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Session parlementaire de novembre : Voici le discours d’ouverture de Cavaye Yéguié Djibril

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Session parlementaire de novembre : Voici le discours d’ouverture de Cavaye Yéguié Djibril
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Dans son discours d’ouverture, Cavaye Yéguié Djibril a rappelé le rôle crucial du budget de l’État pour 2025 dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il a souligné l’importance d’aligner ce budget sur les orientations fixées par le président de la République dans sa circulaire.

Lire l’intégralité du discours de Cavaye Yéguié Djibril, président de l’Assemblée nationale :

– Excellences,
– Honorables Députés et chers collègues,
– Mesdames et Messieurs.

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à l’Assemblée Nationale. Comme les précédentes du genre, la troisième session ordinaire de notre chambre qui s’ouvre ce jour pour l’année 2024, sera prioritairement consacrée à l’examen et au vote du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2025. Pour rappel, les orientations ainsi que les priorités du futur budget sont consignées dans la circulaire signée par le Chef de l’Etat et récemment rendue publique.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Je ne doute pas un seul instant, que le programme économique, financier, social et culturel que vous présenterez bientôt aux élus, tout comme le projet de budget de l’Etat qui sera par la suite soumis à leur examen, je ne doute pas dis-je, que ces instruments seront conformes à l’esprit et à la lettre de cette circulaire présidentielle. Au-delà, je voudrais également vous rappeler le caractère sensible de l’année 2025, au regard de l’Election Présidentielle qui se profile à l’horizon.

Votre programme et le projet de budget sur lequel il sera adossé, devront à la fois consolider les acquis, mettre les camerounaises et les camerounais en confiance et susciter leur adhésion massive au plan de société du Chef de l’Etat. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour un scrutin apaisé et sécurisé. Le Cameroun doit ainsi aborder l’exercice 2025 en toute sérénité. Je demeure convaincu qu’il est temps pour notre pays d’aller encore vers plus de prospérité et à coup sûr, vers le niveau des pays émergents. Des indicateurs probants me confortent dans cette conviction.

En effet, le Cameroun présente aujourd’hui des atouts nouveaux qui apporteront, je n’en doute point, une plus-value sur le chemin de sa croissance. Sans être exhaustif, il est loisible de constater que dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement, l’option de l’Import-Substitution connait de réelles avancées. Des initiatives fleurissent ainsi dans divers domaines de l’économie nationale.

De façon spécifique, après la remarquable dynamique constatée dans le secteur minier camerounais, sous la Très Haute Impulsion du Chef de l’Etat, le secteur industriel est en pleine expansion. La politique envisagée ici est de doter chaque commune d’une industrie. Il se développerait ainsi une chaine de valeur qui devrait permettre d’amorcer le passage de la mine à l’industrie. Une politique industrielle agressive qu’encourage et salue particulièrement la Représentation Nationale, ce d’autant plus qu’elle est porteuse d’espoir pour la jeunesse en quête d’emplois.

Il serait opportun, me semble-t-il, dans cette orientation, sans se départir des apports extérieurs, que l’essentiel des capitaux sociaux soient détenus par des nationaux. J’en appelle donc à leur sérieux et à leur patriotisme. Je souhaite également, s’agissant de l’industrie des matériaux de construction, que cette politique permette aux camerounais d’améliorer leur habitat à des coûts raisonnables.

Un autre atout nouveau et pas des moindres, l’offre agricole qui s’est sensiblement améliorée. C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’il me plaît de relever ici, et pour m’en réjouir, l’embellie que connaissent depuis quelque temps, la production et la commercialisation du cacao au Cameroun. A l’instar du café et du coton, le cacao a fait et fera encore de beaux jours de l’économie nationale.

Je saisis d’ailleurs la présente occasion pour féliciter, solennellement, le Ministre du Commerce, Monsieur Luc Magloire MBARGA ATANGANA, pour sa brillante élection, à l’unanimité, au prestigieux poste de Président du Conseil International du Cacao. Une élection qui constitue une victoire diplomatique, une de plus, à mettre à l’actif du Président Paul Biya, Chef de la Diplomatie Nationale et artisan des mutations que connait la filière cacao au Cameroun.

