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Le chef de l'opposition camerounaise salue les élections au Botswana et alimente les discussions sur le changement démocratique dans son pays

ange1poireau

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Le chef de l'opposition camerounaise salue les élections au Botswana et alimente les discussions sur le changement démocratique dans son pays
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Le chef de l'opposition Joshua Osih, président du Front social-démocrate (SDF) du Cameroun, a récemment félicité Duma Gideon Boko, le nouveau président élu du Botswana, après sa victoire historique sur le parti au pouvoir de longue date. Osih a partagé ses félicitations dans une publication sur Facebook, saluant la réussite du Botswana comme le premier transfert de pouvoir du pays du parti au pouvoir depuis son accession à l'indépendance en 1966.

Dans son message, rédigé en français, Osih a déclaré : « Félicitations au Botswana pour sa première alternance démocratique depuis le 30 septembre 1966, et bravo à l'opposition, l'Umbrella pour le changement démocratique (UDC), pour avoir assuré cette victoire contre le parti au pouvoir. le Parti démocratique du Botswana (BDP). Osih a exprimé l'espoir que le parti au pouvoir au Cameroun, le Mouvement démocratique du peuple camerounais (RDPC), pourrait s'inspirer de l'étape démocratique du Botswana à l'approche des élections de 2025 au Cameroun.

Le message a suscité un débat animé dans les cercles politiques camerounais, de nombreux citoyens réfléchissant à l'importance de la transition pacifique au Botswana et à ses implications possibles pour leur propre nation. Au Cameroun, où le RDPC est au pouvoir depuis 1982, les appels à une réforme démocratique existent depuis longtemps et les commentaires d'Osih ont suscité des réactions mitigées.

Des appels au changement ?

Certains Camerounais ont interprété la déclaration d'Osih comme un appel voilé au changement politique dans leur pays. Un utilisateur, Ozas Ose, a remis en question l'intention d'Osih, demandant : « Est-ce le SDF ou le RDPC qui a besoin d'inspiration ? » – ce qui implique que les remarques d'Osih pourraient être considérées comme un soutien tacite au parti au pouvoir à l'approche des élections de 2025.

Myron Peterson, un autre commentateur, a critiqué le bilan politique du SDF, déclarant : « Ils [Opposition parties in Botswana] avoir une feuille de route politique ; ils servent leur peuple. Qu’avez-vous fait en tant que député au cours des six dernières années ? Il a fait valoir qu’il ne suffirait pas d’attendre la campagne de 2025 pour aborder le changement politique, appelant à un engagement précoce et durable.

Ajoutant à la critique, Délassant Soprano a souligné la fragmentation au sein de l'opposition camerounaise, demandant : « Comment l'opposition peut-elle changer ce pays alors qu'elle ne peut pas gérer une coalition ? Tout le monde veut être président.

Le message d'Osih arrive à un moment où les Camerounais s'expriment de plus en plus sur la nécessité de réformes démocratiques et de la fin de décennies de domination du parti unique.

Le parti d'opposition du Botswana, l'UDC, dirigé par Boko, a remporté une victoire historique sur le BDP lors des élections du 30 octobre 2024, mettant fin à 58 ans de règne ininterrompu du BDP. Boko, avocat chevronné et homme politique de premier plan né en 1969, a dirigé l’UDC avec le slogan de campagne « Des emplois décents, des vies décentes ». Le parti détient actuellement 36 des 61 sièges du Parlement, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans le paysage politique du Botswana.

Mimi Mefo Info – Le chef de l'opposition camerounaise salue les élections au Botswana

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Nécrologie: Décès de Roger Betala, une référence du journalisme économique au Cameroun

ange1poireau

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Nécrologie: Décès de Roger Betala, une référence du journalisme économique au Cameroun
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Le journalisme économique camerounais perd l’un de ses artisans les plus discrets et les plus constants. Roger Betala est décédé ce 21 avril, laissant derrière lui une profession en deuil et plusieurs générations de journalistes orphelins d’un repère.

Pendant des décennies, il a incarné, sur les ondes de la CRTV, une certaine idée de l’information économique : rigoureuse, pédagogique et accessible. Sa voix, à la fois solennelle et rassurante, traduisait les fluctuations des marchés, expliquait les politiques publiques et mettait en perspective les enjeux macroéconomiques avec une rare clarté. À une époque où ces questions restaient souvent confinées à des cercles d’initiés, Roger Betala avait choisi de les porter au grand public, avec exigence et sobriété.

