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Cameroun : Serge Pouth, journaliste à la Crtv, de nouveau frappé par un malheur

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Cameroun : Serge Pouth, journaliste à la Crtv, de nouveau frappé par un malheur
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Une triste nouvelle vient s’ajouter aux difficultés rencontrées par Serge Pouth, journaliste à la CRTV. Alors qu’il se remettait d’une amputation de la jambe droite, il a appris le décès de sa mère. Cette succession d’événements douloureux vient assombrir le quotidien de ce professionnel des médias.

Lebledparle.com vous propose ici le témoignage émouvant de cet grand homme de média :

« Je viens de perdre ma mère, ma maman …

Je n’ai pas voulu prendre la plume pour vous dire que je suis hospitalisé à l’Hôpital Central de Yaoundé, à cause de l’amputation de mon pied droit. Je voulais que ça reste entre nous… Cette fois ci je ne peux m’empêcher de partager avec vous ma douleur. Quelque chose de plus grave: je viens de perdre ma mère, ma maman ! Il y a tout juste quelques heures, avant ou après minuit. On nous a appelés, mon jumeau et moi, tout à l’heure pour nous dire que c’est fini. On va l’amener à la morgue de l’hôpital.

L’évocation de cette disparition est spéciale parce que, il faut que je vous le dise, lorsque j’ai été interné à l’hôpital c’était justement à cause d’une complication du diabète. J’ai eu ma mère au téléphone qui était toute en larmes. Je redoutais ça parce que j’avais peur qu’elle fasse un choque; mais un ou deux jours plus tard après l’amputation de mon pied, on m’appelle pour me dire qu’on va enlever une sorte d’ongle incarné du pied de ma mère. Donc on va l’hospitaliser.

 Les choses sont allées vite…On lui a coupé un orteil, puis quelques parties de la plante des pieds. Plus grave, le médecin traitant a dit qu’il aurait dû lui amputer toute la jambe. On apprendra après que sa glycémie est tombée à 0.90; puis soudain elle a été mise sous assistance respiratoire. Et le médecin a dit que son cœur a lâché. Cette assistance respiratoire, elle va la vivre pendant 2 à 3 jours. Au 3eme jour on la ramène à la maison; en comptant sur la prière on se dit qu’elle va reprendre vie. Mais cette nuit maman est partie, souffrant du même mal que moi.

Vous imaginez que je suis déchiré…déchiré, très apeuré parce que je n’ai pas encore un vrai pronostic pour m’en sortir pour mon rétablissement total. Pour l’instant à l’hôpital , on essaie de dégager tout ce qu’il y a comme risque d’infection sur ce qui me reste de pied; pour éviter que la gangrène monte. Quand est-ce que la plaie va cicatriser ? Quand est-ce que après cicatrisation, je vais réussir ma rééducation ? Ça va durer combien de temps ? Aurai-je le temps de faire une prothèse avant d’accompagner maman? Verrai-je le corps de ma mère ?  Pourrai-je lui parler?

Je suis assez troublé…très troublé d’autant que maman représentait tout pour mes frères et sœurs et moi, presque tout! Fille de Monsieur PENDA BANIOK, qui était le président de l’association Solidarité Bambibi, un grand combattant de la guerre d’indépendance. Elle a fait ses classes dans les maquis puis s’est retrouvée à Douala. C’est ainsi qu’au Lycée Joss elle fait la rencontre d’un ancien parisien tout juste débarqué de Saint-Cyr, Monsieur POUTH François. Il auront leurs premiers enfants. Ils partiront de Douala pour Garoua. Ils y vivront sans problème.

Puis soudain on va passer de la cime vers l’abîme, avec la séparation de corps de mes parents. C’est une période infernale qui nous ramène à Douala et qui voit comment la famille se détruit. Ils feront 35 ans de séparation de corps. Mais avec Dieu, rien n’est fini. Un matin de février 2009, c’est la réconciliation: papa et maman se retrouvent sous le même toit après tant de brisures. Elle va se battre pour que les trois dernières années de papa se passent comme dans un vrai couple. Il décède en 2009. Depuis ce temps là,  et bien avant, nous étions totalement gérés par elle. Elle s’est sacrifiée ! Elle a tout donné de son vivant! Il ne me souvient pas, pendant qu’ils etaient séparés, de l’avoir vue avec un seul homme. Vous ne pouvez pas deviner ce que ça fait…si elle s’était remariée, si elle avait eu plusieurs vies volages nous nous serions détruits. Elle s’est sacrifiée pour nous! 