Monsieur le Ministre,

Un adage de chez-nous dit : « consommer le mouton, mais n’oubliez pas de qui vous le tenez ». C’est dire que si cette victoire est par ailleurs le résultat de votre dynamisme personnel, de votre know how et de votre entregent, vous ne devez ménager aucun effort afin de faire briller, en national et en international, la politique impulsée par le Chef de l’Etat dans la filière cacao dont vous avez désormais la charge mondiale.

Grâce à la restructuration menée par vos soins, le cacao camerounais a gagné en qualité et est devenu plus attractif sur le marché. Pour pérenniser cet important acquis, il faudrait envisager pourquoi pas, de nouvelles initiatives telles que : la professionnalisation des acteurs, l’arrimage à la modernité avec notamment l’introduction du digital et la sécurisation des transactions.

Il faudra également encourager la transformation locale, soutenir les efforts des producteurs afin de dépasser les trois cent mille tonnes de la dernière campagne. Comme le miel qui attire les abeilles, l’embellie dans la filière cacao, draine déjà de nombreux acteurs véreux. La Représentation Nationale, par ma voix, vous exhorte à veiller à ce que le cacaoculteur camerounais reçoive un prix juste et équitable à la vente de son produit. La lutte contre la corruption qui gangrène peu à peu la filière, devrait ainsi être un de vos chevaux de bataille.

Monsieur le Ministre, Monsieur le Président du Conseil International du Cacao, une fois encore : toutes nos félicitations.

L’offre agricole, mais aussi l’offre énergétique. La mise en production de manière totale et définitive du barrage de Nachtigal reste attendue. Selon les prévisions, avec ce nouveau barrage, le Cameroun devrait être un réseau unique, interconnecté entre le Sud et la partie septentrionale du pays. Le projet est donc porteur de beaucoup d’espoir autant pour les ménages que pour les entreprises.

Au regard du potentiel en la matière et de l’énorme demande, j’exhorte le Gouvernement à mettre en place toutes les infrastructures nécessaires, afin de résorber progressivement et définitivement une certaine crise énergétique. Au moment où le Cameroun entend booster davantage sa croissance, l’offre énergétique, en qualité et en quantité, est un facteur incontournable.

Mesdames et Messieurs,

A la suite des Très Hautes recommandations du Chef de l’Etat, les Petites et Moyennes Entreprises développent et ce depuis 2003, une dynamique de création qui a abouti à ce jour, à une augmentation spectaculaire du nombre de nouvelles entreprises. Vingt mille au total. Fait remarquable, 60% de ces entreprises sont créées par des jeunes.

Je souhaite que le Gouvernement leur apporte tout le soutien possible en leur facilitant l’acquisition des normes, la certification des produits et l’accès aux financements. Il faut relever pour le déplorer, que seulement 18% de la masse totale des crédits octroyés au secteur privé sont accordés aux PME, alors que ces dernières sont promotrices de 75% d’emplois décents au Cameroun. Pour être complet sur ce chapitre, je souhaite qu’il s’installe au Cameroun une véritable culture entrepreneuriale. Déjà en vigueur dans les universités, il est opportun, à mon sens, qu’elle s’étende dans les lycées et collèges.

Comment clore mon propos, sans évoquer les changements climatiques. Ils font le lit aux catastrophes naturelles et à l’insécurité alimentaire. Je faillirais certainement, en omettant de réitérer ici, la reconnaissance des populations victimes des inondations dans diverses localités du Cameroun, leur reconnaissance et leur gratitude à l’endroit du Couple Présidentiel, dont la sollicitude et les élans de solidarité restent jusque-là sans limites et sans égal.

J’exhorte ainsi le Gouvernement à tirer toutes les leçons des récents tristes événements, pour asseoir des mécanismes adaptés en amont comme en aval, afin de mettre les compatriotes à l’abri des effets néfastes des catastrophes. A cet effet, il est souhaitable qu’une synergie d’action s’instaure, entre le ministère chargé de l’environnement et de la protection de la nature, avec les autres administrations concernées.

