Cameroun : 1 120 milliards de FCFA pour développer l’agriculture et réduire les importations alimentaires

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AgriConnect Cameroun : 1 120 milliards de FCFA pour développer l’agriculture et réduire les importations alimentaires
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Lancé le 21 octobre 2026 à Yaoundé avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, le Pacte AgriConnect veut accélérer les investissements dans huit filières agroalimentaires. Le gouvernement en attend plus de production locale, moins d’importations et davantage d’emplois. Pour 2026-2030, le programme prévoit 24 interventions, pour un besoin d’environ 1 120 milliards de FCFA.

Le secteur agroalimentaire représente environ 17 % du produit intérieur brut (PIB) du Cameroun. Il fait vivre près de 4,7 millions de personnes, soit 42 % de la population active. L’agriculture fournit aussi plus de la moitié des recettes d’exportation hors pétrole. Le pays continue pourtant d’importer une part importante des denrées qu’il consomme. Ces achats pèsent en moyenne 3,5 % du PIB chaque année, selon les données présentées dans le cadre du Pacte.

Le programme cible le maïs, le riz, le manioc, le palmier à huile, le cacao, le soja, les produits laitiers, ainsi que la pêche et l’aquaculture. Il veut y stimuler la production, développer la transformation et élargir les débouchés des producteurs.

À l’horizon 2030, le Pacte vise 6 millions de tonnes de maïs et 800 000 tonnes d’huile de palme par an. Il ambitionne de couvrir 55 % de la demande nationale de riz et 60 % des besoins en lait. La production halieutique devrait atteindre 450 530 tonnes.

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Le maïs donne la mesure de l’effort. La production était estimée entre 2,36 et 2,4 millions de tonnes en 2025. Le pays a importé la même année 72 628 tonnes, pour une facture de 10,3 milliards de FCFA. Atteindre 6 millions de tonnes suppose donc de plus que doubler les volumes disponibles.

Le palmier à huile révèle un écart comparable. La production locale atteignait environ 446 984 tonnes en 2024, face à une demande supérieure à un million de tonnes par an. Certaines estimations la situent à 1,18 million.

Le cacao, lui, recule. La campagne 2025-2026 a livré 247 914 tonnes de fèves, le plus faible résultat des cinq dernières saisons, contre 295 164 tonnes en 2021-2022.

Le riz illustre le mieux les difficultés de la substitution aux importations. Dans un entretien à Cameroon Tribune le 13 mai 2026, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, situait la production annuelle autour de 140 000 tonnes, soit près du quart de la demande. D’autres données sectorielles évoquent environ 330 000 tonnes de riz paddy en 2025.

La production de riz blanchi est passée de 339 076 tonnes en 2017 à 315 500 tonnes en 2023, selon le Programme intégré de substitution des importations agricoles et halieutiques. Ces séries mesurent des produits et des indicateurs différents. Il faudra les harmoniser pour établir le vrai niveau d’autosuffisance.

La facture, elle, reste lourde. Selon l’Institut national de la statistique, les achats de riz à l’étranger ont coûté 268,7 milliards de FCFA en 2025, soit 5,1 % des dépenses d’importation. Ils ont pourtant baissé de 15,6 % par rapport à 2024.

VINGT-QUATRE INTERVENTIONS, UN FINANCEMENT À BOUCLER

Le Pacte couvre les semences, la mécanisation, l’irrigation, les infrastructures rurales, la transformation, la chaîne du froid, le numérique, le foncier, les réformes réglementaires et le financement.

Les actions déjà chiffrées exigent environ 1,87 milliard de dollars, soit près de 1 120 milliards de FCFA, sur 2026-2030, selon les données communiquées par le Fonds international de développement agricole (FIDA). Ce montant correspond aux besoins estimés. Il ne prouve pas que les financements sont réunis.

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Trois piliers structurent le dispositif. Le premier consolide les moyens de production et les infrastructures. Le deuxième porte sur les réformes des politiques sectorielles. Le troisième facilite l’accès des producteurs et des entreprises au financement.

Le Pacte mobilise le Groupe de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne, l’Agence française de développement, le FIDA et l’Agence japonaise de coopération internationale.

Les organisations de producteurs et le secteur privé participent à son élaboration. Les centres de recherche, les universités et les établissements de formation apporteront leur expertise sur les technologies, les normes, les statistiques et le renforcement des capacités.