Ce que je sais c’est que  mes frères et sœurs, mon jumeau et moi devons tout à Marie Emerantienne POUTH aujourd’hui partie. Je rends grâce à Dieu qu’elle lui ait  donné sa vie longtemps avant. Et je le bénis et prie de nous permettre de supporter ce choc. Merci à tous d’accepter ce partage. Adieu maman !  »

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L’Etat veut économiser 5 milliards de FCFA chaque année en réduisant sa consommation d’électricité

ange1poireau

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L’Etat veut économiser 5 milliards de FCFA chaque année en réduisant sa consommation d’électricité
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C ’est en 2019 que le gouvernement s’est résolument engagé dans une politique ambitieuse d’efficacité énergétique. Après plusieurs études et programmes initiés par le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee), souvent sans résultats concrets, une collaboration stratégique a été nouée avec l’Organisation Internationale de la Francophonie. L’objectif principal de ce partenariat est de permettre à l’État de s’assurer qu’il paie le juste prix de sa consommation électrique dans les bâtiments publics à court terme et pour l’éclairage public à moyen terme.

Dans ce cadre, des équipements comme des serveurs, des postes clients (ordinateurs) et le logiciel Vsoft — conçu pour la vérification, l’optimisation et la facturation — ont été acquis dès 2023. Ce dispositif technologique a permis, l’année suivante, d’initier un contrôle approfondi et une optimisation des factures d’électricité du secteur public.

UNE SURCONSOMMATION DÉMESURÉE RÉVÉLÉE

Dans le détail, un audit exhaustif mené sur 267 abonnés en moyenne tension (MT) sur les 428 identifiés au 31 décembre 2023 a révélé une surévaluation des puissances souscrites par l’administration publique. Alors que les besoins réels en électricité ne dépassaient pas 17 MW, l’État avait contracté des abonnements totalisant 56 MW, soit plus de trois fois la consommation nécessaire.

Pour remédier à ce gaspillage énergétique et financier, Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Énergie, a instruit Eneo, l’opérateur chargé de la distribution d’électricité, de ramener ces puissances souscrites à un niveau correspondant aux besoins réels. Cette mesure a permis à l’Etat « d’économiser 624,7 millions de FCFA sur sa facture d’électricité entre décembre 2023 et février 2024 », a révélé le membre du gouvernement devant les députés en décembre dernier.

DES ÉCONOMIES PROMISES À CROÎTRE

Selon les projections du gouvernement, ces économies devaient atteindre 2,4 milliards de FCFA à la fin de l’année 2024. « L’État avait souscrit à des abonnements d’électricité largement supérieurs à ses besoins réels. Par exemple, il payait pour une puissance totale de 56 MW, alors qu’il n’en utilisait que 17 MW. Cette situation équivalait à gaspiller de l’argent public. Grâce aux ajustements opérés par Eneo en 2024, l’État ne paie désormais que pour ce qu’il consomme réellement, soit 17 MW », explique une source proche du dossier.

En généralisant cette politique à l’ensemble du territoire, le gouvernement espère réduire ses coûts énergétiques de 10 % à 20 % par an, soit des économies annuelles estimées entre 3 et 5 milliards de FCFA. Gaston Eloundou Essomba conditionne cependant l’atteinte de ces objectifs à la mise en œuvre rigoureuse de plusieurs actions dès 2025. Il s’agit notamment d’optimiser les postes Moyenne tension (MT) clients état par l’installation de batteries de condensateurs ; d’assainir le fichier des abonnés MT et basse tension (BT) par une collecte de données techniques contradictoires et opposables à Eneo ; d’analyser les factures BT pour l’ensemble des 16 846 abonnés de l’état ; de vérifier la cohérence des index de facturation et des calculs à l’aide du logiciel Vsoft ; de déployer des mécanismes d’optimisation de l’éclairage public.