Formé en sciences économiques, il avait fait du journalisme une extension naturelle de son savoir académique. Mais au-delà des compétences techniques, c’est une posture professionnelle qui aura marqué ses pairs : celle d’un homme peu enclin aux clivages, convaincu qu’il n’existe qu’une seule boussole — le bon journalisme. Ni les querelles entre presse publique et privée, ni les logiques d’alignement ne semblaient altérer sa ligne : informer juste, sans bruit inutile.

Ceux qui l’ont côtoyé évoquent un homme à la présence reconnaissable : visage poupin, sourire en coin, élégance constante. Mais derrière cette apparente légèreté, se cachait une discipline rigoureuse et un profond respect du métier. Il était de ceux qui préparaient, vérifiaient, reformulaient, jusqu’à atteindre la précision juste.

Roger Betala fut également un bâtisseur. Il compte parmi les fondateurs de l’Association des journalistes économiques du Cameroun (AJEC), contribuant à structurer une spécialité encore émergente et à fédérer des professionnels autour d’une pratique exigeante.

Les circonstances de son décès, survenu à la suite d’une intervention chirurgicale consécutive à une chute, suscitent émotion et interrogations au sein de sa famille et de ses proches. Mais au-delà de ces zones d’ombre, c’est l’empreinte d’un parcours qui demeure.

Avec la disparition de Roger Betala, c’est une certaine idée du journalisme économique qui vacille : celle d’une parole mesurée, d’une expertise patiemment construite et d’un engagement sans ostentation. Une voix s’est tue, mais son écho continuera d’habiter les rédactions et les consciences professionnelles.

Le Cameroun médiatique lui doit beaucoup. Et aujourd’hui, il lui dit simplement adieu.

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Paix, corruption, gouvernance : le message de Léon XIV reconfiguré par l’opinion au Cameroun

ange1poireau

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Paix, corruption, gouvernance : le message de Léon XIV reconfiguré par l’opinion au Cameroun
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La première lecture qui s’impose est celle des responsables gouvernementaux, prompts à inscrire la visite dans le registre de l’unité nationale. Achille Bassilekin III, ministre des PME, y voit avant tout un moment de cohésion. Pour lui, la visite constitue « un véritable stimulant dans l’union des cœurs » et le signe que « le Cameroun s’est uni pour aller à la rencontre du pape ». Une formulation qui lisse les tensions structurelles que le souverain pontife avait pourtant nommées explicitement.

Plus révélateur encore, le positionnement de Grégoire Owona, qui opère une jonction directe entre le discours papal et la ligne gouvernementale. « Nous sommes sur le très bon chemin que le Président Biya nous a montré », affirme-t-il. La parole du pape devient ici une caution implicite de l’action publique — une captation politique qui dit beaucoup sur les usages du religieux dans le champ institutionnel camerounais.

Louis Georges Njipendi, lui, retient surtout la portée psychologique du message. Il insiste sur « l’appel à ne plus avoir peur » et la « sérénité » transmise. Le registre est celui de la stabilisation sociale dans un contexte de fragilité institutionnelle persistante. Chez les fidèles, la réception est plus émotionnelle et spirituelle. Adoum Garoua résume un sentiment largement partagé. « Le Cameroun est donc béni, nous sommes comblés. »

La visite prend ici la dimension d’un marqueur de légitimité, presque divine, du territoire national. Mais cette ferveur s’accompagne d’une attente. Dans la sphère citoyenne, l’émotion ne masque pas le scepticisme de fond. « Nous pensons que le message ne sera pas tombé dans les oreilles de sourds », formule un observateur, posant la vraie question : celle de la traduction du discours pontifical en politiques publiques effectives.

 Augustin Bala, maire de Yaoundé 5e va plus loin en convertissant directement le message en agenda de gouvernance. Pour lui, la visite impose « de mettre en avant la lutte contre les inégalités et l’accès au bien-être ». Une lecture normative qui révèle le potentiel mobilisateur d’une parole extérieure au champ politique national.

LES INTELLECTUELS INTRODUISENT LA NUANCE

Les observateurs analytiques apportent un autre niveau de lecture. Onana Raphaël souligne la radicalité inhabituelle du discours papal dans un contexte diplomatique. « Brisons les chaînes de la corruption, transformons l’histoire aujourd’hui. » Une parole directe, ciblant explicitement les dérives de gouvernance, qui tranche avec les précautions habituelles du langage diplomatique.

 Jean-Marc Soboth rappelle toutefois le cadre institutionnel dans lequel cette parole s’inscrit. « Le discours du pape est préparé par la Nonciature apostolique. » Un rappel utile qui repositionne la spontanéité apparente du message dans une architecture diplomatique structurée.

Vincent Sosthène Fouda déplace quant à lui le débat sur le terrain théologique. « La paix n’est pas l’absence de conflit, mais la capacité de marcher au cœur du chaos. » Une définition qui engage une lecture bien plus exigeante que celle des discours officiels.

