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Le Parlement approuve l’adhésion à l’Acte de Genève pour renforcer la protection des IG du Cameroun

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Le Parlement approuve l’adhésion à l’Acte de Genève pour renforcer la protection des IG du Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le 24 novembre 2024, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité un projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Acte de Genève de l’Arrangement de Lisbonne sur les appellations d’origine (AO) et les indications géographiques (IG). Selon Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, qui a défendu le texte devant les députés, cette ratification représente un tournant majeur pour le Cameroun en matière de protection et de valorisation de ses produits locaux sur la scène internationale.

Adopté en mai 2015 et entré en vigueur en février 2020, l’Acte de Genève est une révision de l’Arrangement de Lisbonne de 1958, initialement destiné à protéger les AO. Cette nouvelle version élargit la portée de la protection aux IG, qui concernent des produits dont les caractéristiques spécifiques sont directement liées à leur origine géographique. Ce changement traduit une volonté d’adapter les systèmes de protection des produits locaux aux différentes réalités des pays et des régions, renforçant ainsi leur compétitivité à l’échelle mondiale.

Le texte de loi défendu par le ministre Fuh Calistus Gentry, visant à valoriser et promouvoir les productions locales, comprend 34 articles. Il traite de points essentiels tels que la procédure d’enregistrement international des appellations d’origine (AO) et des indications géographiques (IG), les mécanismes de protection des appellations, ainsi que les modalités de ratification pour garantir la protection des produits camerounais.

«Une indication géographique est une information, une orientation qui permet d’identifier un produit comme étant originaire d’un lieu ou d’une destination précise», a expliqué le ministre, soulignant que cette adhésion à l’Acte de Genève devrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour les producteurs camerounais.

En rejoignant cet instrument international, le Cameroun simplifie considérablement la procédure de protection de ses produits, notamment contre les appropriations illicites des IG à l’étranger. Désormais, le pays pourra enregistrer ses indications géographiques directement sur le registre international géré par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), sans avoir à entreprendre des démarches complexes et coûteuses dans chaque pays où la protection est souhaitée.

Actuellement, le Cameroun bénéficie déjà de la protection de deux produits ayant des indications géographiques protégées (IGP) : le poivre de Penja et le miel blanc d’Oku, tous deux labellisés en 2013. Ces produits, mondialement reconnus, bénéficient ainsi d’une protection légale qui leur permet de se vendre à des prix plus élevés grâce à la reconnaissance de leur origine et de leur qualité. Le pays est également en train de finaliser la labellisation de son cacao rouge comme IGP auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Mais le Cameroun ne compte pas s’arrêter là puisqu’il prévoit d’étendre cette protection à d’autres produits du terroir tels que le café, l’avocat de Mbouda, l’ananas de Bafia, le Ndop et le Ndolè.

Les avantages économiques de cette démarche sont déjà visibles. Par exemple, après la labellisation du poivre de Penja en tant qu’IGP, son prix a connu une augmentation significative, passant de 2 500 FCFA avant septembre 2013 à 14 000 FCFA le kilogramme en 2015. Cette valorisation a également conduit à une augmentation de la production qui a triplé pour atteindre 300 tonnes en 2015, soit deux ans seulement après la labellisation. Réputé pour ses qualités d’assaisonnement uniques et ses saveurs persistantes, le poivre de Penja est l’un des grains de poivre les plus appréciés en cuisine à travers le monde. Depuis les années 1950, cette épice est cultivée sur les pentes volcaniques du Mont Koupé dans la commune de Penja, située dans la région du Littoral du Cameroun.

Patricia Ngo Ngouem

Lire aussi:

24-04-2024 – Cacao rouge du Cameroun : l’OAPI attend une analyse sur le seuil de coloration avant de procéder à la labélisation

15-04-2024 – Indication géographique : l’OAPI organise un colloque international à Douala pour valoriser les produits locaux

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Pipeline Tchad-Cameroun : plus de 15 milliards de FCFA de droits de transit encaissés par le Cameroun à fin mai 2026

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Pipeline Tchad-Cameroun : plus de 15 milliards de FCFA de droits de transit encaissés par le Cameroun à fin mai 2026
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(Investir au Cameroun) – Le Trésor public camerounais a encaissé 15,1 milliards de FCFA de droits de transit du pétrole tchadien entre janvier et mai 2026, selon des données consultées par Investir au Cameroun. Dans le détail, les recettes se sont établies à 2,94 milliards de FCFA en janvier, 3,52 milliards en février, 2,85 milliards en mars, 2,83 milliards en avril et 2,95 milliards de FCFA en mai.

Ce montant prolonge la dynamique observée au cours des quatre premiers mois de l’année. À fin avril 2026, le transit du brut tchadien sur le territoire camerounais avait déjà généré 12,15 milliards de FCFA de recettes, soit une hausse de 1,2 milliard de FCFA en glissement annuel, correspondant à une progression de 11%.