UNE DETTE QUI PÈSE SUR LES RELATIONS ENTRE L’ÉTAT ET ENEO

Ces initiatives, si elles sont bien appliquées, pourraient mettre fin aux tensions récurrentes sur la dette entre l’État et Eneo. Actuellement, selon les estimations officielles, l’État doit à Eneo environ 120 milliards de FCFA, tandis que la dette totale de l’entreprise envers ses créanciers atteint 489 milliards de FCFA. De son côté, Eneo réclame à l’État des arriérés évalués à 266 milliards de FCFA depuis 2022, dont 60 milliards au titre de l’éclairage public. Cependant, ces montants restent sujets à controverse. Eneo affirme que le différend sur l’éclairage public découle d’un manque de moyens de comptage fiables, une raison avancée par l’État pour contester certaines factures.

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Eneo : le management va injecter 240 millions dans la mutuelle des employés en 2025

ange1poireau

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Eneo : le management va injecter 240 millions dans la mutuelle des employés en 2025
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La contribution du patronat  va  passer de 60 à 80 millions par mois dès cette année  pour faire face à des défaillances du GIC P Eneo qui constitue l’actionnariat du personnel au sein de l’entreprise.

 Le management d’Eneo Cameroun a décidé  de renforcer son soutien à la Mutuelle de Retraite Complémentaire des Agents Eneo et Démembrements (MURCAS).  Le Directeur Général de l’entreprise a annoncé une hausse dès cette année des injections mensuelles du patronat. «   La contribution patronale d’ENEO dans la MURCAS connaitra une augmentation de 20 millions de francs CFA par mois à partir de l’année 2025 », a déclaré Amine Homman Ludiye adressant les vœux de nouvel an à son personnel.

 Cette décision  intervient dans un climat morose qui règne au sein des salariés de l’entreprise mais aussi des retraités.Tous se plaignent en réalité de n’avoir pas reçu dedividendes  de  GIC-P-ENEO qui porte 5%  des parts  détenues par le personnel dans le capital de l’entreprise. Ce, alors qu’il leur avait été promis une rentabilité  correspondant  pratiquement au double de la valeur injectée par chacun. Mais depuis, aucun radis n’a été perçu.  On assiste surtout à une grogne des retraités qui voulant quitter le GIC  n’ont perçu aucun droit.   Pour rentabiliser  donc les  investissements du personnel dans le capital social d’Eneo, la mutuelle qui réunit plus de 3000 agents Eneo et des salariés d’autres acteurs du secteur de l’électricité, a décidé d’injecter des fonds dans le  GIC-P-ENEO. Ceci en reprenant notamment les parts de certains agents plus particulièrement des retraités  pour  ainsi les désintéresser. « Grâce aux analyses approfondies et options présentées par la Direction Générale, le GIC-P et ses instances de gouvernance sont en bonne négociation avec la MURCAS. L’objectif étant d’injecter des liquidités dans le GIC-P-ENEO pour lui permettre d’engager la sortie des non-actifs, d’une part, et d’autre part mettre en place un dispositif permettant la gestion des actionnaires actifs », explique Amine Homman Ludiye.           

En augmentant la part du patronat dans la mutuelle, l’administration d’Eneo va surtout donner un coup de pouce aux retraités. La mutuelle a en effet pour objectif premier de préparer la retraite des employés. Avec 20 millions supplémentaires par mois, la contribution du patronat va ainsi passer de 60 à 80 millions de FCFA.  Soit 240 millions de plus en 2025.  