 LES FRACTURES QUE LA VISITE EXPOSE

Certaines réactions révèlent des tensions que la ferveur collective tend à masquer. Tiriane Balbine Nadège Noah choisit d’instrumentaliser la symbolique papale pour interroger la légitimité institutionnelle interne. Elle évoque « le pape de l’illégalité constitutionnelle » et interpelle directement le pouvoir politique.

Le registre est celui de la contestation, pas de la réconciliation. Dans le champ religieux, l’abbé Etienne Bakaba recentre le débat sur l’orthodoxie catholique et neutralise les comparaisons locales. « Le pape garantit la fidélité à la foi apostolique. » Une manière de clore certains débats internes à l’Église camerounaise que la visite avait rouverts.

 UN CATALYSEUR, PAS UN CONSENSUS

Pierre Nka offre peut-être la synthèse la plus lucide de l’état du pays au sortir de la visite. « Un Cameroun avec un verre à moitié plein, avec l’urgence de la fabrique des alternatives. » Ni euphorie ni désillusion. Un point de bascule potentiel, sans garantie de transformation.

C’est précisément là que réside la portée réelle du voyage de Léon XIV. Sa parole n’a pas produit un consensus — elle a exposé les lignes de fracture. Entre foi et politique, entre espoir et scepticisme, entre récupération institutionnelle et introspection collective, le message pontifical agit comme un révélateur. Il dit moins ce que le Cameroun est que ce qu’il cherche encore à devenir.

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La CHC veut lever 25 milliards de FCFA pour rénover le Hilton de Yaoundé

ange1poireau

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La CHC veut lever 25 milliards de FCFA pour rénover le Hilton de Yaoundé
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La Cameroon Hotels Corporation (CHC) prévoit de mobiliser 25 milliards de FCFA afin de financer la rénovation de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Si ce montant n’est pas explicitement mentionné dans les documents officiels publiés le 15 avril 2026, il peut néanmoins être déduit des paramètres financiers rendus publics dans le cadre de l’attribution du marché d’arrangement.

En effet, à l’issue de l’appel d’offres restreint lancé le 12 janvier 2026, le groupement Attijari Securities Central Africa (ASCA) / AFG Capital / Financia Capital a été retenu pour piloter l’opération de levée de dette. La structure de rémunération négociée avec ces arrangeurs permet d’estimer l’enveloppe globale recherchée.

« Le groupement Attijari Securities Central Africa (ASCA) / AFG Capital / Financia Capital […] a été déclaré adjudicataire du marché y relatif. Aux termes des négociations, sanctionnées par un procès-verbal signé de CHC SA et dudit groupement d’arrangeurs, il a été convenu d’une commission unique de 1 % TTC de la somme effectivement mobilisée, soit 250 000 000 (deux cent cinquante millions) de francs CFA pour un délai de six mois. Cette négociation supprime alors les frais remboursables ainsi que les frais divers contenus dans l’offre financière du groupement », indique le document officiel publié par l’Agence de régulation des marchés publics et signé par le directeur général par intérim, Maurice Enama Fouda. Le même document précise que la mobilisation des fonds devra intervenir dans un délai de six mois.

Un projet d’envergure longtemps resté discret sur son coût

Âgé de plus de 35 ans, l’hôtel Hilton de Yaoundé demeure la principale référence cinq étoiles dans la capitale camerounaise. Malgré une certaine vétusté, l’établissement conserve son attractivité et un niveau de fréquentation soutenu. Sa modernisation apparaît toutefois nécessaire pour répondre aux standards actuels de l’hôtellerie haut de gamme et aux exigences d’une clientèle en évolution.

Dans cette perspective, la CHC a engagé, depuis 2021, un programme de réhabilitation visant à « réilluminer » le complexe hôtelier. Celui-ci comprend la rénovation des chambres et des installations techniques, le réaménagement des espaces communs ainsi que l’amélioration des équipements extérieurs, dans le respect des normes en vigueur.

En amont, une étude architecturale et technique a été confiée à un bureau d’études recruté à l’issue d’un appel d’offres international. Le projet porte sur un ensemble inauguré en 1989, composé d’un bâtiment principal d’environ 30 000 m², de 248 chambres et suites, de cinq restaurants, ainsi que d’un centre commercial attenant de près de 8 000 m². L’ambition affichée est de repositionner l’établissement aux standards internationaux du segment cinq étoiles.

Cette levée de fonds intervient dans un environnement marqué par un repli des performances financières de l’entreprise. Selon les données communiquées par la CHC, le bénéfice est passé de 3,01 milliards de FCFA en 2023 à 2,4 milliards en 2024.

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