Actualités locales
Le ministère des Travaux publics revendique la construction de 2075,19 km de route entre 2016 et 2023

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun a achevé la construction et la mise en service de 2 075,19 km de nouvelles routes tracées entre 2016 et 2023, selon le ministère des Travaux publics (Mintp). Ces projets couvrent un large éventail de régions et constituant des infrastructures essentielles au développement économique et social du pays. Parmi les réalisations majeures figurent la route Numba-Bachuo-Akagbe (52,50 km) et la route Bamenda-Batibo-Numba (63 km), situées dans la région du Nord-Ouest. L’aménagement de ces routes a renforcé l’offre en infrastructures de transport, notamment le corridor Bamenda-Enugu, qui relie le Cameroun au Nigeria.
Une autre réalisation clé est la route Edéa-Kribi (Lot 1), longue de 38,50 km, qui relie la ville d’Edéa, dans la région du Littoral, au port en eaux profondes de Kribi, situé dans la région du Sud.
Ces travaux ont également permis de désenclaver de nombreuses zones rurales et d’améliorer la circulation dans les grandes villes, notamment grâce aux aménagements des entrées Est et Ouest de Douala, ainsi qu’à la construction de l’autoroute Yaoundé-Douala (60 km, phase I), qui relie la capitale politique à la métropole économique du pays. Le ministère des Travaux publics souligne par ailleurs d’autres projets d’envergure. Notamment la construction de la route Olama-Kribi (106,15 km), qui doit faciliter le transport de marchandises lourdes entre le port en eaux profondes de Kribi et Yaoundé, et la réhabilitation de la route Maroua-Bogo (34,84 km), dans l’Extrême-Nord. Cette voie connecte Maroua aux zones agricoles et halieutiques de Guirvidik, Maga et Pouss.
Par ailleurs, les infrastructures d’approche du monument Paul Biya (5,26 km) ont également été aménagées. Ces nouvelles routes renforcent les connexions internes et régionales du pays, facilitant ainsi les échanges commerciaux et la mobilité des populations.
Le 7 novembre dernier, les services de communication du ministère des Travaux publics ont annoncé sur Facebook qu’au 31 décembre 2023, le Cameroun comptait 10 234,94 km de routes bitumées. Toutefois, dans une interview publiée le 2 février 2024 dans le quotidien public Cameroun Tribune, le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi avait précisé que le pays disposait de 10 225,58 km de routes bitumées sur un total de 121 873 km de réseau routier, soit seulement 8,39 % du réseau national.
Parmi ces routes bitumées, plus de la moitié (5 798,69 km) sont des routes nationales. Les autoroutes représentent 109 km, alors que les routes régionales s’étendent sur 1 606,08 km, et les routes communales totalisent 2 711, 81 km. Bien que ces chiffres marquent un progrès notable, les autorités reconnaissent qu’il reste encore beaucoup à faire pour moderniser et étendre le réseau routier, en particulier pour améliorer l’accessibilité des régions éloignées et soutenir l’économie nationale grâce à une infrastructure de transport renforcé.
Dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), le Cameroun a pour objectif de bitumer au moins 6 000 km de nouvelles routes d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit une accélération du rythme de construction, avec un plan de bitumage de 1 888,72 km de nouvelles routes entre 2024 et 2026. Selon la Stratégie intégrée des infrastructures de transport multimodal (S2ITM), les objectifs annuels sont ambitieux : 656,96 km en 2024, 414,6 km en 2025 et 817,16 km en 2026. Ces projets visent à renforcer l’intégration régionale et internationale du pays, tout en soutenant la croissance économique et en facilitant le transport des personnes et des marchandises.
Patricia Ngo Ngouem
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Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie

(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun prépare l’intégration de stations-service dans ses centres de vie situés sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena. À l’issue d’une procédure de sélection ouverte à plusieurs opérateurs pétroliers, le CNCC a retenu Tradex SA comme partenaire pour le déploiement de ces infrastructures à Ngouletang, Garoua-Boulaï et Kousseri.
L’annonce a été faite par le directeur général du CNCC, Auguste Mbappe Penda, dans un communiqué portant résultat de la sélection d’un partenaire spécialisé pour la mise en place de stations-service dans les centres de vie de l’organisme public.
Tradex était en concurrence avec Ocean Petroleum, Petrolex, Gulfcam, Neptune Oil et MRS. L’entreprise, filiale de la Société nationale des hydrocarbures, a été retenue au terme de l’examen des offres. Le CNCC justifie ce choix par la « meilleure offre globale », combinant une solution technique jugée conforme aux normes environnementales, un modèle économique présenté comme équilibré et une expérience dans l’exploitation de stations-service sur les corridors camerounais.
Au-delà de la construction des infrastructures, l’opération porte sur l’aménagement de stations-service complètes, avec distribution de carburants, de lubrifiants et offre de services connexes. Le projet sera exécuté dans le cadre d’une convention de partenariat entre le CNCC et Tradex.
Pour le CNCC, l’enjeu dépasse la simple implantation de points de ravitaillement. Les centres de vie ont vocation à devenir des plateformes de services pour les transporteurs opérant sur les axes reliant le port de Douala à la République centrafricaine et au Tchad. L’objectif est de regrouper sur un même site le ravitaillement, la restauration, l’hébergement et d’autres services utiles au transport routier de marchandises.
Cette stratégie doit également permettre à l’organisme public de diversifier ses sources de revenus, dans un contexte où les corridors de transit constituent un levier important pour l’économie camerounaise et les échanges sous-régionaux.
Pour Tradex, l’opération représente une opportunité commerciale sur deux axes stratégiques du transport en Afrique centrale. En s’implantant dans les centres de vie du CNCC, l’entreprise renforce son maillage territorial au-delà des grands centres urbains et se positionne sur des flux réguliers de camions, de marchandises et de transporteurs.
Le projet pourrait aussi générer des emplois directs et indirects sur les sites concernés, notamment dans l’exploitation des stations, la maintenance, la restauration, la sécurité et les services associés. Le CNCC n’a toutefois pas communiqué, à ce stade, le montant de l’investissement, le calendrier de réalisation, la durée de la convention ni les modalités de partage des revenus entre les deux partenaires.
Frédéric Nonos
Lire aussi :
09-04-2026 – Corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena : le CNCC veut installer des stations-service dans ses centres de vie
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BDEAC : le principal rémunérateur des investisseurs de la BVMAC lorgne désormais le marché international

(Investir au Cameroun) – Au cours d’un Conseil d’administration tenu par visioconférence le 12 juin 2026, les administrateurs de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) ont autorisé les dirigeants de cette institution financière sous-régionale à entreprendre des démarches visant à lever les fonds sur le marché international des capitaux. «Le Conseil a donné son feu vert pour des démarches visant à accéder aux marchés internationaux, afin d’élargir ses sources de financement et renforcer ses interventions régionales», informe le communiqué ayant sanctionné les travaux.
Autrement dit, la banque de développement des pays de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – pourrait bientôt émettre le premier eurobond de son histoire, ou alors effectuer son premier placement privé à l’international. Dans la perspective de ces levées de fonds sur le marché international des capitaux, la BDEAC a obtenu depuis novembre 2025 la note Ba3 avec perspective stable, attribuée par l’agence américaine Moody’s. Il s’agit de la toute première notation de crédit en devises étrangères de cette banque.
Le recours au marché international des capitaux marquera un changement d’échelle. En effet, à côté des partenaires financiers bilatéraux comme la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la BDEAC effectuait jusqu’ici ses levées de fonds à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), le marché financier unifié des pays de la Cemac, basé à Douala au Cameroun.
57 milliards FCFA d’intérêts versés aux investisseurs
Selon les données de la BVMAC, depuis son arrivée sur ce marché financier en 2020, la BDEAC s’affirme comme principal rémunérateur des investisseurs, grâce à six lignes d’obligations cotées. En 2023, par exemple, les investisseurs actifs sur ce marché ont perçu 76,5 milliards de FCFA au titre des intérêts sur leurs différents placements. Sur ce montant global, 74,5%, soit 57 milliards de FCFA, ont été servis par la BDEAC, apprend-on officiellement.
Basée à Brazzaville au Congo, la BDEAC a pour mission d’accompagner le financement des projets de développement et d’intégration régionale en zone Cemac. Les visées de la banque sur le marché international des capitaux s’inscrivent dans son projet Azobé 2023-2027, qui ambitionne de mobiliser environ 1700 milliards de FCFA pour financer des projets structurants dans la zone Cemac, notamment dans les infrastructures, l’énergie, les transports et l’agro-industrie.
En 2025, son portefeuille comprenait 87 prêts, dont 32 accordés au secteur public et 55 au secteur privé, pour un encours brut de 723,5 milliards de FCFA. Cette institution financière dirigée par le Camerounais Dieudonné Evou Mekou a clôturé l’exercice 2025 avec un bénéfice net de 5,2 milliards de FCFA, en hausse de 48,6% par rapport aux 3,5 milliards FCFA de FCFA de bénéfice engrangés en 2024.
Brice R. Mbodiam
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08-05-2026 - BDEAC : le bénéfice net progresse de 58,3 % à 5,24 milliards de FCFA en 2025
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