 Mais il faut dire que la question de la gestion de l’actionnariat salarié d’Eneo reste préoccupante. Le collectif des organisations syndicales présentes au sein de l’entreprise se montrent très inquiet depuis l’annonce des négociations avec l’Etat pour le rachat des parts  du fonds britannique actis, actionnaire majoritaire. Une autre étape historique qui vient se greffer au passé douloureux de GIC-P-ENEO.  En effet, cette prise de participation du personnel dans le capital de la société, quoi que prévue dans le contrat de concession du service public de l’électricité au Cameroun de 2001, n’avait jamais été rétrocédée au personnel par AES, ancien concessionnaire. Ce  n’est qu’en 2017, à l’arrivée d’Actis que les salariés ont pris contrôle  de 5% du capital de l’entreprise.

D’autres défis actuels qui interpellent le management de l’entreprise sur la gestion des ressources humaines en 2025 sont entre autres,la poursuite de l’implémentation de la nouvelle convention collective de 2022 et  l’optimisation de l’assurance maladie.

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Le Cameroun ouvre la voie aux importations massives de voitures électriques

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Le Cameroun ouvre la voie aux importations massives de voitures électriques
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Dans le cadre de la loi de finances 2025, entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier dernier, les importations de véhicules électriques bénéficient désormais d’un cadre fiscal favorable. Ces véhicules sont exemptés du droit d’accises, auparavant fixé à 12,5 % à l’importation. Par ailleurs, un abattement de 50 % sur la valeur imposable est appliqué, pendant une période de deux ans, sur les véhicules neufs à moteur électrique ainsi que sur leurs batteries et bornes de recharge. L’objectif est d’encourager l’adoption de moyens de transport plus respectueux de l’environnement, conformément aux ambitions gouvernementales de réduction des émissions polluantes.

Une mobilisation du secteur privé

Le projet de vulgarisation des véhicules électriques au Cameroun s’appuie en grande partie sur des acteurs privés, regroupés notamment au sein de l’Association pour la promotion de la mobilité électrique du Cameroun (Apeme-Cam). Fondée en 2023, cette organisation est dirigée par le président-directeur général de 3S Motors, en partenariat avec Patrocle Petridis, directeur général de Total Energies Marketing Cameroun, qui en assure la vice-présidence. Selon les prévisions de l’Apeme-Cam, les routes camerounaises devraient accueillir dès 2025 une flotte diversifiée de véhicules électriques, incluant des modèles à quatre, trois et deux roues.

L’entrée en scène des acteurs internationaux

Ce nouvel environnement favorable aux importations massives de véhicules électriques attire également l’attention des entreprises internationales, notamment chinoises, déjà bien implantées sur le marché des véhicules thermiques. Parmi elles, Songuo Motors, un géant de l’électrique, se positionne comme un acteur clé de cette transition.

Lors d’une visite officielle au Cameroun le 1ᵉʳ novembre dernier, des représentants de Songuo Motors ont rencontré le Premier ministre et le ministre des Transports pour finaliser les détails d’un projet ambitieux dont le but est d’introduire des taxis et minibus électriques dans les grandes agglomérations camerounaises. Avec un capital social de 500 millions de RMB (environ 42,6 milliards de FCFA), l’entreprise promet de révolutionner le transport urbain grâce à des véhicules à l’autonomie étendue et au coût d’exploitation réduit.

Ce projet, dont les investissements sont estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars, devrait générer des milliers d’emplois directs et indirects. Après une phase pilote réussie en 2023, Songuo Motors entend faire du Cameroun sa première base dans la zone Cemac, renforçant ainsi sa présence sur le continent après son implantation en Afrique du Sud en 2019.

Une transition encore semée d’embûches

Malgré cet enthousiasme, le secteur camerounais des transports demeure dominé par les véhicules thermiques. En 2023, les importations de voitures neuves se sont chiffrées à 3 753 unités, contre près de 30 000 véhicules d’occasion, majoritairement des modèles anciens et très gourmands en carburant.

En outre, les défis pour intégrer durablement les véhicules électriques dans le paysage local sont nombreux. Ils incluent l’absence de tests et d’homologations pour ces véhicules, le manque d’infrastructures de recharge adaptées, ou encore la formation insuffisante des professionnels sur les spécificités techniques des batteries et bornes de recharge. Par ailleurs, la disponibilité en énergie électrique reste un enjeu majeur.

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