L’action prévisionnelle, avec les alertes et autres études d’impacts menée par le Ministère de l’Environnement, doivent ainsi être prises en compte. N’attendons pas que la catastrophe survienne. Ne dit-on pas que : Prévenir vaut mieux que guérir.

– Excellences,
– Honorables Députés,
– Mesdames et Messieurs.

A l’aube de l’exercice 2025, des dossiers particuliers, en cours ou à venir, doivent retenir davantage l’attention du Gouvernement. Nous avons déjà évoqué la prochaine élection présidentielle. Evoquons aussi :

– Le processus de décentralisation. Après la mise en place des organes et des nécessaires structures, le processus se trouve désormais dans une dynamique d’approfondissement et d’accompagnement des acteurs. A cet effet, la Représentation Nationale restera attentive à la mise en œuvre de deux initiatives. La première est l’opération spéciale de délivrance massive des actes de naissance décidée par le Président de la République. La phase en cours porte sur cinq cent mille enfants. Une action salutaire quand on sait qu’ils sont sept millions, des enfants camerounais qui n’ont pas d’acte de naissance.

La deuxième initiative porte sur la lutte contre le désordre urbain et la chronique insalubrité qui frappe les métropoles et villes du Cameroun. Assurément nos cités se meurent, étouffées par des montagnes d’ordures. Une action urgente et vigoureuse s’impose à cet effet.

– La Couverture Santé Universelle. L’implémentation de cette importante initiative du Chef de l’Etat se renforce de plus en plus sur le terrain. Les épidémies sont maitrisées, le Cameroun continue de garder son statut de pays libre de polio grâce à une vaste campagne de vaccination qui se déroule en synchronisation avec tous les Etats du bassin du Lac-Tchad et du Sahel.

S’agissant des infrastructures sanitaires, leur densification dans les dix régions et le relèvement des différents plateaux techniques sont à saluer. La principale conséquence ici est la réduction des évacuations sanitaires. C’est dire que les camerounais doivent faire confiance au système de santé de leur pays.

Cependant, il faudra veiller à la qualité de l’accueil, à la maintenance effective des équipements et œuvrer afin de circonscrire le déficit du personnel dans certaines formations sanitaires. Il faudrait aussi, Savoir tendre la main à la diaspora médicale afin qu’elle s’implique dans la consolidation de notre système surtout en ce moment où notre diplomatie médicale se développe largement dans l’ensemble
de la sous-région de l’Afrique Centrale.

Pour terminer, je voudrais parler brièvement de notre diplomatie parlementaire qui continue de séduire. Avec le soutien de la quasi-totalité des parlements membres, notre collègue et camarade l’Honorable AGHO Oliver Bamenju, vient d’être élu membre du Comité Exécutif des parlementaires de la Cour Criminelle Internationale et de l’Etat de Droit. C’était à l’occasion de la 45ème Assemblée de cette instance tenue au Pakistan en octobre dernier. Cher collègue, toutes nos félicitations.

En souhaitant plein succès à nos délibérations, je déclare ouverts les travaux de la 3ème Session Ordinaire Annuelle de notre Chambre au titre de l’exercice 2024.

– Vive l’Assemblée Nationale,
– Vive Son Excellence, Monsieur Paul Biya, Président de la République, Chef de l’Etat,
– Pour que vive le Cameroun, notre cher et beau pays.

Je vous remercie.

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Communauté urbaine de Yaoundé : Les six piliers qui vont porter les projets prioritaires de 2027

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Communauté urbaine de Yaoundé : Les six piliers qui vont porter les projets prioritaires de 2027
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Un exercice budgétaire qui sera abordé dans un contexte de rareté des ressources financières.

Pour l’exercice de 2027, la Communauté urbain e de Yaoundé (CUY) va prioriser les projets déjà engagés. Certains projets engagés et même exécutés, restent encore en attente de paiement, d’autres remontant à l’exercice budgétaire 2024. Les projets prioritaires de la CUY pour l’exercice 2027 s’articulent autour de six piliers principaux.