Selon le CPSP, ces performances sont soutenues par les volumes de pétrole acheminés depuis les champs pétroliers du Tchad vers la côte camerounaise. Entre janvier et avril 2026, quelque 16,1 millions de barils de brut ont transité par le pipeline Tchad-Cameroun, long de 1 080 kilomètres.

Pays enclavé, le Tchad dépend de cette infrastructure stratégique pour exporter sa production pétrolière vers les marchés internationaux. Le brut est acheminé jusqu’au terminal offshore de Kribi, dans la région du Sud du Cameroun, d’où il est chargé sur des navires pétroliers. En contrepartie de l’utilisation de son territoire, le Cameroun perçoit un droit de transit sur chaque baril transporté.

Cette redevance est actuellement fixée à 1,321 dollar par baril. Son niveau résulte de négociations engagées par le Cameroun à partir de 2013 afin d’obtenir une revalorisation périodique du tarif. Initialement fixé à seulement 0,41 dollar par baril lors de la mise en service de l’oléoduc, le droit de transit a été relevé à deux reprises, en 2013 puis en 2018, pour atteindre son niveau actuel.

Selon le mécanisme convenu entre les parties, une nouvelle révision du tarif devait intervenir à compter du 1er octobre 2023 la question d’une nouvelle revalorisation du droit de transit pourrait redevenir un sujet dans les relations entre Yaoundé et N’Djamena.

Amina Malloum

Lire aussi :
03-06-2026 – Pipeline : le droit de transit du pétrole tchadien au Cameroun atteint 12,2 milliards FCFA à fin avril 2026 (+11%)

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Côte d’Ivoire 1-0 Equateur : «c’est une défaite injuste», peste l’entraîneur Équatorien Sebastian Beccacece

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Sebastian Beccacece, sélectionneur de l’Equateur, a regretté l’inefficacité de ses joueurs et assure que l’adversaire, la Côte d’Ivoire ne méritait pas vraiment de remporter cette […]

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Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie

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Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie
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(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun prépare l’intégration de stations-service dans ses centres de vie situés sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena. À l’issue d’une procédure de sélection ouverte à plusieurs opérateurs pétroliers, le CNCC a retenu Tradex SA comme partenaire pour le déploiement de ces infrastructures à Ngouletang, Garoua-Boulaï et Kousseri.

L’annonce a été faite par le directeur général du CNCC, Auguste Mbappe Penda, dans un communiqué portant résultat de la sélection d’un partenaire spécialisé pour la mise en place de stations-service dans les centres de vie de l’organisme public.

Tradex était en concurrence avec Ocean Petroleum, Petrolex, Gulfcam, Neptune Oil et MRS. L’entreprise, filiale de la Société nationale des hydrocarbures, a été retenue au terme de l’examen des offres. Le CNCC justifie ce choix par la « meilleure offre globale », combinant une solution technique jugée conforme aux normes environnementales, un modèle économique présenté comme équilibré et une expérience dans l’exploitation de stations-service sur les corridors camerounais.

Au-delà de la construction des infrastructures, l’opération porte sur l’aménagement de stations-service complètes, avec distribution de carburants, de lubrifiants et offre de services connexes. Le projet sera exécuté dans le cadre d’une convention de partenariat entre le CNCC et Tradex.

Pour le CNCC, l’enjeu dépasse la simple implantation de points de ravitaillement. Les centres de vie ont vocation à devenir des plateformes de services pour les transporteurs opérant sur les axes reliant le port de Douala à la République centrafricaine et au Tchad. L’objectif est de regrouper sur un même site le ravitaillement, la restauration, l’hébergement et d’autres services utiles au transport routier de marchandises.

Cette stratégie doit également permettre à l’organisme public de diversifier ses sources de revenus, dans un contexte où les corridors de transit constituent un levier important pour l’économie camerounaise et les échanges sous-régionaux.

Pour Tradex, l’opération représente une opportunité commerciale sur deux axes stratégiques du transport en Afrique centrale. En s’implantant dans les centres de vie du CNCC, l’entreprise renforce son maillage territorial au-delà des grands centres urbains et se positionne sur des flux réguliers de camions, de marchandises et de transporteurs.

Le projet pourrait aussi générer des emplois directs et indirects sur les sites concernés, notamment dans l’exploitation des stations, la maintenance, la restauration, la sécurité et les services associés. Le CNCC n’a toutefois pas communiqué, à ce stade, le montant de l’investissement, le calendrier de réalisation, la durée de la convention ni les modalités de partage des revenus entre les deux partenaires.

Frédéric Nonos

Lire aussi :

09-04-2026 – Corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena : le CNCC veut installer des stations-service dans ses centres de vie

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