Le ministre y voit un moyen de concentrer les ressources sur des priorités nationales. « Le Pacte AgriConnect est pleinement aligné sur notre vision de développement à long terme énoncée dans la SND30 », a déclaré Alamine Ousmane Mey, en référence à la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Il décrit une plateforme chargée de rapprocher les ressources nationales et internationales autour d’objectifs communs.

Le FIDA entend s’appuyer sur ses projets en cours. Le PADFA II intervient dans le riz et l’oignon. L’Acregir (Accroître la résilience des communautés locales au changement climatique grâce à l’entrepreneuriat des jeunes et à la gestion intégrée des ressources naturelles), un projet du Minepat de développement et de protection de l’environnement au Cameroun, soutient l’éco-entrepreneuriat et la résilience climatique.

Le Projet pilote d’appui à l’intensification durable de l’agriculture et à la transition agroécologique (Paidata) accompagne l’intensification agricole et la transition agroécologique dans le cacao et le café. Le PEA-Jeunes II cible l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes et des femmes.

TRANSFORMER LES VOLUMES EN REVENUS

Produire davantage ne suffira pas. Les producteurs auront besoin d’intrants de qualité, d’équipements adaptés, de financements et de circuits de vente rémunérateurs. Les transformateurs réclameront des matières premières régulières, des infrastructures fiables et des capacités industrielles.

L’emploi reste le point le moins documenté. Le Pacte promet des débouchés aux jeunes et aux femmes, mais les données présentées n’indiquent pas le nombre d’emplois attendus d’ici à 2030.

Le suivi devra donc dépasser les statistiques de production. Il devra mesurer les activités créées, les revenus agricoles, la transformation locale et la part de valeur ajoutée conservée par les acteurs camerounais. « L’agriculture camerounaise peut nourrir le Cameroun, créer des opportunités pour sa jeunesse et devenir un moteur de prospérité partagée », estime Cheick F. Kanté, directeur de division à la Banque mondiale. Eric Rwabidadi, directeur pays du FIDA, insiste pour sa part sur l’entrepreneuriat agropastoral, l’accès au financement rural et la résilience face aux changements climatiques.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 27/10/2026

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MARCHÉ FINANCIER / BVMAC : les 3,5 milliards FCFA d’impayés des États aggravent un modèle économique déficitaire

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MARCHÉ FINANCIER / BVMAC : les 3,5 milliards FCFA d’impayés des États aggravent un modèle économique déficitaire
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Les arriérés des États de la CEMAC envers la Bourse régionale atteignent 3,5 milliards de FCFA au 30 septembre 2026. Mais derrière cette crise de recouvrement se cache une difficulté plus profonde : malgré la progression de ses recettes, la BVMAC ne parvient plus à couvrir ses charges d’exploitation. Avec 927,3 millions de FCFA de chiffre d’affaires et 454,5 millions de pertes en 2025, son équilibre financier dépend autant du paiement des créances publiques que de sa capacité à développer une activité boursière encore insuffisante.

La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) se retrouve confrontée à une double équation financière. D’un côté, les États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) accumulent des factures impayées qui privent l’institution de ressources de trésorerie. De l’autre, son activité commerciale ne génère pas suffisamment de revenus pour couvrir ses charges. Cette seconde difficulté est probablement la plus structurelle. Car même si tous les États réglaient leurs dettes, la question de la rentabilité du marché financier régional resterait entière.

Réuni le 26 octobre 2026 à Douala, sous la présidence d’Henri-Claude Oyima, le conseil d’administration de la BVMAC a exprimé ses préoccupations concernant l’accumulation des arriérés des États membres. Selon le communiqué officiel publié à l’issue de cette vingt-sixième session ordinaire, ces créances atteignaient 3,5 milliards de FCFA au 30 septembre 2026. Le conseil a également pris acte d’un déficit budgétaire provisoire à cette date, sans en préciser le montant. Ces 3,5 milliards, stock de sommes restant dues à cette date, mais accumulées sur plusieurs exercices, représentent près de 3,8 fois le chiffre d’affaires réalisé par la Bourse en 2025. Ils correspondent notamment à des frais d’introduction et à des commissions de capitalisation facturés aux émetteurs souverains. Car les États sont aussi des clients de la Bourse, tenus de rémunérer les services qu’ils utilisent.