D’abord, l’achèvement des projets engagés. Pour ce qui est de l’achèvement des travaux déjà engagés par la CUY, 10,8 milliards FCFA restent à payer sur les projets. Il s’agit entre autres de la phase complémentaire de l’éclairage public par lampadaires solaires, de l’enlèvement des ordures ménagères en régie, de l’entretien des voiries revêtues.

La mobilité de la voirie. Ici, il s’agit de la réhabilitation de quatre axes, soit plus de 6km de chaussée à savoir, le carrefour Mbog-Abang-carrefour Dovv Messamendongo dans le 4ème arrondissement de Yaoundé, le rond-point Damase-rails Ebom à Yaoundé III. Le pont Efoulan rails Obobogo dans le même arrondissement et le carrefour Shell Nsimeyong-carrefour Efoulan toujours à Yaoundé III.

Pour l’éclairage public et les services de proximité, la CUY entend y injecter 1 milliard FCFA pour l’entretien et la réhabilitation du réseau existant. La salubrité et l’assainissementne sont pas du reste. Le conseil a suggéré l’idée de la construction d’une nouvelle décharge pour les ordures ménagères.

Dans ses priorités de 2027, la CUY veut aussi intégrer le plan vert intégré au plan climat de la ville et enfin, moderniser son administration. C’est ce qui ressort en substance des travaux tenus mardi 13 octobre 2026 de la session ordinaire du conseil de la CUY consacrés au débat d’orientation budgétaire en vue de l’élaboration du projet de budget de l’année prochaine.

Luc Messi Atanga, maire de la ville de Yaoundé a indiqué que l’effort de maîtrise des dépenses dégage une épargne d’environ 20 milliards FCFA entièrement orientée vers l’investissement. Le plafond indicatif de l’investissement s’élève à 22 milliards FCFA en 2027, 24 milliards FCFA en 2028 et 26 milliards FCFA en 2029. Luc Messi Atangana a indiqué que plus de 6 FCFA sur 10 FCFA iront directement à l’investissement dès l’année prochaine.

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BGFI Holding Corporation enregistre une sursouscription à son opération d’ouverture du capital

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BGFI Holding Corporation enregistre une sursouscription à son opération d’ouverture du capital
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La deuxième phase de l’opération d’appel public à l’épargne du groupe bancaire s’est achevée le 15 octobre 2026 sur une sursouscription. Les fonds mobilisés doivent soutenir le déploiement du plan stratégique BGFI 2030, notamment la création de trois nouvelles filiales à l’horizon 2030.

BGFI Holding Corporation a enregistré une sursouscription à l’issue de la deuxième phase de son opération d’ouverture du capital par appel public à l’épargne (APE). Annoncé le 15 octobre 2026 depuis Libreville, au Gabon, ce résultat marque la clôture d’une période de souscription ouverte le 15 septembre dernier et témoigne, selon le groupe, de la confiance des investisseurs dans ses perspectives de développement.

Pour le groupe BGFIBank, cette opération constitue un levier de mobilisation de ressources destinées à accompagner ses ambitions de croissance. Dans son communiqué, BGFI Holding Corporation présente la sursouscription comme un nouveau signe de confiance du marché et réaffirme sa volonté d’honorer les attentes des investisseurs ayant participé à l’opération.

Au-delà de ce résultat, l’enjeu est désormais de transformer les capitaux mobilisés en moyens de financement pour les projets inscrits dans le plan stratégique BGFI 2030. La holding entend notamment consolider son positionnement dans ses différents pôles de croissance, poursuivre son développement sur ses marchés prioritaires et créer trois nouvelles filiales à l’horizon 2030.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Cette orientation traduit la volonté du groupe de poursuivre son expansion tout en privilégiant une trajectoire de croissance présentée comme maîtrisée, rentable et durable. L’ouverture du capital s’inscrit ainsi dans une stratégie de renforcement des capacités financières du groupe et d’accompagnement de ses futurs investissements.

Présent dans douze pays, dont le Cameroun, le groupe BGFIBank revendique plus de 3 000 collaborateurs et une activité financière couvrant plusieurs marchés africains ainsi que la France. Son implantation régionale constitue un socle pour la poursuite de son développement, dans un environnement où la mobilisation de ressources à long terme représente un enjeu important pour les ambitions des groupes bancaires.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Avec cette opération, BGFI Holding Corporation réaffirme son ambition de « construire un groupe financier africain pour le monde ». La réalisation des objectifs annoncés dépendra désormais de la capacité du groupe à déployer les ressources levées dans ses projets prioritaires et à concrétiser les perspectives de croissance associées à BGFI 2030.

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 15/10/2026

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Présidence du MRC : Binyam jette l’éponge… champ libre pour de Tiriane Noah

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Présidence du MRC : Binyam jette l’éponge… champ libre pour de Tiriane Noah
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La succession de Maurice Kamto à la tête du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) est désormais une course solitaire pour Tiriane Balbine Noah. La seule femme candidate sera finalement seule face aux électeurs ce 17 octobre 2026. En effet, Pierre Emmanuel Binyam son dernier challenger, a jeté l’éponge ce 15 octobre 2026. L’unique challenger de la présidente par intérim, l’a annoncé par un communiqué avec «Retrait de notre candidature à l’élection du Présidium du MRC, à l’occasion de la Convention extraordinaire du 17 octobre 2026» comme objet. L’avocat écrit que «cette décision intervient au terme d’une démarche menée avec responsabilité, dans laquelle nous avons défendu les principes de transparence, de justice, d’inclusion et de démocratie interne. Malgré notre volonté de contribuer à un processus électoral crédible et équitable, les conditions nécessaires à notre participation ne nous semblent plus réunies».

Cependant, «notre retrait ne saurait être un renoncement à nos convictions ni à notre combat pour un MRC plus démocratique, plus transparent et plus proche de sa base militante», assure-t-il. L’homme dont la liste avait déjà eu beaucoup de peine à se faire accepter, promet de ne pas rentrer au maquis : «nous réaffirmons notre attachement à la paix, à la cohésion et à l’unité de notre formation politique. Nous invitons nos partisans et l’ensemble des délégués à préserver la sérénité et à éviter toute initiative susceptible d’aggraver les divisions internes», martèle-t-il. Alors «nous appelons chacun à faire preuve de sagesse, de retenue et de responsabilité». Réitérant que «le MRC est notre bien commun. La vérité, la justice et la démocratie doivent demeurer les fondements de notre action collective ».

Législatives et municipales 2027

C’est certainement une nouvelle page de l’histoire du Mrc qui s’ouvrira ce 17 octobre 2026. La page de Maurice Kamto sera définitivement fermée. Persécuté par le régime de Yaoundé, l’avocat et universitaire a démissionné le 8 septembre dernier, «pour préserver l’intérêt supérieur du parti, de ses militants et sympathisants, et du Peuple du changement en général». Dans un contexte marqué par la contestation en interne et même devant la justice, de sa légitimité à la tête du parti. Et alors que les mêmes flèches visaient déjà Mamadou Mota, jadis premier vice-président, celui-ci a aussitôt décliné l’intérim en démissionnant lui aussi. Le lendemain, le directoire du parti s’est réuni pour officiellement confier les rênes du parti à la 2ème vice-présidente et annoncer la date de l’élection en vue du renouvellement complet de l’exécutif du parti. Depuis lors, le directoire du parti est conduit provisoirement par Tiriane Balbine Noah. Laquelle devrait poursuivre le bail à la tête du parti au soir du 17 octobre 2026.

Le premier challenge sera de travailler à l’union sacrée du parti qui donne des insomnies au système gouvernant au Cameroun depuis 2013. En préparant les futures échéances électorales, notamment les législatives et municipales de 2027. Un test grandeur nature pour un parti qui a boycotté les dernières élections en 2020. Ce qui lui a coûté sa participation à l’élection présidentielle de 2025.

Lire aussi :

Succession de Maurice Kamto : qui sont les candidats et que proposent-ils ?

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