DES REVENUS QUI PROGRESSENT MOINS VITE QUE LES CHARGES

Les comptes de l’exercice 2025 montrent que les difficultés financières de la BVMAC dépassent largement la seule question des créances publiques. Selon son rapport annuel, publié en septembre 2026, le chiffre d’affaires s’est établi à 927,3 millions de FCFA, contre environ 876,5 millions en 2024, soit une progression de 5,8 %. Les revenus globaux ont atteint 1,005 milliard de FCFA. Cette croissance n’a pourtant pas permis de rétablir l’équilibre. Les charges ont augmenté de 18,2 %, passant d’environ 1,128 milliard à 1,333 milliard de FCFA. Leur progression a ainsi été trois fois plus rapide que celle du chiffre d’affaires. Les dépenses de fonctionnement ont notamment atteint 860,6 millions de FCFA, dans un contexte marqué par le renforcement des effectifs.

Le résultat net traduit cette dégradation. Après une perte de 322,2 millions de FCFA en 2024, la BVMAC a enregistré un déficit de 454,5 millions en 2025, soit une aggravation de 41,1 %. Son excédent brut d’exploitation, déjà négatif à hauteur de 221,5 millions en 2024, s’est détérioré pour atteindre moins 394,5 millions de FCFA. Autrement dit, le déséquilibre apparaît dès l’exploitation courante. Ce constat est déterminant : les difficultés de recouvrement des créances publiques peuvent accentuer les tensions de trésorerie, mais elles n’expliquent pas, à elles seules, l’incapacité de la Bourse à couvrir ses coûts.

L’analyse des comptes permet également d’identifier le poids de la masse salariale. Les charges de personnel représentent 59,2 % des charges d’exploitation en 2025. La BVMAC doit pourtant conserver des compétences spécialisées pour assurer la cotation, la surveillance des transactions, l’information financière et le développement du marché. La question n’est donc pas simplement de réduire les dépenses, mais de déterminer si la taille actuelle de son activité permet de financer durablement ces missions.

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UN MARCHÉ ENCORE TROP ÉTROIT POUR ASSURER SA RENTABILITÉ ?

L’examen de la structure des recettes apporte un autre éclairage. En 2025, les commissions de capitalisation sur les encours obligataires ont rapporté 578,6 millions de FCFA, soit 62,4 % du chiffre d’affaires. Elles constituent, de loin, la première source de revenus de la BVMAC. Cette dépendance traduit le poids prépondérant des émissions de dette dans le modèle économique du marché régional. Les revenus provenant des transactions sur le marché secondaire demeurent, en revanche, limités par la faiblesse des échanges.

À fin décembre 2025, selon les données reprises dans un rapport du ministère camerounais de l’Économie, la BVMAC comptait seulement six sociétés cotées sur le compartiment actions, tandis que l’encours obligataire atteignait 1 305,31 milliards de FCFA, en recul de 12,44 % sur un an. La situation ne s’est guère améliorée en 2026. Au troisième trimestre, les transactions boursières ont représenté seulement 574,5 millions de FCFA. Rapporté aux trois mois, ce volume demeure extrêmement faible pour une place financière desservant six pays. Et le volume des échanges ne constitue pas le chiffre d’affaires de la Bourse : celle-ci ne perçoit qu’une fraction des transactions sous forme de commissions. C’est précisément sur ce point que se situe l’interrogation centrale. Avec une activité aussi limitée, la BVMAC dispose-t-elle d’une base de revenus suffisante pour atteindre son seuil de rentabilité ?

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Une première simulation permet de mesurer l’ampleur du défi. En retenant les charges de 1,333 milliard de FCFA enregistrées en 2025 et un chiffre d’affaires de 927,3 millions, il faudrait générer environ 405,7 millions de FCFA de recettes commerciales supplémentaires pour couvrir ce niveau de charges, toutes choses égales par ailleurs. Cela représente une augmentation d’environ 43,8 % du chiffre d’affaires. Cette estimation est un simple ordre de grandeur comptable, non un calcul définitif du seuil de rentabilité : elle ne distingue pas les charges fixes des charges variables et ne prend pas en compte les autres produits d’exploitation. Elle montre néanmoins que le recouvrement des factures des États ne saurait constituer l’unique réponse. La Bourse doit également multiplier les introductions d’entreprises, développer les émissions privées, accroître la liquidité des titres et diversifier ses prestations rémunérées.

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 29/10/2026

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